Génération avec insertion

Déf. L’internaute choisit ou fournit des données textuelles, visuelles ou sonores, qui sont ensuite traitées par un logiciel.
Holman, Tim: Beautiful Curves

Beautiful Curves est une œuvre visuelle générative qui fait partie d’une série d’expérimentations de Tim Holman utilisant l’élément Javascript canevas pour le HTML 5.0. Il s’agit d’un générateur de lignes courbes qui suivent les mouvements de la souris.

À la base, l’œuvre est constituée d'une grande planche à dessin vierge. L’internaute n’a qu’à y déplacer le curseur de sa souris en gardant le bouton de gauche enfoncé pour y dessiner des lignes à partir desquelles sont générées des courbes fractales. L’internaute a accès à deux contrôles permettant de modifier les paramètres du générateur: un premier servant à contrôler la taille des courbes générées, et un deuxième réglant la largeur des lignes. Il est possible de sauvegarder l’image créée en format PNG.

Lacher, Mike: Dunston Checks In API

Le Dunston Checks In API est une ligne de code en JSON (JavaScript Object Notation) inventée par Mike Lacher et servant aux programmeurs à intégrer à d'autres applications des citations du film Dunston Checks In, un film de 1996 mettant en vedette un orang-outan. Sur le site de Lacher, la ligne de code est présentée et expliquée. Un lien permet d'aller la copier. Aussi, l'artiste offre la possibilité de «tester» la ligne de code en générant des citations-exemples (l'internaute n'a qu'à choisir le nombre de citations désirées).

L'oeuvre de Lacher se présente ainsi comme un commentaire sur la culture populaire et la récupération sur le Web de ses dérivés les plus inusités comme objets cultes spontanés.

Wylde, Nanette: Fortune Kooki

Fortune Kooki est une courte oeuvre de Nanette Wylde qui propose de générer des messages de biscuits chanceux chinois à partir de quelques informations sur l'internaute. En arrivant sur le site, on demande en effet à l'internaute de dévoiler son nom, le jour de sa naissance et sa couleur préférée. Ensuite, l'internaute doit cliquer sur l'image d'une petite poupée nue gigotante pour être redirigé vers une nouvelle page où se trouvent trois nouvelles poupées qui lui tournent le dos. Il doit alors cliquer sur l'une d'entre elles pour choisir son «prophète». Finalement, un court texte apparaît à l'écran, contenant un message de bonne fortune et un numéro chanceux. Autour de ce message, trois poupées renferment des liens qui permettent de générer un nouveau message à partir des mêmes informations, de revenir à la page d'accueil pour entrer de nouvelles données ou de composer soi-même un message de bonne fortune. La composition du message de bonne fortune ne se fait toutefois pas en saisissant du texte grâce aux touches du clavier; l'internaute doit plutôt manipuler une série de mots déjà sélectionnés et les positionner dans l'ordre voulu à l'aide de sa souris (principe du click & drag). Il est à noter que les poupées choisies par l'artiste, les animations et les voix enregistrées qu'on entend sporadiquement donnent un ton inquiétant à l'oeuvre, qui se révèle étrangement angoissante.

Marsh, Bill: Tools Built by Anonymous Ancestors

Tools Built by Anonymous Ancestors est une oeuvre de Bill Marsh construite autour de 5 poèmes en prose. Ces poèmes ont été générés à partir de recherches Web effectuées en 2002 et 2003 avec l'expression «tools built by anonymous ancestors», empruntée à un livre du linguiste Charles Goodwin. Pour naviguer dans l'oeuvre, l'internaute doit choisir une des 5 images de l'interface d'accueil, menant chacune vers un poème différent. Les poèmes eux-mêmes sont présentés dans une interface divisée en plusieurs sections: au centre, le texte du poème lui-même; à droite, un menu permettant de sauter d'un poème à l'autre ou de revenir à la page d'accueil; à gauche, l'image attribuée au poème (représentant toujours un outil de fabrication humaine), le titre du poème et un lien pour activer la fonction «open source». La fonction «open source» permet d'ajouter une couche textuelle, picturale et/ou sonore au poème, inspirée de l'esthétique du code source de l'oeuvre: extraits de recherches brutes, masquage de certaines parties du poème, couleurs fluctuantes illustrant le flux des données, etc.

