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Levesque, Julien: Books Scapes

Books Scapes de Julien Levesque est une oeuvre hypermédiatique qui, comme son titre l’indique, présente une image composite faite de livres. Lorsqu’on accède au site Web qui héberge l’oeuvre, on se trouve devant la représentation visuelle d’un paysage. Ce paysage est divisé et fragmenté par des cadres rectangulaires qui délimitent des parties de l’image: l’oeuvre devant laquelle se trouve l’internaute n’est autre qu’un collage, une récupération de matériaux disparates servant à créer une oeuvre originale. D’ailleurs Julien Levesque, dans une entrevue qu’il accorde à Yvane Jacob, témoigne de ce travail de collage qui est le sien lorsqu’il dit: «Par moments, je trouve presque que mon travail s’approche du mouvement dada» [1]. Néanmoins, on ne pourrait pas dire à première vue que le paysage de Books Scapes n’en est pas un, du moins qu’il n’est pas dessiné dans son ensemble par le même artiste, même si c’est pourtant le cas. Ce n’est que par l’utilisation que fait l’artiste des hyperliens et à travers la manipulation de ces liens que l’internaute comprend qu’il se trouve devant une oeuvre intermédiale, c’est-à-dire devant une oeuvre qui propose un dialogue entre différents médias – ici le texte, l’image et bien entendu Internet.

Lors d’une première visite sur le site Web, tous les rectangles qui servent de cadres aux différentes parties de l’image (il y en a 99 en tout) sont bleus et cliquables. L’internaute doit cliquer sur ces rectangles pour être redirigé vers un texte numérisé en format Ebook, hébergé sur Google Books. Par la suite, lorsque l’internaute revient à la page principale de l'oeuvre, les fragments sur lesquels il a déjà cliqué deviennent et restent mauves, même lors des visites subséquentes, traçant ainsi le parcours effectué. De plus, lorsque l’internaute accède au texte numérisé duquel est prélevé un fragment d’image, il peut voir, délimitée par une marque en pointillé, la section exacte qui a été récupérée par l’artiste. L’internaute peut ainsi, à son gré, parcourir d’une part l’oeuvre visuelle qu’est Books Scapes, mais également les différents textes numérisés sur Google Books – textes qui, en version papier, ont été publiés entre les XVIIe et XIXe siècles et qui, par l’emploi du collage comme mode d'appropriation, font eux aussi partie de l’oeuvre.

Ce passage de l’oeuvre visuelle hypermédiatique à l’image du livre numérisé que nous propose Julien Levesque soulève certains questionnements quant à la culture à l’ère du numérique, questionnements qui, par ailleurs, traversent la production de l’artiste. Dans ses oeuvres précédentes, notamment dans Street Views Patchworks, «il explore le territoire d’Internet pour le déconstruire en rapsodie, en créant une oeuvre faite de réutilisation, de patchworks, de bricolages et à l’allure amateur» [2], déployant dès lors une oeuvre singulière qui questionne les représentations actuelles du Web. En fait, ce que fait Julien Levesque dans Books Scapes, c’est de concevoir une véritable bibliothèque en ligne. Il utilise l’espace que lui offre Internet pour rendre compte du changement qui s’opère dans les pratiques actuelles de lecture et de spectature en nous offrant une bibliothèque aléatoire, à l’image d'un moteur de recherche comme Google.

