Violence

100 black boxes, Alistair Gentry

100 Black Boxes est un projet d'écriture développé par Alistair Gentry. Il s'agit d'un hypertexte de fiction dans lequel 100 petits textes de 100 mots chacun présentent les dernières pensées de 100 personnes différentes au moment de leur mort. Les textes sont écrits à la première personne. Le titre de l'oeuvre réfère aux boîtes noires des avions qui servent à enregistrer ce qui se passe dans un avion dans les derniers moments précédant un écrasement. L'internaute peut naviguer dans l'oeuvre en cliquant sur le numéro de l'entrée qu'il veut visualiser dans le menu principal. Les liens menant vers chacun des 100 textes y sont présentés dans des carrés gris; plus le carré est foncé, plus le texte qui lui est associé a été lu souvent. Chaque texte contient aussi des hyperliens qui permettent de passer d'un texte à l'autre selon une logique thématique. De plus, des contrôles au bas de l'écran sont conçus pour accéder au texte précédent ou au texte suivant, ou encore pour rediriger l'internaute vers un texte au hasard. L'auteur propose finalement une liste de "fils" (ou "threads") thématiques permettant de regrouper ensemble des textes abordant les mêmes types de morts: enlèvements, accidents, drogues, hôpitaux, vieillesse, etc. L'internaute est invité à envoyer un courriel à l'auteur pour suggérer de nouvelles catégories pour la section des "threads".

Anciennement hébergée au http://www.btinternet.com/~gentry/100black/, l'oeuvre demeure aujourd'hui accessible sur Internet Archive. Les 100 textes sont aussi publiés sous forme de blogue au http://100blackboxes.blogspot.com/ Pour plus de détails, voir la fiche média.

Liquidity Issues est un poème multimédia dans lequel se marient de la poésie, des images et des ambiances sonores. L'oeuvre explore la thématique du souvenir, mais aussi de la violence psychologique. Les mots prennent l'apparence de coupures de journaux, ce qui ajoute à l'aspect troublant de l'oeuvre.
L'oeuvre se présente comme un ensemble de métaphores de l'existence humaine, de ce qu'elle a de plus beau comme de plus mauvais, traduite dans 99 tableaux animés par l'internaute.
« The [Somewhat Disturbing But Highly Improbable] Princess Murderer » est un récit interactif revisitant le conte de Barbe-Bleue. L'oeuvre fait de nombreuses références à la littérature moderne : nous y rencontrons notamment Italo Calvino et Franz Kafka. Il s'agit d'une narration à la deuxième personne du singulier qui rappelle les oeuvres «dont vous êtes le héros».
Il s'agit d'un poème multimédia. Le texte est appuyé par des images et des ambiances sonores. Le texte traite de la condition de l'homme contemporain. On y aborde les thèmes de la violence urbaine, de la solitude et de la pression exercée par les médias sur l'individu.
!C!
Cette oeuvre propose à l'internaute d'observer plusieurs images provenant de divers pays grâce à des webcams. À l'écran, il lit l’avertissement suivant : «Warning! Something will happen!». En activant le «!C!» qui se trouve en haut de l'image, il lui est possible de déclencher une bombe. Il navigue en fait dans un univers de paranoïa où le terrorisme et la surveillance guettent chacun de ses pas.
Basée sur le livre biblique des Nombres, cette oeuvre propose différents univers tridimensionnels à travers lesquels l'internaute peut se déplacer. À un certain moment de l'oeuvre, il se retrouve dans un univers complètement différent où deux personnages se gifflent, comme dans un jeu vidéo de combat. On entend diverses paroles du président Bush, des avions font tomber de minuscules personnages dont les parachutes sont des logos de multinationales, sur lesquels l'internaute peut cliquer pour augmenter le rythme du combat. À la fin de l'oeuvre, l'internaute peut accéder à d'autres oeuvres de l'auteur, par l'intermédiaire d'un jeu de cartes virtuel.
Charmin' Cleary - an incident including sex, violence, culture, power, etc. est un hypertexte minimaliste constitué de trois récits qui s'entrecroisent. Il est possible d'effectuer une lecture linéaire ou encore de nature hypertextuelle et fragmentée. Les liens hypertextuels ont la particularité de ne pas être identifiés par une couleur spécifique. De même, l'ensemble des fragments sont activables, ce qui rend la lecture d'autant plus désorientante et les possibilités nombreuses.
L'oeuvre aborde divers sujets tels que la guerre, la pornographie, la violence et la victoire à travers une série d'images et de questions posées à l'internaute. En cliquant à certains endroits dans l'image, l'internaute fait apparaître de nouveaux éléments. Celui-ci est d'ailleurs invité, dans certaines fenêtres, à insérer du texte qui sera combiné à des images.
Simcity est une oeuvre d'Antonio Mendoza qui pratique comme le duo d'artistes Jodi le « net art hacker ». L'oeuvre est constituée d'une carte routière des environs de la ville de Los Angeles accompagnée d'une ambiance sonore. À divers endroits, des capteurs de position font apparaître des mots accompagnés de sons. Au bas de la page défilent des mots à une vitesse trop élevée pour permettre leur lecture. Cette bande de texte animé constitue un lien vers la page d'accueil du site hébergeant l'oeuvre.
Dans Resurrection Karaoke for the Humiliated, l'artiste demande à l'internaute de chanter les mots qui défilent à l'écran et ce, jusqu'à la fin de ce défilement pour avoir une expérience complète. Il s'agit, comme le titre l'indique, d'un karaoké de résurrection pour les humiliés destiné aussi à mettre à l'épreuve un comportement agressif potentiel, qui risque de se manifester vue l'inconfort que procure l'oeuvre. Durant le défilement du texte étrange qui parle d'être d'accord ou non d'accord, des sons agressants se font entendre et l'image de quelqu'un qui se cache le visage est présentée.
Cet hypertexte propose plusieurs extraits de textes liés à divers conflits dans le monde. On y aborde aussi la guerre et la violence qui y sont liés. Le mode d'apparition du texte est intéressant. L'internaute clique sur la page blanche, ainsi des fragments de texte apparaissent. Avec le temps, les textes s'estompent graduellement et disparaissent.
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