Les poèmes eux-mêmes mélangent plusieurs thématiques relatives aux technologies humaines: progès, archéologie, violence, guerre, économie.

Kim, Yong Hun: The Aleph

The Aleph, nommé en l'honneur de la nouvelle de Jorge Luis Borges, est un générateur de portraits composites alimenté par le site de partage de photographies Flickr. Le script du générateur, programmé sur Processing, permet de repérer sur le Web des photos identifiées avec un même mot-clé – par exemple, «funeral», «divorce», «wedding» ou «end». Ensuite, 10 000 visages sont identifiés sur les photographies sélectionnées et automatiquement redimensionnés en format 100 x 100 pixels, formant une banque d'images de référence. Ces 10 000 visages servent finalement à créer un portrait composite, pixel par pixel: le premier pixel du premier visage identifié aléatoirement est dupliqué dans les 100 premiers pixels du portrait (carré de 10 x 10 pixels), le deuxième pixel du deuxième visage est dupliqué dans les 100 suivants, etc. On obtient ainsi un visage «moyen», nourri des caractéristiques de 10 000 visages individuels. Comme la banque d'images identifiées par le script de l'oeuvre est constamment mise à jour, il est à noter que le portrait obtenu change lui aussi continuellement.

The Aleph est conçu pour être présenté en galerie, sur un écran LCD connecté à un ordinateur. Sur son site Web, l'artiste explique le fonctionnement de l'oeuvre, présente le script utilisé, partage plusieurs portraits obtenus grâce au générateur et donne accès à une vidéo où l'on peut voir The Aleph en action.

Anstey, Josephine; Pape, Dave; Intermedia Performance Studio: Office Diva

Office Diva est une oeuvre conçue pour être présentée en galerie. Il s'agit d'un personnage psychotique virtuel, récitant un interminable monologue sur le mode du «stream of consciousness» (flux de conscience). Essentiellement, la «diva» de Office Diva se plaint de son travail: le manque d'éthique de ses collègues, son licenciement, les rumeurs qui circulent à son sujet, etc. Elle prend l'apparence d'une silhouette de flammes portant un masque et se déplaçant dans ce qui ressemble à un bureau des années 1950.

Le texte récité par le personnage est généré à partir de fragments écrits par les artistes, puis lu par un logiciel de synthèse vocale; les mouvements de la «diva» sont eux aussi générés par ordinateur, mais à partir de mouvements saisis en filmant un acteur. Ces deux opérations sont programmées en c++ et le script qui permet de les coordonner est en python. Malgré cet aspect génératif aléatoire, il est à noter que l'oeuvre est tout de même programmée pour conserver une structure dramatique, certains segments servant à générer les comportements de la «diva» étant associés à des humeurs différentes. Les moments de crises les plus intenses peuvent d'ailleurs être déterminés à partir de données externes, comme par exemple l'heure, la luminosité ou la température externe.

Sur son site Web, l'artiste Josephine Anstey présente une vidéo de l'installation de même que quelques images. L'oeuvre a été présentée dans plusieurs festivals en 2008 et 2009, notamment le FILE de Sao Paulo.

Uncle Buddy's Phantom Funhouse est une oeuvre de fiction de John McDaid qui mélange plusieurs médias: enregistrements sur cassettes audio (bandes magnétiques); faux documents imprimés (une lettre et une épreuve corrigée pour une nouvelle à paraître); hypertexte en HyperCard 1.2.5 / HyperCard 2.0. L'ensemble des pièces est rangé dans une boîte noire où sont indiqués le nom de l'oeuvre et le nom de l'auteur, sans autres détails. En abordant la composante hypertextuelle de l'oeuvre, le lecteur est informé de la disparition d'un certain Arthur «Buddy» Newkirk, un auteur, dans des circonstances inconnues. L'ensemble des documents constituant l'oeuvre serait l'héritage laissé par Newkirk au lecteur, par le biais d'une firme légale:

We are instructed to inform you that you have, at some time, known Mr. Newkirk. (...) While you may not remember this, we are instructed to inform you that there may be reasons for this involving "lapses of memory" or other "divergences" of an unspecified nature.

