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Baker, Chris: NSFWorks of Art

NSFWorks of Art est une réflexion de l'artiste Chris Baker sur l'histoire de l'art, la censure et le Web «NSFW» (Not Safe For Work). Le site de NSFWorks of Art regroupe plusieurs oeuvres marquantes de la peinture des derniers siècles et permet de naviguer d'une oeuvre à l'autre à l'aide de différents mots-clefs relatifs au style, au pays, à l'époque, etc. Chaque oeuvre est accompagnée d'un texte explicatif décrivant le sujet de la peinture ou révélant des informations pertinentes sur le contexte social de l'époque et la vie de l'artiste. Or, toutes les oeuvres choisies ont la particularité de représenter des corps nus, parfois dans des postures jugées obscènes. De même, les textes explicatifs traitent essentiellement des détails les plus scabreux de la vie des artistes ou des anecdotes sexuelles entourant les oeuvres.

L'internaute est donc invité à se cultiver, mais aussi à réfléchir au sens même du mot «obscène»: le site de Baker est-il vraiment un site «NSFW»? La consécration des oeuvres présentées est-elle suffisante pour les rendre acceptables, propres à être admirées au vu et au su de tous? L'internaute osera-t-il ou non passer plusieurs minutes sur ce site à partir d'un ordinateur public? Ou à partir de chez lui? Finalement, l'utilisation même de la notion de site «NSFW» est-elle une forme de censure?

Baker, Chris: The Fucking Word of the Day

Le principe de The Fucking Word of the Day est simple: chaque jour, l'artiste propose aux internautes un nouveau mot pour enrichir leur vocabulaire, accompagné d'une définition et d'une phrase servant d'illustration. Or, si on peut accéder pour chaque entrée à toutes les données que l'on s'attend habituellement à trouver sur ce genre de site (orthographe, transcription phonétique, fonction de lecture audio, définition), la phrase de mise en contexte du mot est toujours extrêmement grossière et se rapporte soit au sexe, à la drogue, à l'alcool ou aux excréments. Il s'agit ainsi d'une relecture parodique plutôt loufoque des sites sérieux comme Dictionary.com proposant à l'internaute d'enrichir un peu plus chaque jour sa culture générale.

L'internaute peut aller voir le mot du jour et consulter les archives chronologiques de tous les mots partagés depuis octobre 2009 à même le site Web de l'oeuvre. Il est aussi possible de télécharger l'application pour iPhone, iPod ou iPad ou de s'abonner au mot du jour via RSS, Twitter, Facebook, courriel ou Tumblr.

Baker, Chris: Billy Mays-ifyer

Le Billy Mays-ifyer est une petite application humoristique développée par l'artiste Chris Baker. Pour l'installer, l'internaute doit glisser l'effigie du célèbre porte-parole de produits ménagers Billy Mays vers sa barre des favoris, à partir du site Web du Billy Mays-ifyer. Ensuite, l'internaute peut continuer à naviguer sur d'autres sites comme bon lui semble; à tout moment, il lui suffit de cliquer sur l'icône du Billy Mays-ifyer, apparaissant maintenant en haut de la fenêtre de navigation de son fureteur, pour qu'une photographie de Billy Mays le pouce levé, accompagnée de la mention «Billy Mays Here!!! This site is awesome!», surgisse dans le coin inférieur gauche de la page Web en cours de lecture. L'idée de pouvoir faire endosser n'importe quelle page Web par Billy Mays est définitivement très ludique, considérant qu'il s'agit d'un homme qui a déjà endossé à la télévision des produits aussi divers que le Awsome Auger, le Big City Slider Station, le Flies Away, le Grater Plater, la iTie, le Jupiter Jack, le nettoyant Kaboom!, la Mighty Putty, etc.

Baker, Chris: M. Night School

M. Night School est un site humoristique mis sur pied par l'artiste Chris Baker afin de lever des fonds pour renvoyer le réalisateur Night Shyamalan à l'école de cinéma de la New York University, pour que les cinéphiles n'aient plus à subir «his schlocky plot twists, canned dialogue, and over commercialized image as an "auteur"» [1]. L'objectif est d'obtenir, grâce aux dons des internautes, la somme de 150 000 $, qui sera ensuite donnée au réalisateur sous la forme d'un chèque géant. (Si Shyamalan refuse le chèque, l'artiste utilisera plutôt les fonds pour créer une bourse d'étude qui sera attribuée à un jeune cinéaste prometteur.)

Le site Web de M. Night School permet de faire un don, de partager la page sur Facebook ou Twitter, de se procurer différents produits à l'effigie de la campagne (boutique hors ligne en date de la rédaction de cette fiche: 20 juillet 2012) et de télécharger du matériel graphique gratuit pour en faire la promotion (avatars Twitter, rubans Web, icônes, bandeau Facebook, etc.).