 

[1] Yvane Jacob (22/06/2011) «C’est quoi un artiste numérique? (3) Rencontre avec Julien Levesque», RSLN. En ligne: http://www.rslnmag.fr/post/2011/6/22/c-est-quoi-un-artiste-numerique_3_%E2%80%93-rencontre-avec-julien-levesque.aspx (consulté le 5 décembre 2012)

[2] Margherita Balzerani (2010) «Julien Levesque entre Troll et Popstar (nouvelle star) du web», Human Atopic Space. En ligne: http://www.humanatopicspace.fr/?p=972 (consulté le 5 décembre 2012)

Weishaus, Joel: Inside the Skull-House

Inside the Skull-House de Joel Weishaus est un hypertexte qui s'intéresse à la vaste question du problème corps-esprit, c'est-à-dire au lien entre les structures physiques du corps et la conscience. L'hypertexte a été publié en quatre parties (nommées en fonction de parties du cerveau) dans des revues différentes:

«Hippocampus» (première partie) dans Rhizomes, no 1, automne 2000 http://www.rhizomes.net/issue1/skull/intro.htm;

«Amygdala» (deuxième partie) dans BeeHive, vol. 3, no 2, juillet 2000 http://beehive.temporalimage.com/content_apps32/2weishaus/a.html;

«Basal Ganglia» (troisième partie) dans Riding the Meridian, vol. 2, no 2, 2002 http://www.heelstone.com/meridian/weishaus/intro.htm;

«Pons» (quatrième partie) dans New River Journal, no 8, 2003 http://www.cddc.vt.edu/journals/newriver/weishaus/skull/intro.htm.

D'une partie à l'autre, l'hypertexte est toujours constitué de la même façon: sur une page principale, l'internaute a accès à un court texte de présentation et à une série de liens qui renvoient vers différentes sections identifiées «PREP», «TEXT», «PARATEXT» et «ILLUSTRATION». La section «PREP» présente une description de la structure du cerveau ayant inspiré la partie de l'hypertexte en cours de lecture. La section «TEXT» contient le texte principal de l'oeuvre, criblé d'hyperliens. Le «PARATEXT» présente quant à lui l'ensemble des contenus auxquels renvoient les hyperliens dans la section «TEXT». Finalement, la section «ILLUSTRATION» redirige l'internaute vers une vue en coupe d'un cerveau humain, hébergée sur le site Web de l'école de médecine d'Harvard.

Les textes constituant le coeur d'Inside the Skull-House, présentés dans les sections nommées «TEXT», comportent plusieurs niveaux et sont composés sur le mode du cut-up. Les différents niveaux sont identifiées par des tailles de polices différentes et s'entrecoupent à plusieurs reprises dans un même paragraphe, créant un enchevêtrement de phrases incomplètes. Dans le premier niveau, l'internaute découvre la vie du narrateur qui relate ses voyages, la mort de ses amis, ses souvenirs de jeunesse, etc. D'une partie à l'autre, on voit le narrateur évoluer dans sa propre vie, marqué par de nouvelles expériences et de nouveaux drames. Les autres couches, qui semblent constituer les couches inférieurs de conscience derrière la couche de narration principale, présentent des informations disparates sur la mythologie, la neuroscience, la sagesse zen, etc. L'effet général est celui d'un flux de conscience (stream of consciousness) intimiste. Les contenus auxquels renvoient les hyperliens se présentent quant à eux essentiellement comme des citations tirées d'ouvrages scientifiques, anthropologiques, religieux, philosophiques, etc.

Lockridge, Tim: A Sky Of Cinders

A Sky Of Cinders est un hypertexte de Tim Lockridge dans lequel un narrateur anonyme parle de sa vie et de ce qui l'entoure, après qu'une catastrophe (qui n'est jamais nommée) ait rempli le ciel de cendres: les gens sont moroses et se raccrochent à leurs souvenirs, la poussière s'immisce partout, la vie marine finit par disparaître, le centre du continent devient une vaste zone désolée. Le ton du texte est doux et amer, mettant l'emphase sur le côté humain de la catastrophe.

Pour naviguer dans l'hypertexte, l'internaute suit les liens cachés dans les lexies. Chaque lexie renferme deux hyperliens: le premier renvoie vers la lexie successive immédiate, alors que le deuxième permet de sauter une lexie pour tomber sur la lexie suivante. Il est ainsi possible de lire une version longue du texte, en visionnant une à une l'ensemble des lexies, ou une version courte, en ne lisant qu'une lexie sur deux. Aussi, plus l'internaute progresse dans l'hypertexte, plus l'image en arrière-plan (représentant un ciel rempli de nuages) s'efface, suggérant la disparition du ciel derrière un mur de cendres.