L'hypertexte est divisé en plusieurs piles de cartes HyperCard, accessibles à partir d'une interface représentant une maison. On y découvre plusieurs aspects de la vie de Newkirk avant sa disparition: obsédé par la physique quantique, William S. Burroughs et la phénoménologie, Newkirk aurait été tour à tour chanteur punk, étudiant-chercheur et scénariste, navigant avec aise dans le tout-Syracuse contreculturel du tournant des années 1980. Toutefois, entre les paroles de compilations d'albums enregistrés avec son groupe, The Reptiles, les pages fragmentaires d'un genre de journal de création et les scénarios inachevés, d'étranges motifs et obsessions se révèlent peu à peu: Newkirk aurait-il trouvé, par le biais de ses recherches universitaires et de ses expérimentations technologiques, un moyen de voyager dans le temps? Les décès de ses amis, dans des accidents de voiture ou encore lors de la tragédie Pan Am 103 en 1988, sont-ils réellement accidentels, ou en savaient-ils trop? Que s'est-il vraiment passé à l'Université de Syracuse? Tourmenté par l'éloignement de l'objet de son amour, Emily, et par sa paranoïa grandissante, Newkirk a-t-il fini par se suicider, par aller se perdre volontairement dans une tragédie passée? Est-il mort à bord du Titanic? Tout, dans les documents laissés par Newkirk, paraît dès lors suspect: les évènements du scénario «Sooner or Later» se sont-ils réellement produits? «The Burrower», un petit logiciel inspiré du cut-up de William S. Burroughs et permettant de «couper»

de nouveaux textes à partir des archives de Newkirk, est-il un simple jeu ou un outil de manipulation permettant d'échapper à l'immédiat localisé, au virus de l'ici et du maintenant? Les enregistrements audio (deux albums plus hermétiques des Reptiles, de facture folk) et l'épreuve corrigée de la nouvelle de Newkirk accompagnant l'hypertexte ne font qu'accentuer le mystère, reprenant les mêmes obsessions paranoïaques et les mêmes références obscures.

Au détour d'une énigme, le lecteur finit cependant par découvrir le mot de passe nécessaire pour débloquer la dernière partie de l'hypertexte, intitulée «Egypt». (Pour découvrir ce mot de passe, il faut ouvrir la pile «Riddle», dans le dossier principal du CD-ROM d'Uncle Buddy.) Une nouvelle interface s'ouvre alors, intitulée «Aunty Em's Haunt House»: se présentant comme une version parodique de l'interface principale, elle donne en fait accès à la version d'Emily, l'ancienne amante de Newkirk, décidément beaucoup plus lucide que celui-ci. Le récit s'éloigne alors radicalement de la trame narrative qui se dessinait jusque là, faisant apparaître l'image d'un Newkirk fragile, prisonnier de ses propres délusions. Plutôt que de se perdre dans l'espace et le temps au hasard de périlleuses explorations, il se serait simplement perdu dans son désespoir et dans son incapacité à affronter le réel - préférant s'imaginer au centre d'une grandiose aventure en-dehors du présent, luttant contre des forces secrètes puissantes cherchant à le faire taire, plutôt qu'en train de souffrir des véritables circonstances de son existence.

