Communication

Johnston, David Jhave: Reboot the Universe Now

Reboot the Universe Now est une oeuvre de David Jhave Johnston. Sur fond blanc, du texte défile à grande vitesse. En cliquant dans la fenêtre de son fureteur et en maintenant le bouton de la souris enfoncé, l'internaute fait cependant apparaître du texte immobile, pouvant être lu. Le défilement rapide reprend dès que l'internaute relâche le bouton de la souris. L'internaute peut répéter l'opération d'arrêt et de reprise du défilement autant de fois qu'il le souhaite. À chaque arrêt, un nouveau texte devient lisible. Au total, 9 textes différents se succèdent ainsi d'un arrêt à l'autre, toujours dans le même ordre.

Le texte qui s'affiche à l'écran lorsque l'internaute arrête le défilement prend toujours la même forme: les 7 premières lignes énoncent une raison pour laquelle le monde tel que nous le connaissons ne vaut pas la peine d'être sauvé et/ou présentent un argument qui souligne l'inutilité et la souffrance de l'individu. Par exemple: «INNUMERABLE NETWORKS. EXPONENTIAL INCREASE INFORMATION HEAMORRHAGING U CANNOT KEEP UP. EVERY TIME U CLICK U HURT», ou «BILLIONS OF HUMANS. UNIQUE? TRILLIONS OF GALAXIES. ENDLESS CELLS. INFINITE INFINITIES. LIFE IS REDUNDANT. ALL OF IT». La ligne suivante, la 8ième, se présente comme une ultime sommation adressée à l'internaute: «REBOOT THE UNIVERSE NOW.»

Weishaus, Joel: Inside the Skull-House

Inside the Skull-House de Joel Weishaus est un hypertexte qui s'intéresse à la vaste question du problème corps-esprit, c'est-à-dire au lien entre les structures physiques du corps et la conscience. L'hypertexte a été publié en quatre parties (nommées en fonction de parties du cerveau) dans des revues différentes:

«Hippocampus» (première partie) dans Rhizomes, no 1, automne 2000 http://www.rhizomes.net/issue1/skull/intro.htm;

«Amygdala» (deuxième partie) dans BeeHive, vol. 3, no 2, juillet 2000 http://beehive.temporalimage.com/content_apps32/2weishaus/a.html;

«Basal Ganglia» (troisième partie) dans Riding the Meridian, vol. 2, no 2, 2002 http://www.heelstone.com/meridian/weishaus/intro.htm;

«Pons» (quatrième partie) dans New River Journal, no 8, 2003 http://www.cddc.vt.edu/journals/newriver/weishaus/skull/intro.htm.

D'une partie à l'autre, l'hypertexte est toujours constitué de la même façon: sur une page principale, l'internaute a accès à un court texte de présentation et à une série de liens qui renvoient vers différentes sections identifiées «PREP», «TEXT», «PARATEXT» et «ILLUSTRATION». La section «PREP» présente une description de la structure du cerveau ayant inspiré la partie de l'hypertexte en cours de lecture. La section «TEXT» contient le texte principal de l'oeuvre, criblé d'hyperliens. Le «PARATEXT» présente quant à lui l'ensemble des contenus auxquels renvoient les hyperliens dans la section «TEXT». Finalement, la section «ILLUSTRATION» redirige l'internaute vers une vue en coupe d'un cerveau humain, hébergée sur le site Web de l'école de médecine d'Harvard.

Les textes constituant le coeur d'Inside the Skull-House, présentés dans les sections nommées «TEXT», comportent plusieurs niveaux et sont composés sur le mode du cut-up. Les différents niveaux sont identifiées par des tailles de polices différentes et s'entrecoupent à plusieurs reprises dans un même paragraphe, créant un enchevêtrement de phrases incomplètes. Dans le premier niveau, l'internaute découvre la vie du narrateur qui relate ses voyages, la mort de ses amis, ses souvenirs de jeunesse, etc. D'une partie à l'autre, on voit le narrateur évoluer dans sa propre vie, marqué par de nouvelles expériences et de nouveaux drames. Les autres couches, qui semblent constituer les couches inférieurs de conscience derrière la couche de narration principale, présentent des informations disparates sur la mythologie, la neuroscience, la sagesse zen, etc. L'effet général est celui d'un flux de conscience (stream of consciousness) intimiste. Les contenus auxquels renvoient les hyperliens se présentent quant à eux essentiellement comme des citations tirées d'ouvrages scientifiques, anthropologiques, religieux, philosophiques, etc.