En trame sonore, on entend une pièce d'ambiance douce et mélancolique intitulée «First Breath After Coma», composée par Mark T. Smith, Michael James, Chris Hrasky et Munaf Rayani et enregistrée par Explosions In The Sky. Cette pièce est tirée de l'album The Earth Is Not A Cold Dead Place (2003).

Nelson, Jason: wide and wildly branded

wide and wildly branded est une œuvre poétique de Jason Nelson qui rapporte différentes idées reçues à propos des populations de l'hémisphère sud, souvent considérées comme «moins avancées» ou «moins évoluées» que celles du nord. Présentée sous la forme d'une boussole à 36 pointes, l'œuvre permet de naviguer à travers les différents stéréotypes entendus dans l'hémisphère nord et les réalités socioéconomiques sous-jacentes.

Nelson présente deux courts vers pour chaque pointe de la boussole: l'un est nommé «poetic», l'autre «subpoetic», révélant ce qui est sous-entendu par le premier. La navigation est toute simple: l'internaute n'a qu'à positionner son curseur sur une des pointes pour appeler les textes. Lors du déplacement du curseur dans la fenêtre, des flèches et des lignes horizontales et verticales apparaissent à l'écran.

Nelson, Jason: birds still warm from flying

birds still warm from flying est une oeuvre poétique de Jason Nelson qui explore les relations entre les différents vers d'un poème par l'utilisation d'une forme tridimensionnelle, le cube Rubik. Exploitant l'aspect et les caractéristiques propres à ce cube, Nelson utilise chacun des neuf carrés des six faces pour présenter un poème. Cette exploration a permis à Nelson de se familiariser avec la poétique «Rubik», birds still warm from flying précédant d'un an une autre oeuvre semblable, six sided strange - rubikesque creatures.

Sur les 54 facettes, 42 sont associées à un vers et 12 à un court segment vidéo. Lors de l'arrivée sur l'œuvre, les différents vers sont placés à leur endroit assigné, en ordre numérique, comme les couleurs sur un véritable cube Rubik encore intouché. L'internaute peut alors manipuler le cube comme son pendant réel, soit en faisant pivoter une de ses tranches. Pour ce faire, l'internaute n'a qu'à cliquer sur le cube pour s'en saisir et à déplacer la tranche dans la direction désirée en maintenant le bouton de la souris enfoncé. Cela a pour effet de mélanger les différents vers et de permettre ainsi de créer de multiples assemblages et significations à partir des phrases cryptiques déposées sur les carrés. Il est possible de faire pivoter le cube sur les axes x, y et z en cliquant sur les flèches croisées situées à droite. La flèche pivotante fait tourner le cube seulement sur l'axe des x et y, afin de faciliter la lecture des vers.

Moulthrop, Stuart: Radio Salience

Radio Salience est une oeuvre de Stuart Mouthrop qui explore les thèmes de l'interférence et de l'indétermination. Lorsque l'internaute active l'oeuvre, il se retrouve devant un rectangle divisé en quatre colonnes. En trame sonore, des enregistrements de transmissions radio (transmissions militaires, émissions de radio commerciales, etc.) s'entrecoupent et se mélangent. Dans chacune des colonnes, des segments d'images se fondent les uns aux autres de façon aléatoire. Pour accéder au contenu textuel de l'oeuvre, l'internaute doit cliquer sur les images lorsque deux colonnes ou plus contiennent des segments appartenant à une même image. L'image partiellement révélée devient alors entièrement visible, et du texte s'inscrit lettre par lettre à l'écran alors qu'une voix de synthèse en fait la lecture. À la fin de la séquence de lecture, l'internaute est automatiquement ramené aux images mouvantes, devant rester attentif pour saisir la prochaine combinaison.

