Civilités / Civilities

Civilités / Civilities

Beauséjour, Mathieu; Contamine, Pascal; Hammond, Linda; Hayeur, Isabelle; Nawrocki, Norman; Ndejuru, Lisa; Quintas, Eva; Saëz, Cesar; Z., Zazalie

Civilités/Civilities plonge l’internaute dans le monde difficile de l’urbanité, à comprendre non seulement comme la vie en ville, mais aussi comme mode de relation aux autres [1]. Un collectif d’une dizaine d’artistes, regroupés sous l’initiative d’Eva Quintas, a travaillé autour de la question du vivre ensemble. Si les œuvres ont été produites individuellement, il en résulte toutefois une mosaïque qui plonge tout aussi bien dans les violences de la vie ordinaire que dans le vivre ensemble (ou plutôt, dans le sur-vivre ensemble) des pays éprouvés par la guerre. Ainsi sont mises en commun les réflexions de Mathieu Beauséjour, Pascal Contamine, Linda Hammond, Isabelle Hayeur, Norman Nawrocki, Lisa Ndejuru, Eva Quintas, Cesar Saëz et Zazalie Z.

Si la ville, considérée ici en tant que concept et non comme ville nommée, a servi de principe rassembleur pour les œuvres de Civilités, c’est bien car la ville permet la rencontre. Lorsque l’internaute accède à la page d’accueil de l’œuvre, il est en mesure de consulter des informations générales sur les auteurs ayant participé à Civilités ainsi que de brèves explications sur leur démarche dans le cadre du projet. Sinon, en cliquant sur le point rouge se trouvant sous le titre, l’internaute accède au premier nœud de l’œuvre. Il s’agit en fait d’une bande que l’internaute peut faire dérouler de gauche à droite afin d’accéder à divers liens. En arrière-plan se trouve une ville vue à vol d’oiseau ainsi qu’un schéma de Civilités (redoublé au bas de l’écran et accessible à tout moment). Cette ligne, parsemée de points, pourrait très bien être le plan d’une ligne de métro. Nous ferons référence à ces divers «carrefours» en tant que «feux» dans les prochains paragraphes [2]. Au premier plan se trouvent des personnages vêtus de rouge; cette couleur assure le lien visuel entre les différentes sections Civilités, mais rappelle aussi la violence (évidente ou insidieuse) partout présente.

The Anarchist & the Devil do Cabaret

Nous procéderons d’abord avec la description du récit The Anarchist & the Devil do Cabaret [3], divisé en trois parties. On nous y présente l’histoire de Harry Malewzcek, un itinérant qui reçoit un coup de sabot au visage alors qu'il ramasse un mégot de cigarette, coup qui lui fait perdre ses dents. Ridiculisé par le cocher, par les policiers présents lors de l'incident, puis par le dentiste qu'il visite, Harry va planter ses dents dans un pot à fleurs et les appellera ses «devil's roots». Il promet de se venger en affirmant que ses dents pousseront et deviendront quelque chose de terrible. Le personnage, que les passants prennent pour un gitan ou un évadé d'institution psychiatrique, ne pourra entrer en contact avec personne sauf avec les enfants romanichels qui revendent des boîtes de carton. Un bon matin, Harry se découvre un ami en une marionnette représentant le diable. Les passants qui jusqu'alors l'ignoraient commencent à craindre Harry qui discute avec sa marionnette en compagnie d'une bouteille de vodka. Le mode de navigation dans l'oeuvre est très simple et se fait de façon linéaire. Un texte blanc apparaît sur fond rouge lorsque le curseur de la souris est placé sur des pastilles (qui comptent chacune pour un nouveau fragment de texte). La dernière pastille de la série mène vers un nouveau tableau de l'histoire d’Harry et du diable sur une trame sonore (violon) répétitive. À chaque tableau, un clique sur le diable ramène vers l’un des neufs carrefours redirigeant l’internaute vers une autre œuvre de Civilités.

