Consommation

Go-Logo est un générateur de logo. À l'écran, l'internaute aperçoit une barre où il peut entrer du texte. C'est selon les caractères et les mots que l'internaute tapera que l'oeuvre générera un logo. Go-Logo a des visées ironiques: l'auteur affirme en effet que, dans le futur, la seule manière d'être visible sera de posséder un logo qui attire l'attention.
Le prolifique bédéiste Lewis Trondheim se plaît parfois à alimenter un carnet BD en ligne qui porte le le nom de "les petits riens de Lewis Trondheim". En une planche, il expose à l'aide de son personnage d'oiseau antropomorphisé des scènes banales de sa vie quotidienne, qu'il parvient à rendre intéressantes grâce à son humour décapant, sa candeur désinvolte et son sens de l'observation minutieux qui révèle des détails pertinents sur des faits banals. Les petits riens sont éventuellement regroupés et publiés dans des albums aux éditions Shampooing, ce pourquoi les images les plus récentes sont limpides et celles postées depuis plus longtemps sur le site deviennent graduellement illisibles à mesure qu'un écran de plus en plus opaque recouvre les planches, ce qui incite l'internaute à venir visiter régulièrement le site.
Cette oeuvre de Jason Nelson propose un parcours à travers onze tableaux différents abordant les thématiques de la consommation, de l'humain et de la machine. Il est possible d'alterner entre ces tableaux, certains étant principalement constitués de fragments de textes et de formes géométriques constituant le champ d'exploration de l'internaute, alors que d'autres espaces proposent plutôt des paysages abstraits. L'internaute navigue à l'aide de la souris, de gauche à droite et de haut en bas, en plus de pouvoir se déplacer en profondeur. Il est aussi possible d'entrer des mots de passe afin d'activer différentes vidéos. D'autres fragments de textes pourront être utilisés dans l'envoi d'un courriel afin de reçevoir une carte postale de l'Australie. Une ambiance sonore participe également à l'atmosphère étange de l'oeuvre.
Cette oeuvre, métaphorique, propose une critique de la société contemporaine en la représentant comme étant une société consommatrice et normalisante. Des pantins se font écraser sous le poid d'un estampeur qui appose en quelque sorte des étiquettes à ces personnages.
Cette oeuvre propose un étrange remède contre le bombardement de l'information dans notre société actuelle. Son remède est toutefois celui de faire voir un objet choisi par l'internaute qui s'animera selon son désir. L'internaute contrôle donc la manière dont l'image est présentée, ce qui rendrait son exposition moins agressive que lorsque celle-ci lui est imposé.
Cette oeuvre s'attaque avec ludisme au différentes marques ou compagnie marquant l'époque actuelle (Coca-cola, Sony...). Les éléments sont empilés comme si on les avait retrouvé au dépotoir. En cliquant sur ceux-ci, l'internaute découvre une petite histoire en lien avec l'objet.
Cette oeuvre présente un portrait qui se construit sous les yeux de l'internaute. Plusieurs thèmes sont proposés en haut de la page et influencent le contenu des portraits. Par exemple, l'onglet WARHEAD s'érige avec des éléments de la guerre pour venir former le visage. On y retrouve, outre ce visage polyvalent, des corps qui se contruisent à l'aide d'éléments symboliques.
L'internaute inscrit son code postal dans un moteur de recherche. Ainsi, l'oeuvre repère des cafés, des librairies et des cinémas indépendants situés près du domicile de l'internaute. Dès la page d'accueil, on détourne le logo de la chaîne américaine Starbucks en y inscrivant « Delocator ». L'oeuvre adopte un propos engagé et propose une consommation qui s'éloigne des grandes compagnies pour favoriser les petites entreprises indépendantes.
L'oeuvre « Grey Area » fabrique un portrait quantifiable et propose de penser le pixel en tant qu'unité de sentiment. Des graphiques définissent l'individu par les catégories, « want » (combien je désire le non-essentiel), « consumtion » (combien je donne pour l'avoir) et « fullfilment » (combien je suis comblé par cela). À l’aide de tous ces graphiques, cela crée un portrait, un visage avec les pixels. Comme des sortes de portraits robots. Cette oeuvre pose la question de la numérisation de l'individu: ce dernier devient-il plus discret ou plus génétique?
Iwannabuysomeclothes présente une chanson ludique et agressante qui ne fait que répéter: « I wanna buy some clothes, some clothes for me. Clothes make me happy ».. En cliquant sur ce qui ressemble à des lèvres, l'internaute peut également entendre la chanson à l'envers ou alors les deux versions simultanément. 
Cette oeuvre présente de deux séries de photographies qui défilent en parallèle pour faire ressortir le problème de la surconsommation et qui opposent le trop-plein de matériel à la disposition des consommateurs et au vide des tours jumelles disparues après le 11 septembre.
Run Worl Run apporte une réflexion sur la société, les médias de masse et la communication par l'entremise d'images connotées, de logos, d'icônes, de vidéos, de photographies et de discours politiques. L'internaute participe par son interaction pour découvrir les images qui suivront.
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