Poésie

« Light Has No Tongue » est un poème hypermédiatique dans lequel des fragments de textes sont cachés. L'internaute doit bouger le curseur de sa souris afin de déplacer une bande clignotante dans la fenêtre qui représente un champ de tournesol. Grâce à cette bande clignotante, l'internaute peut lire les fragments poétiques qui se cachent. En cliquant avec le curseur de sa souris, il pourra passer à un nouveau fragment. De plus, l'oeuvre contient un générateur de musique et, par moment, des voix récitent le texte.
« Roulette » est une oeuvre de poésie interactive qui offre à l'internaute une interface graphique pour en effectuer la lecture. Trois cubes en mouvement contenant eux-même plusieurs cubes sont activables par le curseur de l'internaute. En cliquant sur l'un d'eux, celui-ci modifie le court texte qui se trouve en bas de l'écran. L'oeuvre propose ainsi plusieurs fragements dont chaque partie est déterminée par l'activation d'un des trois cubes.
Contract est une oeuvre qui explore les possibilités de spatialisation du texte et de la poésie. L'internaute se retrouve face à une représentation géométrique composée de segments verts dont les sommets contiennent des vers poétiques. L'internaute a la possibilité, à l'aide de son curseur, de modifier son point de vue afin de cheminer dans sa lecture des segments.
The Arrival of the BeeBox est une oeuvre de poésie qui utilise la géométrie comme mode de navigation. Ainsi, l'internaute doit utiliser le curseur de sa souris et les modes de navigation lui étant proposés pour faire pivoter un cube dont les faces sont ponctuées par des vers poétiques. Ces vers doivent d'abord être activés à l'aide du curseur de l'internaute afin d'être lisibles. Cette oeuvre explore les possibilités spatiales liées à la lecture sur support numérique. En effet, elle tend à s'éloigner du mode de lecture traditionnellement linéaire au profit d'une exploration spatiale. Pour plus d'informations sur la démarche de l'artiste, il est possible de lire sur le site de l'oeuvre un document complet sur la spacialisation de la poésie.
« Mar Puro » est un projet qui vise l'exploration de l'oeuvre de la poète espagnole Carmen Conde (1907-1996). L'oeuvre propose un interface visuelle qui reprend les vers de Conde. Ceux-ci sont disposés dans une fenêtre qui donne à voir des images filmés de l'océan. L'internaute, en cliquant sur les vers de son choix, peut explorer les extraits qui sont disposés d'une manière éclatée dans l'écran. L'oeuvre propose ainsi une vision spatiale de la poésie en brisant la linéarité des textes originaux.
fps

fps est une oeuvre de poésie numérique. De facture minimaliste, l'oeuvre contient douze rectangles apparaissant dans le bas du navigateur de l'internaute. Avec le curseur de sa souris, celui-ci peut activer l'une des douze sections du poème. Les vers sont plutôt obscurs et énigmatiques.

 

Cette oeuvre présente diverses sources documentaires concernant la ville de Townsend, située près du lac Érié en Ontario. Elle avait été ciblée par le gouvernement au milieu des années 1970 afin de développer une «nouvelle ville» utopique où l'industrie allait occuper une grande place. Des décennies plus tard, le projet n'a pas abouti, mais a tout de même eu des répercussions importantes sur les paysages géographique et social (achats de terres agricoles par des financiers, édifices détruits et nouvelles constructions au coeur du projet de la nouvelle ville). Les trois artistes responsables du projet ont donc interviewé, sur une période de quelques années, les habitants de la ville afin de mesurer les effets du projet de réaménagement. C'est par différents moyens artistiques (photographies, prises de sons, poèmes) mis en parallèle avec les documents de l'époque (dossier Townsend Traces), que l'internaute pourra prendre connaissance des remous ayant animé ce village ontarien. Avant de prendre la forme d'un site web, Townsend Retraced a été l'objet de deux installations dans le village même.
Born est un projet artistique fondé à Seattle en 1996 et qui a mis en ligne son premier numéro en ligne en 1997. Regroupant une panoplie d'artiste pratiquant aussi bien la littérature que le design graphique, l'illustration ou l'art Web, Born Magazine est devenu un organisme à but non lucratif dont la mission est de faire la promotion et la diffusion de l'art Web et des nouvelles formes de littératures sur le Web. Born organise également des événements publics et des expositions en plus de publier environ 3 numéros par année.
Montfort, Nick; Bergeron, Anick: Digital Ream / Rame numérique

Digital Ream / Rame numérique est l'adaptation hypermédiatique du long poème «Ream» de Nick Montfort, traduit en français sous le titre «Rame» par Anick Bergeron. À la base, le poème de Montfort fait 500 pages; chacune de ces 500 pages est occupée par un mot d'une seule syllabe. Les pages sont classées en ordre alphabétique, en fonction du mot qu'elles contiennent. Certains mots sont empruntés au «Corbeau» d'Edgar Allan Poe, d'autres encore renvoient à un lexique beaucoup plus sexuel.

L'adaptation hypermédiatique se présente dans un rectangle divisé en deux. Avant d'activer la lecture du poème lui-même, l'internaute doit faire une double sélection pour choisir ce qui sera affiché dans chacune des deux parties: du texte, en défilement manuel ou automatique, ou une vidéo – en français dans la partie de gauche et en anglais dans la partie de droite. Les deux options de défilement du texte permettent de faire apparaître un à un les mots du poème, en silence. Les vidéos, quant à elles, présentent Montfort et Bergeron en train de faire la lecture du poème, page par page (Montfort si l'on sélectionne la vidéo anglaise, Bergeron si l'on sélectionne la française).

La juxtaposition des deux textes (anglais et français) permet de mettre en lumière les glissements de sens qui s'insinuent dans le poème à travers le processus de traduction et de mettre en valeur la richesse du travail d'adaptation effectué par Bergeron.

«Story Problem» propose à l'internaute de créer sa propre performance d'un poème déjà existant. Selon la vitesse et les mouvements du curseur, les mots et les images associés au poème de Terri Ford apparaîtront plus vite ou plus lentement, prendront plus d'espace ou se feront plus petites. L'internaute peut entendre une mélodie jouée sur un piano. Il est aussi possible de sauvegarder chacune de ses performances et de lui attribuer un titre. Cette oeuvre pose simplement et pertinemment une réflexion sur le statut de l'auteur au sein des oeuvres hypermédiatiques.

Mooring the Vaast Bin est une oeuvre qui contient deux volets. La partie intitulée «vaast soundscape» est une vidéo Quicktime dans laquelle l'internaute peut visionner des images et des fragments de textes défilant dans une fenêtre, le tout étant accompagné de musique et de voix. La partie intitulée «vaast kinetic-stills» présente un poème qui est à la droite d'une fenêtre dans laquelle défile des images tirées de cette vidéo Quicktime.

« Blur » est un court poème que l'internaute parcourt de façon linéraire. Quatorze pastilles colorées peuvent être sélectionnées pour faire apparaître une partie du poème. Lors de leur apparition, les lettres sont dédoublées et se replacent graduellement pour permettre une lecture facile.
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