Code

Lacher, Mike: Dunston Checks In API

Le Dunston Checks In API est une ligne de code en JSON (JavaScript Object Notation) inventée par Mike Lacher et servant aux programmeurs à intégrer à d'autres applications des citations du film Dunston Checks In, un film de 1996 mettant en vedette un orang-outan. Sur le site de Lacher, la ligne de code est présentée et expliquée. Un lien permet d'aller la copier. Aussi, l'artiste offre la possibilité de «tester» la ligne de code en générant des citations-exemples (l'internaute n'a qu'à choisir le nombre de citations désirées).

L'oeuvre de Lacher se présente ainsi comme un commentaire sur la culture populaire et la récupération sur le Web de ses dérivés les plus inusités comme objets cultes spontanés.

Loss Pequeño Glazier: Four Guillemets

Four Guillemets est une expérimentation poétique générative de Loss Pequeño Glazier qui exploite le concept du quartet. L'oeuvre est divisée en quatre «pages» que l'internaute fait défiler grâce aux flèches placées au bas de la fenêtre de lecture. Chaque «page» est composée de quatre blocs textuels, eux-mêmes générés à partir de quatre fils textuels indépendants – correspondant aux quatre voix du quartet. Si l'internaute n'interagit pas avec le contenu affiché à l'écran, l'oeuvre génère de nouvelles variations des quatre blocs à intervalles réguliers. Il est toutefois possible de hâter le processus en cliquant sur le bouton placé sous la fenêtre de lecture, au milieu de l'écran.

Les blocs textuels générés par Four Guillemets utilisent l'itération pour créer de fines variations de sens à l'intérieur du poème. Il est toutefois difficile de saisir le sens du poème dans son ensemble, puisque les différents blocs ne sont pas traversés par un même fil narratif et/ou thématique. En effet, Loss Pequeño Glazier favorise plutôt les connexions sémantiques et logiques formelles:

These may be narratively disruptive, grammatically continuous, non-relatively contiguous (self-contained in meaning), or paratactic (physically adjacent but open-ended in semantic connection). [1]

Il est à noter que les images qui accompagnent chacune des pages de Four Guillemets sont elles aussi générer à partir de quatre fils de données visuelles.

 

[1] Extrait des notes placées par l'artiste à la fin de l'oeuvre.

Andrews, Jim : Aleph Null

Aleph Null est une expérimentation de l’artiste Jim Andrews sur les nouvelles possibilités artistiques du HTML 5.0. En effet, l’œuvre est programmée en utilisant l’élément canvas (<canvas> et </canvas>), nouveauté de cette dernière version de ce langage de balisage. Cet élément permettant de créer des rendus d’images dynamiques, Andrews s'en sert ainsi pour explorer les opportunités de création d'images.

L’œuvre génère des images en suivant un motif prédéterminé. Cependant, en appuyant sur la touche «1» du clavier ou en cliquant sur le symbole en haut à droite de la page, l’internaute fait apparaître une liste de paramètres permettant de personnaliser l’image générée. Chacun possède un raccourci clavier, donnant l’occasion de modifier l’image sans avoir recours à la liste, et donc, sans avoir à cacher une partie de l’œuvre. La section «about» mentionne toutes les manières d'interagir avec l’œuvre et l’utilité des différents paramètres.

Krankiewicz, Łukasz: Pixel Environment

Le projet Pixel Environment de l'artiste polonais Łukasz Krankiewicz est une compilation de plusieurs clips médiatiques se référant aux tendances artistiques en activisme social et culturel, ainsi qu'à la dépendance grandissante de l’homme envers la technologie et la consommation d’objets. Krankiewicz questionne notamment l’immense base de données qu’est Internet en s'inspirant de résultats obtenus par l’utilisation de l’outil de recherche de Google. Sans nécessairement référer directement à ses inspirations ou au contenu explicitement obtenu de ses recherches, l’artiste puise plutôt dans son expérience personnelle pour créer les clips. Se concentrant davantage sur le visuel comme élément important dans le processus de communication, les clips sont généralement des séquences vidéo pixélisées touchant à une multitude de thèmes - que ce soit la pornographie, l’identité numérique, ou encore un documentaire sur la Pologne et les vols d’oiseaux

L’internaute navigue dans le projet en cliquant sur l’image ou le titre d'un clip pour le faire apparaître. Basé sur une exposition ayent eu lieu en 2007, «It's just a pixel», le site s’est bonifié de nouveaux contenus jusqu'en 2010. Les différents contenus sont présentés par leur titre ou une miniature, et sont classés par date d’ajout sur le site du projet.

Breeze, Mary-Anne: _cross.ova.ing 4rm.blog.2.log 07/08 XXtracts_

_cross.ova.ing 4rm.blog.2.log 07/08 XXtracts_ est une collection de "wurks" créés par l'artiste Mary-Anne Breeze (mez) entre 2003 et 2008. Les "wurks" de mez sont de courtes pièces écrites en mezangelle, un langage développé par mez elle-même dans les années 1990. Le mezangelle, qui n'est pas un langage de programmation mais plutôt un langage poétique, mélange des caractéristiques de l'anglais, de l'art ASCII et du langage HTML à des émoticons, du chat slang, des notations phonétiques, etc. _cross.ova.ing 4rm.blog.2.log 07/08 XXtracts_ se présente donc comme une série de courts textes en mezangelle à apprécier autant pour leur aspect plastique général que pour leur syntaxe et leur contenu.

