Entrevue

Battaglia, Jérémie: Le poids d'une voix - 30 électeurs pour raconter la démocrat

Le poids d'une voix - 30 électeurs pour raconter la démocratie est un essai interactif vidéo sur la vision de la démocratie dans la société québécoise. Les entrevues qui constituent le projet ont été réalisées durant le mois précédant les élections provinciales du Québec, qui ont eu lieu le 4 septembre 2012. Du jour où les élections ont été déclenchées, soit le 1er août 2012, un Québécois par jour a été interviewé, pour un total de trente. Chacun d’entre eux nous parle de sa vision de la démocratie pour une durée d’environ deux minutes.

La page principale de l’œuvre présente un calendrier. En glissant le curseur de sa souris sur une date, l'internaute fait apparaître le nom, la ville de résidence et la photo de la personne interviewée. Il faut ensuite cliquer pour faire apparaître son portrait ainsi que son âge et son occupation. Pour accéder à l’entrevue, l’internaute doit deviner pour quel parti politique la personne dépeinte va voter lors des élections. Les entrevues se terminent toujours par la mention des allégeances politiques du sujet, permettant ainsi à l’internaute de savoir s’il avait raison ou non.

Capturing Reality: Pepita Ferrari

Capturing Reality est l'adaptation hypermédiatique d'un documentaire du même nom paru en 2008. Le projet réunit une sélection de quelque 163 courtes vidéos d'entrevues réalisées avec 38 réalisateurs de 14 pays différents. Ces réalisateurs ont en commun de travailler dans le genre du film documentaire. Pour naviguer parmi les vidéos, l'internaute peut utiliser une interface de type mosaïque où chaque vidéo est associée à une image miniature. Lorsque l'internaute passe le curseur de la souris sur une des images, le nom du réalisateur interviewé, le titre de l'extrait vidéo et la liste des sujets abordés apparaissent dans un rectangle noir. Aussi, deux onglets accessibles au bas de l'écran offrent la possibilité de naviguer d'une vidéo à l'autre à partir de la liste des sujets abordés ou de la liste des réalisateurs interviewés. Un troisième onglet, activé lorsqu'une vidéo est en cours de visualisation, propose une "playlist" qui réunit toutes les vidéos d'un même réalisateur ou traitant d'un même sujet. Une barre de menu située juste en-dessous de la barre d'onglets donne accès à des informations complémentaires sur le projet: description du film, informations sur le DVD, revue de presse, trousse médiatique, guide éducatif pour utilisation en classe et formulaire de contact. La musique qu'on entend en trame sonore est composée par Robert M. Lepage.

Comme son titre l'indique, Ulysses 101 est une adaptation transmédiatique du roman de James Joyce publié en 1922 dont les événements se déroulent le 16 juin 1904, soit 101 ans avant la mise en ligne de l'oeuvre hypermédiatique. Sur un fond blanc, trois fenêtres carrées sont juxtaposées horizontalement afin de constituer un bandeau. Un nombre est attribué à chacune des fenêtres, la première est identifiée par « one », la seconde par « zero » et la dernière à nouveau par « one », transformant ainsi l’écart initialement noté (101) en nombre binaire (101, c’est-à-dire 5). Ces fenêtres renferment deux types de contenus : de courtes séquences filmées et des extraits de texte disposés adroitement. Le triptyque qu’elles constituent est aléatoire.

Les séquences filmées offrent tour à tour des images d'une femme interviewée dans un café, d'une chaise berçante juchée sur un meuble, d'un homme attablé dans un café dessinant sur les pages d'un cahier, d'une porte couverte de graffitis qui s'ouvre en grinçant, de gens marchant la nuit dans les rues mouillées de Québec, d'une femme jouant de l'accordéon dans un local, d'un homme interviewé dans un bar et dépité de ne pouvoir lire le roman de Joyce, etc.

Les textes, quant à eux, offrent de brefs moments d'une textualité fragmentée et décousue. Les segments sont dispersés dans les fenêtres. Parfois ils se déplacent et dérivent comme des bateaux sans gouvernail; à d'autres moments, ils vibrent et se disloquent. Ils se suivent dans le désordre, de sorte qu'ils ne paraissent nullement constituer une totalité. Ils pourraient provenir d'un des 18 épisodes du roman, du tout premier : « Telemacus », comme du douzième: « The Cyclops ». Ce sont des citations sans véritable signification sauf celle, première et essentielle, d'indiquer explicitement la présence du roman à l'écran. Ce sont ses mots, ses phrases qui sont ici agencées pour créer un matériau visuel complémentaire des séquences filmées, dans un système de permutations qui font se côtoyer des contenus séparés par plus d'un siècle.

Mais cette dispersion n'est qu'un effet de surface. Les extraits éparpillés dans l'œuvre hypermédiatique n'ont pas été choisis au hasard, ils proviennent tous d'un même épisode, le cinquième, « The Lotus Eaters ». En fait, ils sont extraits de trois paragraphes de la page 79 de l'édition Oxford de 1993 du roman.

