Diffractions Through

Rosenberg, Jim: Diffractions Through

Diffractions Through

Auteure, auteur 
Rosenberg, Jim

Diffractions Through (ou Diffractions Through: Thirst weep ransack (frailty) veer tide elegy) est un long poème hypermédiatique de Jim Rosenberg, programmé sur Oracle. Le poème est constitué de huit «grappes» ("clusters") reliées entre elles par des connecteurs logiques empruntés à la notation syntaxique, chaque «grappe» remplissant ainsi une fonction déterminée au sein de l'ensemble (verbe, modificateur, etc.). Pour naviguer dans le poème, le lecteur doit d'abord cliquer sur une «grappe», ce qui permet d'en faire apparaître simultanément tous les contenus: chaque «grappe» se présente ainsi avant tout comme un enchevêtrement de mots, les vers se superposant les uns aux autres jusqu'à en être illisibles. Toutefois, en passant le curseur de la souris au-dessus d'un des six rectangles situés au bas de la fenêtre de lecture, le lecteur peut appeler une à une les différentes strates textuelles constituant la «grappe», ce qui permet de les lire. Il est à noter que plusieurs strates contiennent elles aussi des connecteurs logiques, ce qui renforce la nature profondément syntaxique et systématique de l'écriture de Rosenberg.

Le style de Rosenberg dans Diffractions Through se rapproche de la technique du flux de conscience (stream of consciousness): les thèmes s'enchaînent à grande vitesse et se chevauchent, suivant une multitude de déviations imprévisibles. Bien que l'ensemble soit quelque peu hermétique, les images évoquées par Rosenberg (violence, sexualité, soumission, nature, exil) suggèrent une étrange traversée de territoires émotifs tourmentés, où le corps de l'autre, parfois rabaissé au statut d'esclave, devient le lieu de cristallisation des désirs du narrateur absent.

Citations: 
Pain unlinked upended / glaze charter stillness trains / disassembly gambit patched to cantilever / word leach raft remainder touch / sunrise marshal siren footed / shelter clash oblivion peels
Notes: 
«At its simplest, the task is very simple indeed: bringing words together with maximum energy. Together meaning close together: a density of words one doesn't ordinarily find; a density much higher than words strung out one after another. A density great enough that the words ring with a self-sustaining incadescence of resonance that is like a chain reaction from particles compressed to the point where they are transformed: phrase into super-word, phrase cluster into an ignition where the resonances will seem to move, as a flame moves, though the words are fixed and do not change. So where do they go, these words at high density? They go atop one another: simultaneities, as the world is full of simultaneities of lives, of thoughts, of desires, of reachings and refusals: the word not as a solo act but as a particle in a field, autonomous, an object in a field where to exist is to be combined, to be juxtaposed, to radiate from a layer, one of many layers: sheets as the great stacks of beckons to the eye call juxtaposed not by design but because to be in a packed cluster of circumstance is the natural condition of being. (...)» Jim Rosenberg (1996) "Foldings, to the Chord Trellis Relate-Shape Draw. Notes for the appearance of Diffractions through: Thirst weep ransack (frailty) veer tide elegy and The Barrier Frames: Finality crystal shunt curl chant quickening giveaway stare". The Eastgate Quarterly Review of Hypertext, vol. 2, no 3 (été), p. 19-20.
Site d'hébergement 
Eastgate
Auteure, auteur de l'entrée
Date d'accès à l'oeuvre 
2012-04-16