Les textes eux-mêmes forment une toile narrative disparate et éclatée. On devine la présence d'un évènement unificateur derrière l'ensemble des vignettes – une catastrophe ayant changé le visage du monde? une confrontation extraterrestre? la simple avancée inéluctable de la technologie? –, mais chaque vignette se présente comme un fragment de récit autonome. Dans l'ensemble, les vignettes relèvent d'une esthétique de la science-fiction et de l'anticipation (parfois aux limites du surréalisme) où s'entremêlent des questions d'intelligence artificielle, de transcendance technologique et de sociétés humaines futuristes.

Herrstrom, David: Virtual Reality Exhibit at the Singapore Museum

Virtual Reality Exhibit at the Singapore Museum est un long poème de David Herrstrom divisé en 19 segments. Chaque segment est accessible à partir d'hyperliens abrités par chacun des 19 mots de la phrase «LEAVING A VIRTUAL REALITY EXHIBIT AT THE SINGAPORE NATIONAL MUSEUM, I WALK DOWN ORCHARD ROAD TO THE TEMPLE PARK», affichée sur la page d'accueil. Une fois que l'internaute accède à un premier segment, il peut passer d'un segment à l'autre en utilisant les liens renfermés dans les images de feuilles d'arbres en haut et en bas du texte ou cliquer sur «Genet» pour revenir à la page d'accueil.

Le long poème d'Herrstrom relate sur un ton intimiste les pensées d'un étranger qui parcourt les rues de Singapour, un appareil photo à la main. Ses réflexions portent surtout sur les rayons insistants du soleil, sur la religion et sur la végétation, cette dernière servant de métaphore pour la plupart des autres thèmes abordés. Tout au long de son poème, Herrstrom s'efforce de mettre en relief la tension entre genet et ramet [1], entre la foule d'individus semblables qui forment le tissu humain de la ville et l'étranger isolé, unique.

 

[1] En botanique, un genet désigne un ensemble de plantes regroupées génétiquement identiques, alors qu'un ramet sert quant à lui à identifier un individu unique issu d'un genet.

Herrstrom, David: City of Angles & Anguish

City of Angles & Anguish est une oeuvre poétique à deux plans de David Herrstrom. Le premier niveau de l'oeuvre, constitué de 12 poèmes, est accessible à partir d'une interface représentant de façon minimaliste la façade d'un immeuble. Chaque «fenêtre» renferme un hyperlien vers un poème. Les poèmes de ce premier niveau sont surtout descriptifs, s'attardant de manière impersonnelle à la géométrie des immeubles, à la lumière qui les caresse, à l'idée de la ville comme île façonnée par des surfaces vitrées. À travers les poèmes du premier niveau sont toutefois cachés une foule d'hyperliens invisibles qui mènent vers le deuxième plan de l'oeuvre, où l'on retrouve une série de «complaintes» qui donne voix à des itinérantes aux personnalités diverses: l'ancienne reine de beauté, la mystique, la dépressive, l'enfant, etc. Ces poèmes sont beaucoup plus violents et crus, flirtant avec la folie, la drogue, l'alcool et la misère, mais sur un ton exalté, vivant, rappelant la tradition contreculturelle américaine des années 1960 et 1970.

Kendall, Robert: A Study in Conveyance

A Study in Conveyance de Robert Kendall présente deux poèmes parallèles qui évoquent les thèmes de la chute, de la migration et de l'abandon. Dans le premier poème, présenté à gauche, un homme saute dans l'océan pour se donner la chance de tout abandonner, de lâcher prise, et de se laisser laver sur la plage par les vagues; dans le deuxième, présenté sur la droite, un homme raconte comment il a tout abandonné pour migrer au coeur de l'Amérique avec son amante. Dans les deux cas, la notion de chute demeure centrale, et l'issue incertaine, comme si l'individu restait suspendu dans le mouvement, quelque part entre deux points, sans jamais atteindre sa destination.