«Letter from Poland» (qui est aussi l’un des titres de la discographie de l’auteur) est le deuxième volet du récit de Nawrocki. Les trois premiers tableaux de cette oeuvre présentent une lettre en provenance de Pologne envoyée par Harry à son frère Franek - on suppose qu'il s'agit de l'itinérant de «Devil's Story». Harry rend compte de la résistance polonaise de 1940 alors que la ville de Poznan est dévastée par l'armée allemande. Des partisans juifs de la ville de Leznos donnent à Harry une copie de Dieu et l'État de Mikhaïl Bakounine. Sa curiosité est piquée par ces anarchistes. Au-dessus des textes présentés, des images de révolutionnaires apparaissent. En survolant l'image du premier tableau avec le curseur de la souris, les habits de l'homme retenu par une fillette passent de l'uniforme du pompier à celui du militaire et du civil. Lorsque l'internaute clique sur le dernier bout de la lettre, signée Harry (en rouge), l'internaute est mené vers une autre page où une robe rouge se meut sur fond rouge.

«On this Corner» (Nawrocki/Hammond) nous transporte sur la rue St-Laurent de Montréal, avec tout ce qu'elle comporte d'exotique et de familier. Tout au long de l'oeuvre, l'internaute est invité à lire divers récits mettant en scène des itinérants, un couple en crise, un jeune néo-Nazi. Si les textes sont plutôt pessimistes, les images affichées en arrière-plan laissent quant à elles supposer un bonheur possible. Les derniers mots affichés se lisent comme suit: «It's a quiet Monday night in Tabor», découvrant l'une des stratégies de l'auteur, soit celle d'inclure des personnages d'une ville de la Bohême du Sud dans le décor montréalais. L’internaute a ici affaire à un questionnement sur la place des immigrants dans leur terre d’accueil.

Tirer

L'oeuvre se présente en quatre tableaux où, chaque fois, deux personnages (une mère et son enfant ou bien un homme et une femme) sont en opposition. «Tirer» s'intéresse moins à la domination et la contrainte qui se retrouvent dans les médias qu'à l'autorité parentale, se présentant parfois comme une petite violence. Pour chaque tableau est lu un extrait de texte, entre autres un extrait de «Comment vivre ensemble», de Roland Barthes, qui met de l'avant le principe d'idiorythmie, sur lequel l'oeuvre est basée. Des textes d'André Gaillard et d'Henri Miller sont aussi utilisés.

Simultanéité

Cette oeuvre de Lisa Ndejuru mise principalement sur la dichotomie entre les États-Unis et la situation actuelle en Irak. Sur la première page de l'oeuvre, une table, sur laquelle se trouvent divers objets, est présentée. On y voit un ordinateur portable, une cassette VHS, un pot de Tylenol, un appareil-photo jetable, une corde à danser, des livres sur le yoga et sur l'Irak, une barre de chocolat Toblerone, un lecteur cassette, un téléphone, une théière, un cendrier, un pot de beurre d'arachides... En cliquant sur l'ordinateur, l'internaute pourra lire et écouter les histoires banales et les réflexions d'une étudiante sur la situation mondiale actuelle, plus particulièrement sur la guerre et les effets de sa médiatisation. En choisissant la cassette VHS, huit courtes vidéos peuvent être consultées, celles-ci présentant des témoignages d'Irakiens par rapport à l'occupation de leur pays par l'armée américaine. Le téléphone mène quant à lui au monologue d'une femme seule désirant être aimée. Sur cette page on voit une femme tourner, dehors, dans un cadre pour photo. Si l'internaute clique sur la barre de chocolat ou encore le pot de beurre d'arachides, il est mené vers une page comportant un arrière-plan rouge sur lequel se tient un réfrigérateur. En cliquant sur ce dernier, l'internaute pourra écouter les phrases qui se trouvent sur des aimants à frigo. Sur le dessus du réfrigérateur se trouve la barre de chocolat. Lorsqu'on clique dessus, elle mène vers une autre page, mettant en parallèle le discours médiatique sur la guerre en Irak et des publicités pour des régimes. Le cendrier et la théière mènent vers la même section de l'oeuvre, où une boîte à photos est mise en vedette. L'internaute pourra déplacer les différentes photos afin de mieux les voir en cliquant et tirant.

Señalando

Voulant exprimer le fait qu'il n'y a pas de liberté infinie, César Saez met en scène des personnages se promenant avec des ballons en forme de flèche au-dessus de leur tête, une foule surveillée par un oeil géant et pointée par une multitude de flèches roses. L'un des tableaux propose aussi, de part et d'autre d'une grande flèche, un cowboy tirant sur un Indien. Un schéma rudimentaire des galaxies les plus proches de la Terre est aussi présenté, citation du dictionnaire Larousse 1937 à l'appui.