Search Engine Optimized (SEO) est un autoportrait HTML de l'artiste Steven Read. Il s'agit d'un logiciel d'art génératif qui reproduit le portait de l'artiste en utilisant le code des couleurs, pixel par pixel, par le biais du moteur de recherche Google. Dans chaque pixel se trouve une des lettres du texte "Steve Read Artist", qui se répète sans cesse.

 


"Campbell mixes the classic request of hypertext, to map and explore, with the growing demands of new fiction to listen and watch and 'read' in a multimedia, multi-format environment." (Ramsites)

 

L’œuvre hypermédiatique Dim O’Gauble, réalisée en 2007 par Andy Campbell, relate l’histoire d’un jeune garçon aux prises avec des visions occultes. Le protagoniste narre à sa grand-mère les expériences surnaturelles dont il est témoin en rêve. Cette dernière a elle aussi eu de telles visions durant sa jeunesse: elle voyait des écritures codées et devant elle se dessinaient des plans labyrinthiques, des illustrations abstraites demandant à être déchiffrées. Dans sa tête se déroulaient constamment des scènes étranges de la vie quotidienne. Elle est donc en mesure de comprendre et de partager l’inquiétude et la curiosité de son petit-fils, qui ne semble pas trop saisir ce qui se passe. D’un ton indulgent, elle le rassure sur les évènements dont il est témoin: "So don't go to bed, stay up sketching why would i blame you for doing the things that I did when this happened to me?" Ces choses, ce sont les apparitions bizarres que les rêves lui apportent, ces  mêmes rêves qu’elle aussi a expérimentés et redoutés dans sa jeunesse.

En plus du texte, les images racontent les aventures surnaturelles dont le personnage est témoin. Des hyperliens sont présents, avec les dates indiquant le moment du rêve ou de la vision, et redirigent vers des vidéos de choses étranges qui apparaissent au protagoniste. Le premier lien rencontré par l’internaute est "rucksack and trainers". Dans "19th August", le protagoniste a eu une vision: la vidéo  nous montre un champ avec un édifice en feu. Un jeune garçon au visage sans traits, portant un sac d’école, est face à l’écran. Une phrase émerge, commentant le contexte de l’apparition: "Sometimes it would strike hard the view from the edge of the school field some distant blaze oblivious to everyone.” Il est le seul à voir ces choses. Les autres passent, mais ne remarquent rien. Il se sent bien seul devant cette situation et ces visions d’un danger à venir, d’un futur en feu. La dernière animation vidéo est accessible via un hyperlien dans la phrase suivante: "I had promised to come with you". Cette prémonition, datée du "10th December", amène l’internaute dans un tunnel. Il le traverse accompagné, présume-t-on, du protagoniste. Des phrases défilent rapidement, un peu trop même pour parvenir à les lire correctement. Elles annoncent une rencontre à venir, celle du mystérieux personnage qui parle de l’au-delà: un visage vert, à peine perceptible, apparaît  à l’écran pour une seconde. Devons-nous en conclure qu’un fantôme est à l’origine des messages paranormaux?

L’œuvre est composée de textes animés, d’images, de vidéos et d’hyperliens, et contient également de la musique et des effets sonores qui jouent un rôle important en dynamisant la narration hypermédia de telle sorte que l’exploration devient nettement plus angoissante. Le rythme musical de Dim O’Gauble affecte énormément l’expérience de l’internaute et la rend très perturbante.

 

Le visuel de l’interface accentue également l’inquiétude qui règne en maître dans cette œuvre. D’abord aux allures labyrinthiques, l’interface est un mélange de dessins et de collages aux couleurs sombres et à la disposition chaotique. Flèches, échelles, lunette, livre, radio, papillon, commode, masque, fleurs, chiffres et escalier meublent le décor. À première vue, la direction à prendre ne semble pas évidente. Or, des flèches guident la navigation et l’internaute doit se soumettre à leurs orientations. Un seul chemin est possible. Les flèches divisent la narration et c’est en les activant que le texte devient lisible.

 

L’exploration de cette œuvre de Campbell plonge l’internaute dans un univers étrange où le rêve et les visions, entremêlés aux confidences secrètes, donnent l’impression de naviguer dans un monde caché, où tout est camouflé, dans une atmosphère noire et macabre. Un monde invraisemblable, appartenant à une autre réalité, à une mémoire impossible à partager et à des histoires insaisissables.

Les oeuvres que l'on retrouve sur le site sont des portraits et des auto-portraits utilisant des mots, des chiffres et des illustrations codées (nous avons les indications dans le descriptif avant d'entrer dans le portrait) qui définissent l'artiste en question.
Cette oeuvre présente des pages monochromes colorés qui défilent une à la suite de l'autre aux rythmes d'une musique répétitive. On y voit aussi apparaître des lettres de manière stroboscopique qui forment le titre de l'oeuvre.
The Bar est une oeuvre qui représente un code barre immense qui fait un parcours dans l'écran du navigateur de l'internaute.
Cette oeuvre se veut un commentaire ironique sur les codes de représentations liés aux logiciels d'animations 3d. L'artiste nous présente un amoncellement de porcelets qui sont déplacés au rythme d'une musique.
Cette oeuvre propose un navigateur web qui permet de visualiser le code des pages visitées. Il peut nous connecter à des sites ou transcrire certaines informations par rapport à ces sites. Il nous donne une liste de favoris, nous propose d'imprimer des pages, d'interpréter ou de chercher sur le web. Expérience intéressante: visiter le site web de l'artiste http://www.b-l-u-e-s-c-r-e-e-n.net/ grâce à son oeuvre, pour accéder à du contenu supplémentaire.
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