Dessin

De l’Amour est une œuvre hypermédiatique, réalisée par Xavier Malbreil, disponible sur son site http://www.0m1.com/. L’interface présente plusieurs photocopies d’extraits de poésie où une deuxième écriture, à la main, donne à voir des notes éparpillées sur plusieurs pages, comme des brouillons de messages électroniques. L’œuvre relate l’histoire d'un professeur, propriétaire des documents, et d'une fille rencontrée sur le Web. Grâce à un réseau de rencontres, l’homme et la femme se séduisent mutuellement et l’internaute a droit à des bribes de leur dialogue virtuel. Sexe et amour sont les sujets abordés. Dans certains passages, la conversation érotique est carrément vulgaire. Selon les propos de l’artiste, l’œuvre veut démontrer le sens et les enjeux de l’amour sur Internet, c’est-à-dire comment les internautes entretiennent «un dialogue amoureux, dans un environnement marqué par des technologies de l’information et de la communication»1. Celui-ci cherche à illustrer la façon dont les identités, souvent fictives sur la toile, permettent de dépasser les limites habituellement établies dans les relations directes entre amoureux, ainsi que les pièges qui guettent ces relations virtuelles. De l’Amour tente de faire le point sur les rapports de séduction nouvellement développés depuis l’arrivée des sites de rencontres en ligne.

L'exploration du discours assez cru sur l’amour est menée de manière interactive, à travers une pluralité de supports, comme le papier de format A4, l’écriture à la main et numérique, ainsi que l’écran d’ordinateur. Le tout est étroitement imbriqué. La lecture de l’œuvre demande le déchiffrement d’une écriture parfois difficile à saisir, de dessins assez rudimentaires, de bribes de poèmes et d’extraits de photocopies à moitié présentés.

De l’Amour est encore en construction et l’artiste promet des développements à venir. Le projet est né à la suite d'un séminaire portant sur l’ennui, où une étudiante chinoise avait distribué des feuilles photocopiées en A4, sur lesquelles elle rendait compte de la traduction faite par Paul Claudel de poèmes chinois. Ces feuilles, longtemps laissées de côté, ont ressurgi dans les mains de Malbreil plusieurs années plus tard. Il avait, depuis, pris des notes éparses et griffonné des dessins sans but précis sur celles-ci. Suite à la découverte de ce document, il a eu l’idée de l’utiliser pour une œuvre. Chaque feuille, confie-t-il dans un article, a été «passée au scanner, puis agrandie considérablement, raturée, surécrite, triturée dans tous les sens, cette photocopie a révélé, dans les détails de la trame du papier, l'envers de l'écriture, au sens le plus matériel du terme.» 2

Pour lui, cette réalisation artistique est une histoire d'appropriations. Premièrement, celle de l’étudiante chinoise qui, du patrimoine littéraire de son pays, avait étudié l’appropriation faite par Claudel lors de la traduction. Deuxièmement, la seconde écriture, la sienne, vient à son tour s'approprier ces feuilles et cette poésie, déjà passées par diverses manipulations. L’œuvre est donc un document en chantier, à maintes reprises retravaillé, où les couches d'écriture se surimposent sur un contenu existant, et ce, de façon imprévue. L’intérêt du projet réside dans cette cohabitation entre la photocopie originale et ce qui s’y est ajouté avec le temps.

1Anonyme, (2007), «Dossier artistique», Noemata. En ligne: http://adundas.noemata.net/epoetry2007/dossier-artistes.pdf (consulté le 15 juillet 2009)

2 Malbreil, Xavier (2006), «De l’amour», 0m1. En ligne: http://www.0m1.com/De_l_amour/apropos.htm (consulté le 15 juillet 2009).