Agora

À l'ère du Web 2.0, où le citoyen peut avoir sa propre tribune grâce au Web sans passer dans l'engrenage des médias de masse traditionnels, l'utilisateur d'Internet a le devoir de faire entendre sa voix pour faire bouger les choses. Ce propos est illustré de façon simple et efficace: le curseur de la souris doit être déplacé afin de voir bouger les silhouettes de passants sur un pavé et activer la «rumeur» générée par le constant échange d'informations. L’espace public n’existe que par l’action de l’individu.

Ze Bouddha’s Show

L'internaute assiste à la mort d'Ephrème Damarique (dont seul le prénom est révélé dans l'oeuvre). Dans un premier tableau, on voit le personnage à la gauche de bouts de textes qui défilent rapidement et qui parlent de l'automobile comme symbole de virilité. Au tableau suivant, Ephrème est bombardé de pourcentages (chiffres sur lesquels l'internaute peut glisser le curseur de sa souris pour les faire disparaître) et de questions de deux hommes à lunettes qui semblent avoir pour fonction de le juger. Tout le discours d'Ephrème est contaminé par le langage de l'économie, du rendement. De retour à la maison, le personnage discute avec sa télévision qui lui suggère de prendre un antidépresseur. Lorsqu'il refuse, cette dernière lui dit que c'est l'heure de la télévision. Pour poursuivre sa navigation, l'internaute doit cliquer sur les boutons de la télévision. Il peut y consulter trois chaînes: l'une propose un discours réducteur sur la femme, comparée à une marchandise; la deuxième, où Paul Martin, Tony Blair et Georges W. Bush (entre autres) sont déguisés en cowboy, propose un discours sur l'économie mondiale menée par les puissants; la troisième met en scène un sorcier parlant de la misère. Une fois la télévision fermée, l'internaute est mené au tableau final où des considérations générales sur l'engagement et la responsabilité de chacun face à la misère sont affichées au bas de l'écran.

Marchez noir/Dérivez

Sur la page d'accueil, l'internaute doit choisir entre les deux parties de l'oeuvre, soit «Marchez Noir» ou «Dérivez». En sélectionnant la première, il est dirigé vers diverses images des marches populaires françaises du 19e siècle. On peut entendre l'Internationale comme trame sonore. Toutefois, l'internaute entendra une version «apocalyptique» de cette dernière lorsque les photos de la manifestation du Sommet des Amériques de 2001 apparaissent. Dans cette section, l'internaute pourra progresser en cliquant sur le personnage muni d'une planche à roulettes. Pour accéder à tous les éléments des tableaux, l'internaute est invité à cliquer sur les flèches qui parsèment les éléments photographiques. Lorsque tous les tableaux sont traversés, l'internaute doit cliquer sur l'un des choix suivants: «Nothing is over» ou «Vivre pour conspirer». Le premier choix mène vers la partie intitulée «Dérivez» de l'oeuvre de Mathieu Beauséjour alors que le second redirige vers le début de la partie «Marchez Noir». «Dérivez» est constitué de diverses photographies et vidéos captés à Montréal, Paris et Londres.

Vous êtes ici sur ma galerie

Cette section montre une galerie montréalaise devant laquelle cinq débarbouillettes sont suspendues à une corde à linge. Chacune d'elle est distincte: la première est blanche, alors que les quatre autres sont respectivement marquées (en rouge) d'un cercle avec en son centre une croix, d'une croix, d'un cercle et d'un «x». En cliquant sur le premier drapeau de fortune, l'internaute tombe sur une page mettant en valeur le discours philosophique en général et le zen en particulier (avec des citations de Lao-Tseu, Ozaki Hôsai, Rainer Maria Rilke, Voltaire et René Char). Les autres bouts de tissu mènent quant à eux à des discours dénonciateurs des abus survenus lors de la Deuxième Guerre mondiale, s'attardant plus spécifiquement sur la question des «femmes de réconfort» qui ont dû satisfaire sexuellement plus de sept millions de soldats japonais.

 

[1] Vous êtes invités à lire l’excellent article récapitulatif de Cécile Petit, que l’on retrouve sur le site du Magazine électronique du CIAC, à cette adresse: http://www.ciac.ca/magazine/archives/no_22/site.htm.
[2] Nous utilisons le terme employé dans l’adresse URL des pages, cf. feux1.html, feux2.html, etc. On en dénombre 8 en tout (en excluant la page civil.html).
[3] «The Anarchist & the Devil do Cabaret», tel que connu dans Civilités, est une adaptation du récit éponyme publié par Nawrocki chez Black Rose, en 2003.

