Géométrie

I Saif If

I Saif If est une oeuvre d'art générative qui permet à l'internaute de manipuler différents paramètres afin de créer une oeuvre abstraite composée de lignes et de cercles. De plus, sa manipulation de l'image provoque différentes variations sonores. Ainsi, cette oeuvre d'art génère à la fois des images et des sons. Il est à noter que cette oeuvre a été exposé au Schirn Kunsthalle à Francfort, en Allemagne (2007/10/18-2008/01/27) et au Museum Tinguely, à Basel en Suisse (2008/03/05-2008/06/29).

L’un pour l’autre est une œuvre d’inspiration minimaliste d’Alexis Nema, pseudonyme du réalisateur français indépendant Alexis Amen. Lorsque l’internaute accède à l’œuvre, deux carrés apparaissent à l’écran: l’un est blanc (celui de gauche) et l’autre est noir (droite). Le titre de l’œuvre est aussi brièvement visible, divisé en trois parties: «l’un», sur le carré blanc; «pour», dans l’espace qui sépare les deux carrés; et «l’autre», sur le carré noir. Le fond de l’écran est quant à lui d’un rouge assez foncé. Dès que le titre s’efface, l’internaute peut choisir l’un des deux carrés en cliquant sur celui-ci. Le curseur de sa souris disparaît alors et un grondement se fait entendre, inquiétant. Dès lors, les mouvements de la souris de l’internaute déterminent les déplacements du carré sur lequel il a cliqué – le carré devenant, en quelque sorte, l’avatar de l’internaute. En approchant les deux carrés l’un de l’autre, l’internaute s’aperçoit que le carré noir gruge le carré blanc lorsqu’ils se touchent. L’effet est toujours le même, que l’internaute ait choisi le carré blanc comme avatar ou le carré noir. Ultimement, au fil des contacts qui se multiplient, le carré blanc finit par s’effacer complètement. Le carré noir demeure seul à l’écran pendant quelques instants, puis les deux carrés regagnent leur position initiale et le titre réapparaît, l’expérience pouvant être répétée encore et encore et encore.

D’une part, au niveau esthétique, l’œuvre de Nema reprend rigoureusement les codes visuels de la peinture minimaliste américaine, s’inscrivant dans la continuité d’une tradition artistique datant du début des années 1960. Pour reprendre la définition d’Edward Strickland: «In its simplest definition, Minimalism is a style distinguished by severity of means, clarity of form, and simplicity of structure and texture» [1]. Les couleurs sont unies, sans texture, et contrastées; les formes sont simples, privilégiant les lignes pures (ici, le carré) [2]; les effets visuels sont limités au strict minimum (effritement grossier en «pixels» géants). De plus, la répétitivité de l’expérience (retour constant des deux carrés) souligne la «résistance au développement» [3] typique de l’approche minimaliste qui favorise la stase plutôt que l’évolution. La musique elle-même, réduite à un bourdonnement mécanique, rappelle les expérimentations de la musique industrielle minimaliste, développée dans les mêmes années.

D’autre part, l’expérience à laquelle nous convie Nema demeure porteuse d’une réflexion intéressante sur la condition humaine. Les deux carrés, appelés l’«un» et l’«autre», ne peuvent se toucher sans se détruire. Le contact de l’altérité entraîne la dissolution de l’être, le singulier étant exposé à ce qui lui est irréconciliablement autre, extérieur. La véritable rencontre, le mélange ou l’échange, n’ont jamais lieu: le mouvement de l’un vers l’autre est un mouvement de destruction, d’anéantissement. Qui plus est, cette destruction n’est jamais finale mais cyclique, un nouvel «un» réapparaissant toujours devant l’«autre», prêt à recommencer le ballet de mort qui les unit momentanément. La simplicité de la forme minimaliste dépouillée de l’œuvre n’offre à l’internaute aucun refuge contre la violence, qui se présente entière à l’œil, sans détour. À ce sujet, nous pouvons d’ailleurs nous interroger sur le choix du titre: ce «l’un pour l’autre» étrange réfère-t-il à ce que l’autre représente pour soi? L’autre est-il cette menace dont, toujours, nous craignons la force destructrice?

Bref, L’un pour l’autre est une œuvre doublement intéressante pour sa portée esthétique et son côté philosophique. Pris dans la contemplation de ce mini-récit cyclique sans issue, l’internaute finit par se perdre dans l’œuvre, saisissant peu à peu la signification funeste du rouge de sang servant de toile de fond à la danse de ces êtres singuliers.

