Genetis: A Rhizography

Smyth, Richard: Genetis: A Rhizography

Genetis: A Rhizography

Auteure, auteur 
Smyth, Richard

Genetis: A Rhizography est un hypertexte de Richard Smyth qui exploite les possibilités d'une écriture en plateaux (ou rhizomatique) pour penser le traumatisme et la guérison dans un cadre psychanalytique. Le lecteur découvre d'abord l'hypertexte en utilisant un menu donnant accès aux cinq plateaux principaux, intitulés «MYTH», «PARABLE», «ALLEGORY», «LEGEND» et «THEORY». Les trois premiers plateaux contiennent d'étranges récits mythiques, où il est question de création, de genèse, de mère à huit seins, de cyborgs condamnés par des dieux rancuniers à errer «into the space of the between», d'hommes de verre incapables d'affronter leurs désirs (préférant se suicider), et d'un garçon avec de très grandes mains qui perd sa mère et son amante à cause de sa soif insatiable de lait. On y devine quelques-unes des obsessions au coeur de Genetis: la perte de la mère, la peur du passage à l'âge adulte, les comportements autodestructifs et les désirs primitifs. Quant à eux, les deux derniers plateaux contiennent respectivement un essai sur les similarités entre génétique et écriture hypertextuelle, et des réflexions psychanalytiques sur le désir de la mère/phallus. C'est toutefois en plongeant plus profondément dans l'hypertexte, en passant par les hyperliens donnant accès aux différents «memorypaths» cachés et par les tables de liens actifs, que le lecteur découvre le véritable récit unificateur qui donne sa cohérence à cet ensemble apparemment hétéroclite. En effet, enfoui sous le texte de surface, on découvre le récit touchant d'un épisode schizophrénique vécu par le narrateur, accompagné de notes médicales relatant les traitements reçus lors de son hospitalisation. Porteur de cette vieille blessure, se questionnant sur les causes de son traumatisme et sur ses effets, le narrateur se sert de tous ces mythes, paraboles, etc. pour essayer de faire sens de son expérience, de dire ce qu'il ne parvient pas à articuler autrement. La question qui domine la démarche du narrateur: est-il possible de se guérir par la théorisation de ce qui nous obsède?

Pour naviguer dans Genetis, le lecteur a accès aux fonctions de base de l'environnement Storyspace: retour en arrière, table des hyperliens actifs pour chaque lexie, retour à la page d'accueil, sauvegarde de la lecture en cours.

Citations: 
So he stopped. I'm not going to be fooled by infinity, he shouted out loud. I know about math. This time he only whispered. When he sat down, refusing to go any further, he suddenly saw a plastic figure staring in at him through the window. (...) His friend couldn't take it anymore. He killed himself with a big phallic gun. To prove his manhood. Blew his brain out on the treshold of his woman's house. At the border between inside and outside.
Notes: 
«In the style of what Gregory Ulmer calls the mystory, Richard Smyth uses the genre-defying capabilities of hypertext to present a case for the power of writing in desperate circumstances. After the narrator's mental meltdown on his honeymoon, he learns that only writing has the power to salvage his sanity and his life. As he writes, things become stranger still. Voices come to him. He writes allegories, myths, parables, legends, and "Gut Meditations," and links them together with the dream-logic of association. Eerie connections and obsessive themes emerge. YOU CAN STAY HERE IN THIS JUNKYARD BUT DON'T OPEN THE QUANTUMS, DON'T NEURALNET THE INMORFATION, AND DON'T GET LOST ON THE MEMORYPATHS. If it sounds like too much for you, go read a book.» (Quatrième de couverture du CD-ROM)
Auteure, auteur du site 
Parkhurst, Roy
Auteure, auteur de l'entrée
Date d'accès à l'oeuvre 
2012-03-20