Moulthrop, Stuart: Radio Salience

Radio Salience est une oeuvre de Stuart Mouthrop qui explore les thèmes de l'interférence et de l'indétermination. Lorsque l'internaute active l'oeuvre, il se retrouve devant un rectangle divisé en quatre colonnes. En trame sonore, des enregistrements de transmissions radio (transmissions militaires, émissions de radio commerciales, etc.) s'entrecoupent et se mélangent. Dans chacune des colonnes, des segments d'images se fondent les uns aux autres de façon aléatoire. Pour accéder au contenu textuel de l'oeuvre, l'internaute doit cliquer sur les images lorsque deux colonnes ou plus contiennent des segments appartenant à une même image. L'image partiellement révélée devient alors entièrement visible, et du texte s'inscrit lettre par lettre à l'écran alors qu'une voix de synthèse en fait la lecture. À la fin de la séquence de lecture, l'internaute est automatiquement ramené aux images mouvantes, devant rester attentif pour saisir la prochaine combinaison.

Les textes eux-mêmes forment une toile narrative disparate et éclatée. On devine la présence d'un évènement unificateur derrière l'ensemble des vignettes – une catastrophe ayant changé le visage du monde? une confrontation extraterrestre? la simple avancée inéluctable de la technologie? –, mais chaque vignette se présente comme un fragment de récit autonome. Dans l'ensemble, les vignettes relèvent d'une esthétique de la science-fiction et de l'anticipation (parfois aux limites du surréalisme) où s'entremêlent des questions d'intelligence artificielle, de transcendance technologique et de sociétés humaines futuristes.

Carpenter, J.R.: Rope Trick

L'invention de la corde et de ses multiples nœuds a eu une forte répercussion dans l'histoire de l'humanité. Rope Trick est basé sur une réflexion de J.R. Carpenter à propos de la technologie: est-ce que les technologies de l'information et de la communication ont le potentiel d'exciter l'ingéniosité humaine comme l'a fait la simple corde? L’artiste nous présente plusieurs usages de la corde et de différents nœuds, ainsi que des courts extraits textuels en lien avec ceux-ci.

L’œuvre est visuellement simple. Plusieurs images de cordes se succèdent automatiquement. Un clic sur l’une d’entre elles fait apparaître un texte, quelque peu énigmatique, sur les cordes.

Mann, Chris: The Use

The Use est un projet du compositeur, poète et artiste australien Chris Mann, notamment connu pour avoir travaillé aux côtés de John Cage et de Kenneth Gaburo dans les années 1980. The Use s'articule autour de 17 textes traitant des théories de l'information, de la communication et de la linguistique. Ces textes, remplis de mots tronqués, de bifurcations surprenantes et de phrases laissées en suspens, sont les transcriptions mot à mot de lectures/performances de l'artiste. (Chaque texte est d'ailleurs accompagné de fichiers audio où l'on peut entendre Mann faire la performance initiale du texte retranscrit.)