Citations: 
Poland February 1940 My dearest Franek, I don,t know if you will receive this letter. There is now way I can send it. Our world is updisde down. I have no idea when I will be able to return home. German tanks attacked us day and night in Poznan. The city is in ruins. In our neighbourhood, we fought like cornered animals, with rocks and bottles and a few weapons... ... Then, miracles of miracles, we escaped on foot into the woods. Now I am hiding with our cousins P. and R. in a bunker dug out of the ground. The walls and floor are dirt and we sleep on straw. it is not comfortable, but it is safe. If rats can live like this in the dark, I imagine so can we. I never dreamed that day would come... (http://www.agencetopo.qc.ca/civilites/sauveur.html)Parlez-nous de vos valeurs. / J'ai des valeurs mobilières. 15 obligations à échéance du 22/12/2006 acquises à un prix de 110,22, à un rendement de 4.37, pour une variation de 0.24. Des titres sur Nasdaq, 100 pour l'INTRA Dol, ouverture à 39,25, fermeture à 37,28, pour une variation de -1,42, 86 pour la Bio cell...(http://www.agencetopo.qc.ca/civilites/pasc_2.html)
Notes: 
«CIVILITÉS / CIVILITIES a été réalisé avec l'aide financière du Conseil des Arts du Canada, du Conseil des arts et des lettres du Québec et du Conseil des arts de Montréal. Le projet a bénéficié du programme de stagiaires de l'Institut des technologies de l'information du Collège de Maisonneuve. Le site est hébergé sur le serveur de la Société des arts technologiques (SAT).« DIFFUSION / FESTIVALS : - FILE (Electronic Language International Festival), Sao Paulo, Brésil, novembre 2004 - CanariasMediaFest, Gran Palma de Canaria, Espagne, octobre 2004 - Artrónica, Bogotá, Colombie, octobre 2004 - Stiching Media Art, Friesland, Pays-Bas, septembre 2004 - Split Film Festival, Split, Croatie, juin 2004 - European Media Art Festival (EMAF), Onasbrück, Allemagne, avril 2004 - Nouvelles Images 01, ¡Voilà Québec En México!, Laboratorio Arte Alameda, México, déc. 2003 - Festival du nouveau cinéma et des nouveaux médias (FCMM), Montréal, octobre 2003 - Perspectives 03, Java Museum et Computer Space Festival, Sofia, Bulgarie, octobre 2003PRESSE : - Civilités, Cécile Petit, magazine électronique du CIAC, no. 22, juillet 2005 - Filets, Annick Bureaud, ART PRESS, no, 803, juin 2004 - FCMM 2003, Cecile Petit, magazine électronique du CIAC, no. 18, mai 2004 - Interrogantes sobre la convivencia, Juan Gonzalo, revue DESCUBRIR EL ARTE, no. 59, Madrid (Espagne), décembre 2003 - Buscan quebequenses hacer arte interactivo, Edgar Alejandro Hernandez, REFORMA, section A, 3 décembre 2003, México - FCMM Review, Valérie Lamontagne, RHIZOME Digest, novembre 2003 - E-Lit : un survol, Dave Jhave Johnston, magazine électronique du CIAC, no. 17, octobre 2003»(http://www.agencetopo.qc.ca/civilites/bios.html)
Bibliographie: 
Cécile Petit (07/2005) «Civilités», Le Magazine électronique du CIAC, no22. En ligne: http://www.ciac.ca/magazine/archives/no_32/site.htm (consulté le 20 mai 2010).
Média
Année
Nature
Coordonnées de l'artiste: 
Mathieu Beauséjour: mathieubeausejour@hotmail.comPascal Contamine: pcontamine@netscape.netIsabelle Hayeur: info@isabelle-hayeur.comLinda Hammond: dawnone@hotmail.comNorman Nawrocki: nawrocki@ca.inter.netLisa Ndejuru: chicas3locas@yahoo.comEva Quintas: eva@agencetopo.qc.caCesar Saez: cesarsaez@hotmail.comZazalie Z. (Nathalie Dion): zazaliez@hotmail.com
Bio de l'artiste: 