La présentation visuelle des deux poèmes est très simple. Dans une fenêtre divisée en deux, chaque poème occupe une colonne d'une couleur différente. Des flèches placées en haut des deux colonnes permettent de passer d'un segment à l'autre, un poème à la fois.

Herrstrom, David: Sorting Things Out and Putting Things in Their Place

Sorting Things Out and Putting Things in Their Place est une collection de poèmes de David Herrstrom. Ces poèmes sont nommés «taxoms», de la contraction de taxon et poem, c'est-à-dire des listes qui regroupent plusieurs éléments apparentés. Les éléments répertoriés par Herrstrom et les catégories utilisées pour les classer sont toutefois très ludiques, sans véritable fonction encyclopédique: le but d'un «taxom» est surtout de faire naître des associations poétiques inattendues, des images inédites. Par exemple, sous la catégorie «Things with Gravity», on retrouve «The void between words», «In Manhattan-morning light the grace of cantilever cranes», «A man imagining himself a lake», «Into the valley the fog», «Those mathematical moments of Bach evoking inner terror», ou encore «Deep red».

Sur la page d'accueil de l'oeuvre, plusieurs rectagles imbriqués les uns dans les autres contiennent des séries d'hyperliens. La disposition de ces hyperliens, coincés entre les lettres «A» et «Z», suggère l'esthétique de l'encyclopédie ou du dictionnaire. Chaque hyperlien mène vers un «taxom» régulier. L'oeil, situé au centre des rectangles imbriqués, mène quant à lui au dernier «taxom», intitulé «Things Left Out». Toujours sur la page d'accueil, l'internaute retrouve une liste partielle des «taxoms» composés par Herrstrom (cette liste ne contient toutefois pas d'hyperliens) ainsi qu'un lien vers une longue note de l'auteur à propos de son oeuvre et de sa démarche («5 Notes»). Lorsque l'internaute visualise un des «taxoms», une petite console de contrôle située sur la gauche permet de passer d'un «taxom» à l'autre ou de revenir à la page d'accueil.

Larsen, Deena: Intruder

Intruder est un poème interactif de Deena Larsen à propos de la rencontre d'un promeneur et d'un oiseau protégeant son nid. Sur la page d'accueil, juste en bas du titre de l'oeuvre, une pastille portant l'inscription «Click to Disturb» est placée au centre de l'image. Lorsque l'internaute la survole de son curseur, l'inscription se transforme en «you crash in» – puis, au moment de cliquer, en «you intrude». En arrière-plan, on voit la photographie d'un colibri couvant ses oeufs.

L'oeuvre se divise ensuite en trois parties. Dans la première, les mots «Everything was still – waiting» sont inscrits à l'écran, immobiles. En arrière-plan, une pluie de phrases: «of what you almost saw», «of the silences you cannot see», «flitting by just under your radar», etc. Dans la deuxième partie, les mots «waiting – for you – to leave» sont répétés encore et encore, formant la silhouette d'un nid. Lorsque l'internaute survole ces mots du curseur de sa souris, d'autres phrases incomplètes apparaissent: «muscles in flight», «uncutting edges of», «or do you care», «dark memories», «never named it»... Finalement, dans la troisième partie, l'écran est avalé par un disque noir au centre duquel on lit l'inscription «Don't come back». Lorsque l'internaute clique sur cette inscription, il est automatiquement ramené à la page d'accueil de l'oeuvre.

Carpenter, J.R.: Fishes and Flying Things

Fishes and Flying Things est une oeuvre de J.R. Carpenter dans laquelle on retrouve une courte nouvelle qui raconte l'histoire d'une femme croyant devenir un papillon, avant de se rendre compte qu'elle est plutôt composée de milliers de ces insectes.

La navigation sur l'oeuvre est fort simple: chaque page contient une image et un simple clic affiche la page suivante.

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