Il s'agit de l'adaptation transmédiatique du célèbre Ubu roi d'Alfred Jarry. L'auteur a agrémenté le texte original de plusieurs dessins à caractère enfantin, en plus d'hyperlier certains mots qui mènent vers d'autres pages du Web.
Du9 est un site collaboratif qui met en ligne des articles, des éditoriaux, des dossiers et des critiques portant sur la bande dessinée d'auteur. Sa mission est de créer une critique parallèle à celle offerte dans les grands circuits médiatiques.
Le prolifique bédéiste Lewis Trondheim se plaît parfois à alimenter un carnet BD en ligne qui porte le le nom de "les petits riens de Lewis Trondheim". En une planche, il expose à l'aide de son personnage d'oiseau antropomorphisé des scènes banales de sa vie quotidienne, qu'il parvient à rendre intéressantes grâce à son humour décapant, sa candeur désinvolte et son sens de l'observation minutieux qui révèle des détails pertinents sur des faits banals. Les petits riens sont éventuellement regroupés et publiés dans des albums aux éditions Shampooing, ce pourquoi les images les plus récentes sont limpides et celles postées depuis plus longtemps sur le site deviennent graduellement illisibles à mesure qu'un écran de plus en plus opaque recouvre les planches, ce qui incite l'internaute à venir visiter régulièrement le site.
La vitrine artistique de Jeremy Wood et Hugh Pryor met à la disposition de l'internaute des photos et de courtes séquences vidéos permettant de se familiariser avec leurs oeuvres. Leur pratique est articulée autour de l'usage du GPS en tant qu'outil permettant de dessiner à même le territoire parcouru. Il s'agit moins, dans ce cas-ci, de répertorier la trace des participants que d'utiliser le terrain comme page blanche. Divers ateliers sont d'ailleurs offerts par les artistes pour familiariser les néophytes aux technologies de la géolocalisation par une approche ludique. Des informations relatives aux expositions ou conférences des deux artistes sont aussi disponibles.
Ce répertoire très diversifié propose à l'internaute de visiter différentes oeuvres hypermédiatiques construites autour du principe du GPS (système de positionnement global). De nombreux documents et articles traitant de la technique, des nouvelles approches du territoire en tant qu'outil artistique de premier plan, des entretiens et des documents à contenu théorique ainsi qu'une bibliographie sont aussi disponibles. Il s'agit d'un site fort intéressant concernant une pratique artistique récente et prenant de plus en plus d'importance.
Presstube est le nom d'artiste de l'animateur et illustrateur montréalais James Paterson. Il offre sur son site près d'une centaine de ses projets antérieurs, principalement des courts clips d'animation réalisés avec des dessins produits sur une tablette graphique, ce qui confère à son tracé une touche "digitale" qui se superpose à une esthétique graphique plus traditionnelle.
Del Rosario, Dusty : Salute

Cette oeuvre, qui s'inscrit dans le courant du Neen Art, présente le dessin d'un sexe masculin qui s'anime selon la position du curseur de la souris de l'internaute. Anciennement hébergée au http://www.neen.org/dusty/dusty_salute.swf, l'oeuvre demeure aujourd'hui accessible sur Internet Archive. Pour plus de détails, voir la

Ce site présente des petites oeuvres abstraites animées et parfois interactives. Il s'agit souvent de figures géométriques. Les oeuvres, développées pour le Superfici Sonore Festival (2002), sont accompagnées de son et/ou de musique.
El Reino de los Espejos Torcidos est un conte interactif dont le déroulement comporte deux récits parallèles. L'héroïne, une petite fille nommée Olga, se dédouble et devient Aglo, dont le nouveau prénom est l'inverse de Olga. Il y a présence de deux récits simultanés auxquels on peut avoir accès à chaque étape de la lecture.
Cette oeuvre joue sur deux niveaux. D'abord elle introduit l'idée de Rock Art dans la mesure où l'internaute peut faire danser un petit bonhomme schématique à l'écran, rappelant ainsi la musique Rock. Ensuite le concept de Rock Art réfère au dessin des cavernes de la préhistoire. Le petit bonhomme se retrouve dans les cavernes avec des dessins préhistoriques et l'internaute peut toujours le faire danser. D'autres figures étranges s'animent et viennent créer un dynamisme entre une forme d'art très actuelle et une forme d'art beaucoup plus ancienne.
« Le noeud » est un récit hypertextuel complexe, ayant pour principe de base le noeud, qui constitue l'essentiel du mode de lecture de ce «recueil». L'ajout d'oeuvres artistiques visuelles telles que dessins et photographies apporte un supplément à la lecture et agrémente le parcours, qui change à chaque navigation. En tout, l'internaute peut avoir accès à 120 fragments textuels.
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