Le travail de David Clark, dans Ulysses 101, joue en surface sur des figures de texte qui, telles des fleurs de Lotus, distraient et laissent oublier ce qui se cache sous leurs atours; mais par son choix de puiser ses extraits à même l'épisode des Lotophages, il nous enjoint de suivre l'avertissement d'Ulysse de ne pas céder au chant de l'oubli, quel que soit l'attrait de sa mélodie. Il nous enjoint de retourner au texte et à sa lecture. Malgré l'éclatement que ses collages hypermédiatiques suggèrent, son œuvre amorce un mouvement de retour vers le roman, au moment même où elle semble nous en éloigner. Ulysses 101 peut alors être consodéré comme un manuel d'introduction à cette œuvre phare du vingtième siècle.

Ulysses 101

Comme son titre l'indique, Ulysses 101 est une adaptation transmédiatique du roman de James Joyce publié en 1922, et dont les événements relatés se déroulent le 16 juin 1904, soit 101 ans avant la mise en ligne de l'oeuvre hypermédiatique. Sur un fond blanc, trois fenêtres carrées sont juxtaposées horizontalement afin de constituer un bandeau. Un nombre est attribué à chacune des fenêtres, la première est identifiée par « one », la seconde par « zero » et la dernière à nouveau par « one », transformant ainsi l’écart initialement noté (101) en nombre binaire (101, c’est-à-dire 5). Ces fenêtres renferment deux types de contenu, soit de courtes séquences filmées et des extraits de texte disposés adroitement. Le triptyque qu’elles constituent est aléatoire. Les séquences filmées offrent tour à tour des images d’une femme interviewée dans un café, d’une chaise berçante juchée sur un meuble en bois, d’un homme attablé dans un café et dessinant sur les pages d’un cahier, d’une porte couverte de graffitis qui s’ouvre en grinçant, de gens marchant la nuit dans les rues de Québec, d’une femme jouant de l’accordéon dans un local, etc. Les segments de texte affichés pourraient provenir de n’importe lequel des 18 épisodes du roman; ce sont des citations sans véritable signification sauf celle, première et essentielle, d’indiquer explicitement la présence du roman de Joyce. Ce sont ses mots, ses phrases qui sont ici agencées pour créer un matériau visuel complémentaire des séquences filmées, dans un système de permutations qui fait se côtoyer des textes séparés par plus d’un siècle.

Cette vitrine permet à l'internaute de se familiariser avec l'artiste Matt Butt. On y retrouve des images de performances, d'installations, de peintures et d'oeuvres diffusées, entre autres, sur CD-ROM. Cet artiste trempe dans un large éventail de pratiques artistiques, de la danse à la manipulation audiovisuelle.
The Interview est un hypertexte de fiction qui raconte le déroulement d'une entrevue. Dans le menu qui constitue le début de l'oeuvre, l'internaute a la possibilité de choisir le point de départ de sa lecture grâce aux nombreux hyperliens. Le texte développe une métaphore de la vie amoureuse à travers celle de la vie professionnelle.
Ce site renseigne l'internaute sur l'organisme Drame.org et sur les membres de celui-ci. La section « nouvelles » mentionne les projets réalisés par les membres de cet organisme. Des textes et des photographies illustrent les projets. La section « disque GRRR » permet à l'internaute d'acheter des disques en ligne. La section « un drame musical instantané » permet à l'internaute d'en savoir plus sur cette activité de l'organisme. La section « Jean-Jacque Birgé » est complètement dédiée à ce membre de Drame.org. L'internaute peut y voir des photos de Birgé et y lire une biographie de cet artiste. C'est aussi dans cette section que l'internaute peut avoir accès à des modules interactifs de cet artiste. L'internaute peut aussi voir des photos de Birgé ainsi que le blogue de celui-ci.
Chronic'art est un périodique quotidien virtuel créé en 1997 et dont une version papier mensuelle existe depuis 2001. Il y est question de culture et d'art, surtout indépendant (music indie, cinéma de répertoire, BD, etc.). Sur le site sont également présents une liste de blogues ainsi que différents forums sur les sujets couverts par le magazine.
« @lalettre » est un site de documentation et de références sur la littérature. Bien qu'il soit surtout question d'auteurs français, classiques ou contemporains, il y a également une section « auteurs étrangers », ainsi qu'un forum de discussion sur la littérature. Pour rejoindre les créateurs du site, il est nécessaire de laisser un message sur le forum.
L'oeuvre est un récit hypertextuel dont la totalité du texte correspond à environ 35 pages. Le nombre de possibilités parcours de navigation est très élevé. C'est une oeuvre qui exploite pleinement les possibilités d'une lecture non-linéaire. Comme il s'agit d'un des premiers hypertextes de fiction (il a été mis sur le Web en 1995), il n'y a pas d'images ou de son.
L'oeuvre présente des bribes radiophoniques enregistrées par l'artiste entre 16h et 17h le 8 juillet 2002. À l'écran, l'internaute voit une image représentant un poste radio. En déplaçant son curseur, l'image se modifie, ce qui provoque un changement dans l'extrait entendu. En bougeant son curseur dans l'écran, l'internaute peut entendre les diverses séquences enregistrées.
Ce site propose des textes théoriques ou critiques traitant de l'hypermédialité, ainsi que des oeuvres de François Coulon.
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