L'esthétique de cette fiction de John McDaid est résolument postmoderne: ici, ce ne sont pas seulement les médias qui se mélangent, mais les citations qui se déforment et se métissent, les disciplines qui se catapultent les unes dans les autres (la sagesse zen dans la physique quantique, la littérature de science-fiction dans les mathématiques, etc.), et les références culturelles de tous les niveaux qui se côtoient sur tous les fronts. Entre Carl Sagan et Hunter S. Thompson, entre les Pranksters et Albert Einstein, le résultat est baroque, déconcertant, absolument fascinant. L'entreprise est décidément ambitieuse, et le résultat, monumental: il faut plusieurs heures - voire des jours - pour venir à bout de Uncle Buddy. L'utilisation de la technologie HyperCard peut toutefois s'avérer inconfortable pour le lecteur contemporain: le CD-ROM n'est pas reconnu par les systèmes plus récents, et il faut donc avoir sous la main une ancienne version de Mac OS, en plus d'apprendre à maîtriser les commandes de base pour naviguer d'une pile de cartes à l'autre. Il en va de même pour la consultation des cassettes audio, dont la lecture nécessite la possession d'un walkman ou d'un système de son muni d'un lecteur de bandes magnétiques. La diversité des avenues artistiques explorées par McDaid dans la section hypertextuelle de l'oeuvre demeure cependant remarquable. En effet, l'hypertexte regorge de micro-programmes comme «The Burrower», permettant tantôt de «couper» de nouveaux textes (qui peuvent d'ailleurs être sauvegardés), d'interroger des cartes interactives ou même de consulter des oracles mathématiques. Il ne s'agit pas simplement de cliquer d'une fiche à l'autre, mais d'interroger, d'activer des fonctions, de manipuler le matériel laissé à notre disposition. L'auteur encourage même le lecteur à s'amuser avec le code, à modifier les chemins d'accès, à redonner forme aux piles de cartes qui lui sont laissées; après tout, il s'agit d'un «héritage» à s'approprier, d'«archives» pouvant être organisées de cent façons.

Bref, il s'agit bien là de «serious hypertext» (la devise d'Eastgate, la maison d'édition), d'un terrain de jeu sémiotique où l'on peut se perdre encore et encore. Est-il d'ailleurs nécessaire de souligner la référence à John Barth et à cette autre «funhouse» célèbre («Lost in the Funhouse», 1968) dans le titre même de l'oeuvre?

Leopold, Richard: nag_04 – moiNAG The Dada Generator

Le nag_04 – moiNAG The Dada Generator est, comme son nom l'indique, un générateur de texte suivant l'esthétique DADA. Il fait partie du projet NAG (net.art generator), rassemblant cinq autres générateurs. Aujourd'hui, en plus du nag_04 – moiNAG The Dada Generator, seul le nag_05 – THE IMAGE GENERATOR est encore disponible en ligne.

Une fois sur le site, l'internaute écrit le titre du texte qu'il veut créer ainsi que son nom d'artiste. Lorsque l'internaute clique ensuite sur le bouton «Create», le générateur utilise le titre choisi comme critère de recherche sur les moteurs Yahoo!, Google et AltaVista. Par la suite, il compile les résultats en une seule page suivant les règles des chaînes de Markov, un processus provenant des mathématiques statistiques se basant sur l'aléatoire. Les phrases provenant des différents résultats de recherche sont ainsi mélangées pour créer un texte destructuré, entrecoupé d'images. (Plusieurs segments sont cliquables, renvoyant l'internaute à la source du passage emprunté.) Le nouveau texte généré devient accessible à droite de la fenêtre principale après quelques secondes, parfois une minute, délais nécessaire pour laisser aux algorithmes le temps d'effectuer leur travail. Une fois créés, les textes sont inclus dans les archives du site, mais uniquement les trente derniers sont affichés.

L'oeuvre est écrite en PERL et il est possible de télécharger son code source à partir de la page principale du NAG.

iap GmbH; Galanis, Panos: nag_05 – THE IMAGE GENERATOR

Le nag_05 – THE IMAGE GENERATOR est, comme son nom l'indique, un générateur d'œuvres Web. Il fait partie du projet NAG (net.art generator), rassemblant cinq autres générateurs. Aujourd'hui, en plus du nag_05 – THE IMAGE GENERATOR, seul le nag_04  moiNAG The Dada Generator est encore disponible en ligne.