[1] Extrait du texte d'introduction, sur le site Web de l'oeuvre.

Baker, Chris: Twitter Bot Theater

Twitter Bot Theater est un théâtre en ligne imaginé par Chris Baker. Tous les jours à la même heure, des robots Twitter préprogrammés (des Twitter bots) se mettent à gazouiller de concert les répliques d'une pièce de théâtre, que l'internaute peut alors suivre soit en regardant défiler en temps réel les tweets apparaissant sur le site Web du Twitter Bot Theater, soit en s'abonnant aux tweets de chacun des personnages pour les suivre sur sa propre page Twitter. Depuis le 23 avril 2012, c'est la pièce Glenngary Glen Ross de David Mamet qui est jouée du lundi au vendredi à 13h. Il est à noter que l'artiste a utilisé, pour représenter les personnages, des photographies tirées de l'adaptation cinématographique de la pièce, réalisée par James Foley en 1992.

Canyonlands: Edward Abbey In the Great American Desert est un projet développé par l’anthropologue et cinéaste Roderick Coover. Il s’agit d’un documentaire explorant la pensée et l’héritage d’Edward Abbey (1927-1989), un écologiste qui dédia sa vie à la préservation du Canyonlands National Park, en Utah. À travers une série d’entrevues avec des proches d’Abbey, de documents d’archives (lettres, cartes, photographies, etc.), de lectures de textes écrits par l’écologiste, de vignettes informatives et de graphiques statistiques de toutes sortes, l’internaute est ainsi invité à découvrir l’histoire du parc de Canyonlands des années 1950 jusqu’à aujourd’hui. Celle-ci est marquée par l’urbanisation de ses zones périphériques, par la construction sauvage de routes et de barrages, par la destruction de quelques-uns de ses plus beaux monuments naturels et par l’exploitation minière croissante de ses sols. Canyonlands témoigne des luttes qui ont été menées et perdues mais aussi des petites victoires, posant un regard lucide et impitoyable sur le mode de vie américain et sur ses conséquences sur l’environnement. Il s’agit d’une œuvre écologiste profondément idéologique, épousant de près la philosophie de résistance anarchiste d’Abbey.

Formellement, l’œuvre est constituée d’un long panorama divisé en 21 segments. Ce panorama, développé à partir de la métaphore de la carte, suggère les contours des canyons tant affectionnés par Abbey. Pour naviguer latéralement entre les différents segments, l’internaute n’a qu’à utiliser les deux flèches situées de part et d’autre de l’écran. Il est aussi possible de simplement passer par le menu placé sur la gauche, où chaque segment est identifié par un numéro renfermant un lien cliquable. Sur la carte servant d’interface de navigation, cinq types d’icones permettent d’activer des types de contenus différents: des documents produits par ou à propos d’Abbey, des vidéos basées sur les écrits d’Abbey, des entrevues avec des proches de l’écologiste, des vidéos d’archives et des textes secondaires. Les textes secondaires apparaissent dans des vignettes lorsque l’internaute survole du curseur de sa souris les icones qui leur sont associées; l’activation des autres types de contenus se fait quant à elle en cliquant sur les icones concernées. Les vidéos en cours de lecture apparaissent au centre de l’écran et aucun contrôle ne permet d’en interrompre le visionnement, d’avancer ou de reculer. En fait, une vidéo lancée ne pourra être interrompue avant terme que si l’internaute active un autre contenu audiovisuel ou passe à un autre segment du panorama. Une fonction de lecture automatique permet de visualiser dans l’ordre tous les contenus vidéo, sans avoir à les activer soi-même. Cette fonction est conçue pour offrir un premier survol d’environ 60 minutes de l’ensemble de l’œuvre. Toutefois, pour accéder aux contenus audio seulement (sans vidéo) et aux autres textes et pièces d’archives secondaires, l’internaute doit à tout prix désactiver la lecture automatique pour naviguer par lui-même dans le panorama.

Roderick Coover a pensé Canyonlands comme un documentaire cinématographique panoramique interactif, forme filmique qu’il a baptisée «cinemascape». Il s’agit en fait de sa deuxième expérimentation avec cette forme nouvelle, ayant produit Voyage Into the Unknown un an auparavant. Il est à noter que Roderick ne se détache toutefois pas encore tout à fait du documentaire classique dans sa conception de Canyonlands, ayant produit parallèlement une version filmique plus traditionnelle de son documentaire, destinée à être projetée en salles. Il n’en demeure pas moins que le développement du «cinemascape» représente une avenue intéressante pour penser l’avenir du documentaire interactif sur le Web, utilisant la métaphore de la carte pour questionner le processus de lecture. Comme l’affirme Coover à propos de son expérience du désert, au cœur de Canyonlands:

Walking in the desert constantly offers a set of choices and one needs to be aware of the signs in the moment, and paths usually aren't really visible. This makes his experience quite different from hiking along marked trails and wooded mountain tops. Walking becomes a creative experience and, in a way, it becomes a readerly process, too. [1]

Bref, cette approche géographique, où l’internaute «marche» ou «parcourt» le documentaire peut-être davantage qu’il ne le «visionne» au sens classique du terme, offre un regard très différent sur la pratique du documentaire Web, souvent associée à l’école ONF (Code Barre, PIB, Qui nous sommes, etc.) faisant la part belle aux interfaces blogue et aux index classiques de types alphabétiques ou autres, ou à l’archive simple, façon La cité des mortes. Thème, contenu et forme s’entrecroisent, se mélangent, l’un devenant l’image de l’autre, et vice versa.

 

[1] Coover, Roderick (2010) «Roderick Coover, Larry McCaffery, Lance Newman and Hikmet Loe: A Dialogue about the Desert», Electronic Book Review. En ligne: http://www.electronicbookreview.com/thread/criticalecologies/ecoconnected (consulté le 27 juin 2012)

Lacher, Mike: Cage Your Queue

Cage Your Queue (anciennement Cageflix) est une application développée par Mike Lacher qui permet aux utilisateurs possédant un compte Netflix d'ajouter à leur liste de lecture (leur «queue») tous les films de Nicolas Cage disponibles. Il leur suffit pour cela de fournir leur identifiant Netflix ainsi que leur mot de passe et d'autoriser la connexion. En fait, cette oeuvre de Lacher est un hommage à la culture populaire du Web, où la figure de Nicolas Cage occupe une place centrale, autant à cause des cheveux à apparence variable de l'acteur que de ses choix de carrière pour le moins loufoques (la reprise du classique The Wicker Man, Ghost Rider, Bangkok Dangerous, Drive Angry, etc.).

Lacher, Mike: Broadway Audience Soundboard

Broadway Audience Soundboard est une petite oeuvre humoristique composée de neuf pastilles permettant d'activer neuf courts segments audio. Sur chaque pastille, une phrase est inscrite, reprenant une des exclamations les plus souvent émises par le public pendant les spectacles sur Broadway – par exemple «What did he say?», «Oooh, a trap door!» ou «I like sitting in the mezzanine». Lorsque l'internaute clique sur une pastille, on entend un homme énoncer la phrase qui lui est associée, sur un ton légèrement caricatural.

Baker, Greenspan, Lacher, Loffredo: The World's Most Exclusive Website

The World's Most Exclusive Website est un site Web apparu au début de juin 2011 et ayant attiré plus de 25 000 visiteurs dans ses huit premières heures d'existence [1]. Le site est constitué d'une succession de pages représentant des pièces diverses (par exemple: un placard à balais, l'intérieur d'une yourte ou une salle de musée) auxquelles l'internaute accède en utilisant les informations relatives à son compte Twitter. Pour passer la porte d'entrée, il faut posséder un compte Twitter certifié, réservé aux utilisateurs oeuvrant dans le domaine de la musique, du cinéma, de la politique, des finances, etc. Bref, être une célébrité ou une figure publique quelconque. L'accès aux autres portes nécessite quant à lui un nombre toujours grandissant d'abonnés: 5 000 pour la deuxième porte, 25 000 pour la troisième, puis 100 000, 500 000, 1 000 000, 5 000 000, etc. Dans chaque pièce, en haut de l'écran, l'internaute peut voir la liste des personnes s'étant elles aussi rendues jusque là, une pastille bleue identifiant en temps réel les personnes présentes. Chaque pièce est ainsi un peu plus «exclusive» que la précédente, la liste des visiteurs s'amenuisant peu à peu. Et dans chaque pièce, toujours, une nouvelle porte invite l'internaute à essayer de pénétrer dans l'autre pièce, pour passer au niveau suivant... (Aucune interaction n'est possible entre visiteurs. Ce qui compte est simplement d'y être, de voir son nom s'afficher avec les autres au haut de la page.)

Si un internaute essaie de franchir la première porte sans posséder de compte Twitter certifié, le message suivant apparaît:

Verified Twitter accounts are reserved for the famous or otherwise socially significant. You are being redirected to a slightly less discriminating destination.

La page du site Web de la chaîne de restaurants Olive Garden s'ouvre alors, remplaçant celle du World's Most Exclusive Website dans le fureteur de l'internaute. (Rappelons que la devise de la chaîne Olive Garden est: «When you're here, you're family» [2], antithèse parfaite du principe d'exclusivité du World's Most Exclusive Website.) Si un internaute ayant déjà franchi la première porte se heurte à une des portes suivantes pour cause de nombre insuffisant d'abonnés, c'est plutôt ce message qui apparaît: «You don't meet the requirements for entry. Please remain here until you are more popular.»

