mes/my contacts

mes/my contacts

mes/my contacts

Auteure, auteur 
Hardy, Marie-Josée; Larivière, Maryse; Lana-Lopez, Marcio; Prior, James

Mes/my contacts est un oeuvre hypermédiatique qui se développe en quatre temps. Les artistes incarnent chacun des personnes appelées par la propriétaire d'un téléphone cellulaire perdu. Leur nom, leur numéro de téléphone, leur adresse courriel ainsi que l'historique d'un faux échange de messages textes apparaissent dans le menu dudit téléphone, qui sert d'interface pour l'internaute. À partir de ce point, l'internaute est convié à explorer de faux sites personnels créés par les quatre artistes. Le profil de Marie-Josée Hardy mène vers le site Web d'une jeune femme se questionnant sur les recettes du bonheur. La navigation s'effectue à travers les multiples représentations du bonheur selon ce personnage ultra-kitsch. Celui de Marcio Lana-Lopez se divise en deux. Un première page présente des vidéos (enregistrés par Webcam) du bas de son visage ainsi qu'un texte réfléchissant sur l'utilité de l'art Web. Au bas de cette page, un lien renvoie l'internaute vers une soi-disant page personnelle de l'artiste, qui tente de retrouver ses grands-parents disparus au Moyen-Orient en 1958. Le profil de Maryse Larivière donnait accès au contenu de son ordinateur personnel, l'artiste choisissant volontairement la position de victime potentielle de piratage. Toutefois, le site Web n'est plus accessible. Finalement, le profil de James Prior propose une réflexion ludique sur la difficulté de concilier travail (et dans ce cas, création) et famille. L'oeuvre dans son ensemble s'amuse avec le travestissement des identités que permet le Web.

Notes: 
«Devant ces œuvres utilisant l’autoreprésentation, le jugement et l’appréciation du public cherchent à écarter les aspérités, à interpréter les signes comme cohérents, univoques. Le corps de l’artiste voit son identité imprégnée de celle du personnage fictif. On confond l’auteur et sa créature puisqu’ils partagent le même corps. Et l’auteur contribue à cette confusion en utilisant des aspects personnels dans la fabrication de l’oeuvre. [...] La question se pose : est-ce qu’une intimité en représentation est plus intimité ou plus représentation? Dans la société du spectacle de Guy Debord, ne subsisterait que la représentation et l’impact de cette intimité serait caduque. Ce serait vrai si l’on occultait l’immense désir de croire, de partager, de trouver des points communs, de reconnaître. Un désir qui fait en sorte que l’on s’ouvre momentanément à l’ailleurs de l’autre en soi, faisant fi de la fausseté des contextes. Un désir de rire de soi dans l’autre, dans l’artiste qui s’exhibe. Dans cette rencontre, par la médiation de l’image, les deux corps, de l’artiste et du visiteur, ne sont pas co-présents. Il s’agit plutôt d’un contact rêvé de part et d’autre et qui prend forme grâce à l’exhibition volontaire de l’artiste et au sens de l’humour et du jeu du public. Il persiste malgré tout dans ces œuvres une invitation au partage d’une intimité, même si celle-ci, ne laisse pas tomber tous les masques, au contraire.» Tremblay, Élène (08/2007) «mes contacts/my contacts». En ligne: http://www.agencetopo.qc.ca/contacts/info_fr.html (consulté le 20 juillet 2010)
Site d'hébergement 
Agence Topo
Auteure, auteur du site 
Archambault, Vincent
Organisation à la base du projet: 
Agence Topo
Auteure, auteur de l'entrée
Date d'accès à l'oeuvre 
2010-07-20