Sur le site de The Use, l'internaute peut naviguer dans les textes en cliquant sur leurs titres, listés sur la gauche, le texte sélectionné apparaissant alors sur la droite. Aussi, un champ de saisie situé dans le coin supérieur droit offre la possibilité de faire des recherches dans les textes à l'aide de mots ou d'expressions. Les fichiers audio qui accompagnent les textes sont identifiés par des pastilles grises placées à la suite de chacun des titres. En cliquant sur une pastille, l'internaute active le fichier audio qui lui correspond. Pendant la lecture, la pastille devient rouge; lorsque l'internaute clique une nouvelle fois sur la pastille, la lecture s'interrompt et la pastille demeure identifiée en vert, ce qui permet à l'internaute de repérer plus facilement les fichiers déjà entendus. Dans le coin inférieur droit, finalement, six pastilles orphelines servent à activer des segments vidéo où l'on voit l'artiste réciter des passages des textes, toussoter, se gratter, etc. Il est à noter que plusieurs fichiers audio et vidéo peuvent être activés simultanément, permettant à l'internaute de faire l'expérience d'un environnement sonore et visuel complexe. (En accord avec ses travaux sur la théorie de l'information, l'artiste invite d'ailleurs le visiteur à s'adonner à ce genre d'expérimentations.)

Tous les fichiers audio sont offerts en téléchargement sur le site. Une version en application iPad de The Use existe depuis 2010 et est disponible sur iTunes.

Carpenter, J. R.: TRANS.MISSION [A.DIALOGUE]

TRANS.MISSION [A.DIALOGUE] est un générateur de texte conçu par l'artiste canadienne J. R. Carpenter à partir de l'adaptation en JavaScript du code du poème génératif The Two de Nick Montfort [1], originalement programmé en Python. Les textes produits par TRANS.MISSION explorent les thèmes de l'immigration et des difficultés à communiquer pour ceux qui ont jadis traversé l'océan pour venir s'installer en Amérique depuis l'Irlande, l'Angleterre ou l'Écosse: lignes télégraphiques peu fiables, lenteur du service postal, isolation des bateaux en haute mer, etc. Le ton est parfois intime, donnant la parole aux acteurs du passé et à leurs angoisses, parfois détaché, s'intéressant avec le recul aux traces laissées par ces immigrants d'une autre époque. Carpenter souligne d'ailleurs que les textes générés se présentent comme des dialogues «to be read aloud in three voices» [2]: rappel, réponse et interférence – ou passé, présent et entre-deux.

Il est à noter que la page se recharge automatiquement à intervalles réguliers, ce qui modifie le texte affiché. Il est aussi possible d'appeler un nouveau texte en rechargeant soi-même la page.

Pour une autre discussion sur TRANS.MISSION [A.DIALOGUE], voir l'article de Barbara Bridger, paru dans Exeunt Magazine [3].

 

[1] Montfort, Nick (2008) The Two. En ligne: http://nickm.com/poems/the_two.html (consulté le 14 août 2012)

[2] Carpenter, J. R. (2011) «Artist's Statement», Luckysoap & Co. En ligne: http://luckysoap.com/statements/transmission.html (consulté le 14 août 2012)

[3] Bridger, Barbara (01/02/2013) «Dramaturgy and the Digital», Exeunt Magazine. En ligne: http://exeuntmagazine.com/features/dramaturgy-and-the-digital/ (consulté le 7 février 2013)

Jones, Kaitlin Ann; Smith, Alicia: Soldier Brother

Soldier Brother est une oeuvre qui mélange narration audio (voix), photographies et messages texte pour interroger le lien affectif qui unit une soeur et son petit frère devenu soldat, posté en Afghanistan. L'oeuvre se divise en 12 sections, associées à 12 objets: des bouteilles d'alcool, une boîte de cigares, des livres, une vieille couverture, des soldats en plastique, etc. En cliquant sur un objet, l'internaute déclanche un segment de narration audio dans lequel l'artiste raconte un souvenir lié à son frère ou évoque encore un de ses traits de caractère, un des aspects de sa personnalité. Une barre de défilement située sur la droite de la fenêtre permet de contrôler la lecture du fichier audio. Parallèlement, lorsqu'un segment est en cours de lecture, des messages texte échangés par l'artiste et son frère en Afghanistan défilent sur la gauche, laissant deviner à la fois le quotidien du soldat et celui de sa soeur, restée au Canada. À un certain moment, l'internaute est même invité à fournir son propre numéro de téléphone cellulaire afin de recevoir certains de ces messages texte directement sur son appareil personnel. Au fur et à mesure que l'internaute visite les sections, les objets qui leurs sont associés sur la page principale disparaissent, comme autant de petits détails sombrant dans l'oubli. Peu à peu, l'enfant et l'adolescent disparaissent, ne laissant que l'image du soldat adulte.