Le fonctionnement du nag_05 est assez simple: dans la section «Create», l'internaute entre son nom d'artiste, le titre de son œuvre, le nombre d'images qu'il souhaite utiliser, ainsi que la résolution maximale et l'extension (.jpeg, .gif ou .png) de son choix. Lorsque l'internaute clique ensuite sur le bouton «Create», le site recherche des images sur Google en utilisant le titre préalablement choisi comme critère de recherche. Suivant des algorithmes aléatoires à chaque génération, une nouvelle image composée des résultats trouvés est affichée. Cette nouvelle œuvre est automatiquement sauvegardée dans la base de données du site, accessible dans la section «Stats». Cependant, seulement les dix œuvres les plus populaires et les dix dernières générées sont accessibles pour consultation.

L'œuvre est écrite en PERL et il est possible de télécharger son code source à partir de la page principale du NAG.

John Cayley, Giles Perring: translation

translation est une oeuvre poétique de John Cayley qui exploite plusieurs traductions de textes de Walter Benjamin et de Marcel Proust. Sur une musique de Giles Perring, l'internaute observe différentes versions de ces textes (en anglais, en français, en allemand et en ukrainien) s'entremêler, se fondre les unes dans les autres, formant de nouveaux textes hybrides fragmentés.

L'algorithme derrière le processus de métissage des traductions détermine la «profondeur» de chacune d'entre elles par rapport au texte affiché: en surface (traduction dominante), entre deux eaux (traduction secondaire) ou en profondeur (traduction dormante). Ces positions changent continuellement, entraînant des mutations constantes du résultat affiché à l'écran. L'internaute peut manipuler l'oeuvre à l'aide de commandes simples (shift-d, shift-f, shift-u, shift-e, shift-q) qui permettent de faire émerger en surface une ou l'autre des traductions.

Pour apprécier pleinement la musique de Giles Perring, l'internaute doit télécharger quatre fichiers sonores à ajouter à la bibliothèque audio QuickTime.

Derek: Social Sentiment

Dans le cadre de son travail pour Hook, une compagnie de développement de contenus interactifs pour les entreprises, Derek (au nom de famille inconnu) a exploré des manières de visualiser les gazouillis en temps réel, ce qui a donné l'oeuvre Social Sentiment. Sa particularité est qu'elle trie les publications selon leur «humeur»: positive, négative ou neutre. Pour se faire, l'oeuvre filtre les gazouillis en suivant une liste de mots-clefs, tels que «not», «happy», «forsaken», «great», etc. La plupart des applications Twitter permettant d'obtenir des données de géolocalisation, les gazouillis sont affichés sur un globe terrestre en 3D, selon trois couleurs: bleu pour les gazouillis positifs, rouge pour les négatifs, et blanc pour les neutres. Une carte d'humeur «twitteresque» est ainsi formée en temps réel.

L'oeuvre est disponible sous trois formes: la première est une version simplifiée et est disponible directement sur le site de blogue de Hook. Il est à noter que l'applet java ne fonctionne pas sur l'environnement Mac. C'est pourquoi une version complète est téléchargeable pour l'OS Mac, de même que pour Windows.

Tyler, Sticka: Portwiture

L'objectif de Portwiture est de créer un portrait du compte Twitter de l'internaute ou de tout autre compte dont le nom est connu. Le logiciel de l'oeuvre regarde et analyse les gazouillis publiés, en tire des mots-clefs parmi les termes les plus récurrents, et leur associe des images du site Flickr. Le résultat est une mosaïque formée de 50 images qui dresse un portrait de l'usage du compte Twitter. Il est également possible de voir le tout sous forme de diaporama, grâce à une option située au bas de la page. Il est intéressant et amusant de voir les associations entre textes et images ainsi créées, qui sont souvent très différentes des intentions de l'auteur et ses publications.

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