Auparavant, la progression de chaque internaute était automatiquement rapportée dans leur fil Twitter. Cette fonction de tweet automatique est aujourd'hui désactivée, permettant aux internautes de relaxer dans The World's Most Exclusive Website en toute confidentialité.

[1] Hayes, Mike (2011). «Meet The Creators Of TheWorldsMostExclusiveWebsite.com», BuzzFeed. En ligne: http://www.buzzfeed.com/mikehayes/meet-the-creators-of-theworldsmostexclusivewebsite (consulté le 26 juin 2012).

[2] Olive Garden. En ligne: http://www.olivegarden.com/ (consulté le 26 juin 2012).

Baker, Greenspan, Lacher, Loffredo: The Likeable Constitution

Comme son nom l'indique, The Likeable Constitution propose une version interactive de la Constitution américaine où il est possible d'«aimer» (ou «liker») chacun des amendements pour les partager sur Facebook. L'interface est plutôt simple: sur la page d'accueil, les amendements les plus «aimés» apparaissent en ordre de popularité. Un bouton «Like» à côté de chaque amendement permet de les «aimer» à son tour et de voir combien d'utilisateurs au total les ont jusque là partagés sur Facebook. En haut de la page, des fonctions situées dans une barre bleutée permettent de naviguer dans la Constitution en choisissant de consulter le Bill of Rights original, les amendements ou la Constitution dans son entièreté. Une seconde barre de menu, située juste sous la première, sert quant à elle à classer les amendements par ordre de popularité, pour tous les utilisateurs ou pour les utilisateurs de l'État américain de son choix.

Il est à noter que le ton général de l'oeuvre est plutôt humoristique, comme en témoigne son accroche: «Spreading, and ranking, what makes America the greatest country on the web – one wall post at a time.»

Baker, Greenspan, Lacher, Loffredo: The Likeable Bible

Comme son nom l'indique, The Likeable Bible propose une version interactive de la Bible où il est possible d'«aimer» (ou «liker») chacun des versets pour les partager sur Facebook. L'interface est plutôt simple: sur la page d'accueil, les versets les plus «aimés» apparaissent en ordre de popularité. Un bouton «Like» à côté de chaque verset permet de les «aimer» à son tour et de voir combien d'utilisateurs au total les ont jusque là partagés sur Facebook. En haut de la page, des fonctions situées dans une barre bleutée permettent de naviguer dans la Bible en choisissant un livre précis (des menus déroulants sont disponibles pour l'Ancien et le Nouveau Testaments) ou de consulter directement les 10 Commandements. Une seconde barre de menu, située juste sous la première, sert quant à elle à classer les versets par ordre de popularité, pour tous les utilisateurs ou pour les utilisateurs de l'État américain de son choix.

Il est à noter que le ton général de l'oeuvre est plutôt humoristique, comme en témoigne son accroche: «While God is busy judging us, let's judge His words.»

Baker, Chris; Lacher, Mike; Marquis, Pete: Welcome To Internet Time Out

Welcome To Internet Time Out permet d'envoyer (virtuellement) un ami réfléchir dans un coin (tout aussi virtuel) à propos de ses mauvais comportements Web – par exemple, utiliser Explorer 6, abuser des lettres majuscules dans des commentaires publics, insérer des «hashtags» dans des courriels, etc. Il s'agit d'une oeuvre ludique qui explore les règles de la bienséance sur Internet, en mettant en lumière de façon humoristique toutes les petites «infractions» que plusieurs utilisateurs commettent quotidiennement.

En arrivant sur le site de l'oeuvre, l'utilisateur est invité à envoyer quelqu'un «to an internet time out». En arrière-plan, on voit l'image d'un petit garçon debout dans un coin, avec un bonnet d'âne; au premier plan, les «time outs» les plus populaires et les «time outs» récemment attribués sont listés en deux colonnes. Pour envoyer un blâme, l'utilisateur peut sélectionner un de ces «time outs» préexistants ou en créer un nouveau en l'inscrivant dans le champ de saisie prévu à cet effet. Il suffit ensuite de cliquer sur «Send Them!» pour obtenir un URL court à faire suivre à la personne fautive méritant la punition. Lorsque la personne visée clique sur cet URL, elle est renvoyée à une nouvelle page où apparaît la raison de son «time out», accompagnée de la mention: «Now stand here and think about what you did.» Notons que l'image du petit garçon occupe aussi l'arrière-plan de cette nouvelle page. En essayant de fermer la fenêtre de son fureteur, la victime voit une fenêtre intempestive apparaître, lui demandant si elle désire VRAIMENT quitter le site: «Don't leave until you're ready to behave yourself.» Elle doit alors choisir si, oui ou non, elle est prête à quitter le site et à retourner s'amuser dans le Web.

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