[1] Strickland, Edward (1993) "A", dans Minimalism origins, p. 1-14. Bloomington: Indiana University Press.

[2] Colpitt, Frances (1990) Minimal art. The critical perspective. Coll. Studies in the fine arts, Ann Arbor (Mich.): UMI Research Press, 270 p.

[3] Strickland, Edward, op. cit.

 

MapMaker

Mapmaker est une oeuvre d'art génératif grâce à laquelle la page Web qui s'affiche à l'écran de l'internaute se modifie sans cesse, d'elle-même, sans qu'aucune intervention ne soit nécessaire. Le rendu des images générées évoque des cartes géographiques, notamment par leur aspect géométrique, mathématique.

 

 

Art génératif

Galerie de MyEcurve est la galerie Flickr de Frank, un ingénieur moteur d'une société de jeux vidéo située en France. Celui-ci a créé un logiciel qui lui permet de générer des oeuvres visuelles. Celles-ci s'incarnent le plus souvent en variations sur les formes courbes.

The Compass est une oeuvre hypermédiatique dans laquelle se superposent une vidéo donnant à voir des images de la nature et un compas multicolore dont chaque segment est un hyperlien. L'internaute, en déplaçant le curseur de sa souris sur ces segments, aura accès chaque fois à deux phrases différentes: l'une sous le titre de "poetic" et l'autre sous le titre de "subpoetic".
Technatomy est une oeuvre de poésie hypermédiatique qui invite l'internaute à amorcer sa lecture en cliquant sur l'un des six mots gravitant à l'écran: "Discover", "Fibers", "Electric", "Langage", "Airplane" et "Mathless". Chacun de ces hyperliens mène à une section différente du poème, où des formes géométriques en mouvement accompagnent la poésie. Certaines sections sont également dotées d'images et d'ambiances sonores à la sonorité électronique. Les mots étant en mouvement et se superposant, la lecture de cette oeuvre est par moment malaisée.
Plessas, Angelo: Symmetry Of Chaos

Symmetry of Chaos présente deux avatars constitués de rectangles. L'internaute peut les manipuler avec son curseur afin de les déplacer et de les faire rebondir. Dans la fenêtre, on retrouve aussi trois escaliers qu'il est également possible de déplacer. Les chocs provoqués par le contact entre les avatars et les objets activent des couleurs et des effets sonores. La symétrie suggérée par le titre de l'oeuvre se révèle impossible à atteindre à partir du moment où l'on met en mouvement les avatars et les objets, qui s'entrechoquent dans le désordre le plus complet. L'oeuvre s'inscrit dans la série d'oeuvres Neen de Plessas.

« The House » est une oeuvre hypermédiatique qui utilise une interface géométrique tridimensionnelle pour permettre une expérience de lecture spaciale. Le lecteur peut manipuler les cubes grâce au curseur de sa souris et ainsi faire pivoter l'ensemble afin de lire les phrases qui gravitent autour de ces cubes. Bien que la lecture soit difficile dans la mesure où les phrases se retrouvent souvent à l'envers, l'oeuvre plaira à ceux qui s'intéresse à la spacialisation de l'expression écrite.
Cette oeuvre de Jason Nelson propose un parcours à travers onze tableaux différents abordant les thématiques de la consommation, de l'humain et de la machine. Il est possible d'alterner entre ces tableaux, certains étant principalement constitués de fragments de textes et de formes géométriques constituant le champ d'exploration de l'internaute, alors que d'autres espaces proposent plutôt des paysages abstraits. L'internaute navigue à l'aide de la souris, de gauche à droite et de haut en bas, en plus de pouvoir se déplacer en profondeur. Il est aussi possible d'entrer des mots de passe afin d'activer différentes vidéos. D'autres fragments de textes pourront être utilisés dans l'envoi d'un courriel afin de reçevoir une carte postale de l'Australie. Une ambiance sonore participe également à l'atmosphère étange de l'oeuvre.

L'oeuvre représente un cube que l'internaute peut manipuler avec son curseur, de sorte qu'il donne l'impression de s'ouvrir ou de se déplier. Il s'agit d'une commission réalisée pour le Guggenheim Museum. Anciennement hébergée au http://www.guggenheim.org/internetart/internetart_index.html, l'oeuvre est maintenant hors ligne.

Cette oeuvre présente un graphique qui calcule la vitesse du processeur de notre ordinateur, ce qui créé visuellement l'impression d'une abstraction géométrique en mouvement.
Circles Boxes est une galerie de pixel art développée par l'artiste Spookyrobot. L'oeuvre représente des variations de motifs circulaires noirs sur fond beige.
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