Différentes fonctionnalités accessibles au bas de l'écran permettent de faire apparaître un texte à propos du projet, de contacter l'artiste, de visualiser la liste complète des crédits, de contrôler le volume de la piste audio et de partager l'oeuvre sur différents réseaux sociaux.

Swigart, Rob : Down Time

Down Time est un recueil de 21 courtes nouvelles de Rob Swigart. De facture minimaliste, ces nouvelles portent sur les difficultés qu'ont les gens à communiquer, sur la désaffiliation émotive, la solitude, l'attente, la violence du quotidien et la mort. Les personnages qui les peuplent sont tous liés entre eux, ce qui confère à l'ensemble l'allure d'une vaste fresque sociale contemporaine.

Pour naviguer dans Down Time, le lecteur doit d'abord sélectionner une nouvelle dans l'index principal. Ensuite, il est redirigé vers l'interface de lecture. Sur la gauche, une fenêtre contient la lexie consultée. Sur la droite, des options permettent de contrôler le volume de la narration ou de l'interrompre, de passer d'une lexie à l'autre ou de revenir à l'index principal. L'hypertexte peut être lu selon plusieurs logiques différentes. Premièrement, chaque nouvelle peut être lue pour elle-même, d'un bout à l'autre. Il suffit d'utiliser les flèches de navigation dans les options de droite. Toutefois, les lexies peuvent aussi être réorganisées pour former de nouvelles lignes narratives, selon une logique thématique. Il faut pour cela cliquer sur le lien "Storyline" et saisir un mot-clé qui servira à regrouper les lexies (il est à noter qu'un certain nombres d'histoires sont déjà proposées dans cette section). Lorsque le lecteur lit une histoire plutôt qu'une nouvelle, il saute ainsi d'une nouvelle à l'autre, ce qui met en valeur l'unité thématique de l'hypertexte et le tissage des intrigues parallèles. D'ailleurs, deux lignes de texte placées dans la partie supérieure de l'écran indiquent à tout moment la position relative du lecteur à la fois à l'intérieur de la nouvelle et à l'intérieur de l'histoire en cours de consultation. Dans les lexies elles-mêmes, certains mots en bleus renvoient à des fenêtres médiatiques complémentaires contenant tantôt du texte, tantôt des images, tantôt de courtes vidéos. Les mots en rose, quant à eux, permettent une navigation thématique similaire à la navigation par histoire proposée sous "Storyline". Finalement, l'hypertexte peut être annoté par le lecteur et des signets peuvent être indexés.

Kenneth Goldsmith, Soliloquy

Soliloquy est la remédiatisation d'une performance de l'artiste Kenneth Goldsmith. Pendant une semaine, Goldsmith a enregistré tout ce qu'il a dit sur un petit appareil portatif avant d'en retranscrire l'intégralité. Sur le site Web de l'oeuvre, l'internaute peut accéder à la totalité de cette retranscription.

L'internaute peut naviguer dans l'oeuvre en utilisant le menu principal qui donne accès à toutes les paroles de Goldsmith classées en ordre chronologique, jour par jour. Un moteur de recherche permet aussi de faire des recherches ciblées pour certains mots. De plus, un index très détaillé a été mis en place par l'artiste; l'internaute n'a qu'à cliquer sur le mot de son choix pour être redirigé vers le(s) segment(s) concerné(s). À l'écran, la retranscription des paroles de Goldsmith n'est toutefois pas affichée d'un seul bloc: l'internaute doit glisser le curseur de sa souris pour faire apparaître chaque réplique.

