Consommation

On retrouve les fameuses phrases ou « truismes » de Jenny Holzer, habituellement affichées dans des enceintes lumineuses des plusieurs grandes villes du monde, ici regroupées sur un site Internet. L'internaute peut modifier ou remplacer ces « truismes ».
Il s'agit d'un hypertexte de fiction dont l'interface rappelle un peu les sites corporatifs. Certains mots renvoient, en hyperliens, à des pages Web connues de la culture espagnole, tel le site des fameux magasins "El Corte Ingles". L'artiste crée ainsi une fiction-documentaire (documento-ficcion) de la réalité, en mettant en saillie l'aspect construit de l'univers médiatique. Le texte porte des réflexions intéressantes sur la société consommation, il marque un temps d'arrêt, une prise de conscience de nos actes quotidiens.
Cette oeuvre qui parle de consommation, offre plein de promesses à l'internaute. S'il s'inscrit pour avoir des millions en inscrivant son nom dans une fenêtre d'écriture, comme cela est indiqué dans l'oeuvre, on nous annonce qu'il n'y a pas de récompense mais que l'on peut toujours s'acheter un petit quelque chose pour se sentir bien.
Cette oeuvre présente un reçu d'épicerie qui est en fait le reçu de l'artiste, comme s'il avait lui-même été vendu. Les items achetés sont des "nerds".
Une oeuvre un peu labyrinthique dans laquelle l'internaute navigue et découvre une sorte de portrait réduit d'Internet, ludique et critique de l'excès de consommation, d'informations et de sollicitation qui s'y trouve.

Sur ce site, l'artiste nous explique qu'il a demandé à des inconnus rencontrés dans la rue de boire un Super Slurpee (une boisson glacée) jusqu'à ce qu'ils se "gèlent le cerveau". Un vidéo nous présente l'expérience de ces gens, avec en trame sonore le morceau "The Final Countdown" du groupe Europe. Il est possible d'inviter des amis à visionner le site à l'aide d'un formulaire prévu à cet effet. Une série d'hyperliens permet aussi de se renseigner sur différents sujets relatifs au "Slurpee".

Ce site, présenté comme étant anonyme, est en fait une création de Tim Schwartz (http://www.timschwartz.org/), anciennement Assistant Curator of Digital Media au Museum of the Moving Image de New York.

Cette oeuvre présente plusieurs photographies d'objets abandonnés, reliques de la société de consommation. L'internaute peut transformer les images en cliquant et en déplaçant son curseur dans l'image.
Cette oeuvre présente plusieurs photographies où les objets sont nommés et à travers lequels l'internaute pourra se déplacer grâce aux flèches directionnelles du clavier. Les objets présentés sont usés, sales et présentés en amoncellements, un peu comme dans un dépotoir. Des bruits électroniques agressants forment la trame sonore de cette oeuvre.
Cette oeuvre consiste en un vidéo qui présente des extraits de deux machines automatisées en action. Le montage serré d'images d'une machine à café et d'une distributrice de boissons gazeuses permet de créer une clip qui transforme en musique le passage à la machine lors d'une pause de quart de travail.
Cette oeuvre est constituée de plusieurs courts tableaux interactifs auxquels l'internaute peut accéder en cliquant sur les personnages de la page d'accueil. Le thème principal reliant les tableaux entre eux est le quotidien, sous l'angle des mauvaises habitudes et de la fatigue. L'internaute est invité, en plus de lire des textes relatant les réveils difficiles de quelques personnages, à manipuler des images et des vidéos afin de découvrir les aspects dissimulés de l'oeuvre.
«Gougle stories» offre deux choix: lire une courte suite poétique ou une histoire intitulée «Mathilde», traitant de la consommation. Dans cette dernière, l'internaute peut cliquer sur certains mots du texte menant à des pages de publicité ou d'achat en ligne.
Philippe Castellin s'est inspiré du langage du web et de l'informatique afin d'écrire le texte poétique d'« Au surf! ».
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