Morisset, Vincent: BLA BLA

BLA BLA, un film interactif réalisé par Vincent Morisset, explore les thématiques du langage et de la communication. Chaque chapitre du film (il y en a six au total) est consacré à un aspect de la communication: la construction des mots, l'apprentissage, la pratique, le dialogue, les interactions sociales complexes et l'expression des émotions. Les chapitres mettent en scène de petits personnages très expressifs possédant des têtes énormes. En promenant son curseur sur l'écran ou en cliquant à divers endroits, l'internaute provoque diverses réactions: les personnages se mettent à rire, à articuler des syllabes, à se saluer entre eux, etc. Lorsque l'oeuvre est activée, l'internaute passe automatiquement d'un chapitre à l'autre selon un rythme prédéterminé par l'artiste (un sablier dans le coin inférieur gauche permet d'évaluer le temps écoulé). Il peut aussi utiliser un menu situé au bas de l'écran pour aller directement au chapitre de son choix. Un second menu, placé sous le premier, donne accès à différentes informations complémentaires sur le projet: approche, équipe (production Hughes Sweeney, programmation Édouard Lanctôt-Benoit, réalisation Vincent Morisset, conception visuelle Caroline Robert, conception sonore Philippe Lambert), photos documentant le processus de création, liste de films de l'ONF abordant des thématiques similaires et kit de presse. Notons qu'une grande variété de techniques d'animation ont été utilisées pour donner vie aux petits personnage de BLA BLA: dessin sur papier, papier mâché, xérographie, ActionScript, etc.

Loyer, Erik: Chroma

Chroma est une réflexion en plusieurs chapitres sur la transposition des inégalités raciales dans l'espace virtuel. Erik Loyer explore cette thématique à travers le récit fictionnel de la migration des habitants de la terre vers un nouveau mnemonos virtuel, construit à l'image du mnemonos génétique primordial contenu dans la moelle osseuse. Ce récit est narré en grande partie par le Dr. Anders, découvreur de ce nouveau mnemonos, et Orion, militant en faveur de la création de corps virtuels divisés en fonction de groupes raciaux pour réguler les relations sociales à l'intérieur du mnemonos virtuel.

L'internaute navigue d'un segment à l'autre de l'oeuvre à l'aide d'un menu apparaissant à la fin de chaque chapitre. Ceux-ci sont constitués d'une trame sonore narrative (voix enregistrée), de musique et d'images animées que l'internaute peut parfois manipuler en déplaçant son curseur ou en faisant glisser certains éléments (click & drag).

Fabre, Grégory: Oblique

Oblique (/) est une oeuvre de Grégory Fabre exploitant une esthétique du flux pour évoquer une rencontre entre deux individus et la relation qui s'en suit. À l'écran, des phrases partielles apparaissent en noir alors que s'insèrent, lettre par lettre, les mots manquants. Chaque nouvelle lettre ne se fixe toutefois qu'au terme d'un étrange processus de défilement: les lettres de l'alphabet s'enchaînent une à une, dans l'ordre, jusqu'à ce que la lettre juste prenne enfin place. En arrière-plan, l'internaute peut voir une silhouette humaine accomplir divers mouvements. Cette silhouette est visible tantôt dans son entièreté, tantôt en partie seulement, ne donnant par exemple à voir qu'une main ou un profil. La silhouette est composée de traits obliques: en plaçant le curseur de sa souris sur ces traits, l'internaute interrompt le mouvement de la silhouette. Un clic sur ces mêmes traits entraîne quant à lui un changement aléatoire de la phrase affichée et de la couleur des mots manquants. En déplaçant son curseur au-dessus des mots en train de s'écrire, l'internaute provoque aussi un agrandissement soudain de ceux-ci. Il suffit de déplacer à nouveau le curseur pour que le texte revienne à son état normal. Notons finalement que la trame sonore donne à entendre une conversion en code morse du texte, qui ne s'interrompt que lorsque l'internaute fige les mouvements de la silhouette en arrière-plan, faisant cesser momentanément le flux des informations.

De plus amples descriptions sont disponibles sur la fiche média de l'oeuvre. 

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