Autodidacte, Mathieu Beauséjour présente son travail d’installation régulièrement depuis le milieu des années 1990. Ses projets Survival Virus de Survie (1991-1999) et Internationale Virologie Numismatique (1999 - ) furent présentés dans divers lieux au Canada et en France. Il pratique aussi l’intervention, la manœuvre et a récement publié une essai visuel chez Parachute (Empire, no.110, 2003). Il est récipiendaires de bourses du Conseil des arts et des lettres du Québec et du Conseil des Arts du Canada. Il est aussi travailleur culturel (Galerie Clark, RCAAQ), anarcho-utopiste et gardien de zoo. Il est représenté par Joyce Yahouda art contemporain (Montréal). [...] Formé à l’école nationale de théâtre du Canada, Pascal Contamine a travaillé surtout en collaboration avec Wajdi Mouawad, comme acteur (Voyages au bout de la nuit, Littoral, Willy Protagoras, Rêves). En parallèle, ses premiers champs de recherche ont porté sur le mouvement. Boursier Fox, il a notamment été en Chine, au monastère de Shaolin, pour approfondir ses bases en Wushu (style que l’on retrouve entre autre dans l’opéra de Pékin). Intéressé essentiellement à la rencontre des différents médiums et des cultures, il fonde le CIRAAM, centre international de recherche et d’action artistique et multimédia. Où avec comme nouvelle passion, le langage et son étymologie, sous le nom de plume de Tornado Ricci, il y présente officiellement sa deuxième pièce Five wolf deavtov circus en 2000. Il a également créé la pièce Oportet hearese esse en 2002, et en 2003, Ze Bouddha's show, qui fait l'objet de la présente adaptation pour Civilités. [...]Isabelle Hayeur vit et travaille à Montréal. Elle se consacre principalement aux domaines de la photographie et de la vidéo mais a aussi réalisé des oeuvres de net.art : Capella (2001) et Si / Jamais (1998-2000). Sa participation à Civilités est sa troisième incursion dans ce domaine artistique. Ses projets web ont été présentés sur le site Internet du JavaMuseum (Netart from Canada, Agricola de Cologne commissaire, 2003) sur Incident.net (hors série n°3, paysage, 2002), lors des festival Images du nouveau monde (2000) et Maid in Cyberspace, Les HTMlles (2000) et sur le site Internet du Magazine électronique du CIAC. Elle a aussi collaboré au projet Les bâtisseurs de cathédrales, les pèlerins, du centre Daimon de Hull. Elle est membre de Year Zero One, un centre d'artiste et un collectif agissant en tant que réseau de diffusion de la culture numérique et des nouveaux médias. (http://www.year01.com) [...]Linda Hammond: I have been a practicing photographer for 23 years. In 1996 I received my MFA from York University, where I studied semiotics and theoretical issues in contemporary art. As a photo-based artist, I have participated in numerous solo and group exhibits and been the subject of many interviews and portfolio reviews in books and magazines. I have also volunteered my services as a photographer and donated works of art to benefit such causes as Aids hospices, homeless shelters, diabetes, Native legal defense funds, non-profit arts organizations and publications, and to provide humanitarian aid for the Third World. My commercial photography assignments have been largely in the area of photo-journalism, but I have also designed CD covers and posters for the music industry. In film and video I have worked on independent productions in the capacity of director, stills photographer, camera operator, actor and screenwriter. [...]Author, actor, violinist, educator, activist, Norman Nawrocki is a internationally acclaimed cabaret artist based in Montréal. Since 1985 he has given thousands of performances across North America & Europe on stage, radio and TV, both solo and with his bands (Rhythm Activism, The Flaming Perogies, Bakunin's Bum, DaZoque! etc.). He's known across Canada for his hilarious, topical and provocative'sex' cabarets ('Sex Toys!' 'My Dick & other manly tales,' 'I Don't Understand Women!' and 'Lessons from a 7ft penis.'). He's written five books and has 45 albums & compilations. His newest book - 'The Anarchist & The Devil do Cabaret' (Black Rose Books, 2003) is a collection of short stories & a band travelogue from Europe. [...]Lisa Ndejuru est née à Butare au Rwanda en 1970. Ses parents eurent l’occasion de quitter le pays lorsqu’elle était encore très jeune. Lisa a grandi à Cologne en Allemagne. En 1982 , elle immigre au Québec avec sa famille. Elle visite son pays d’origine deux fois avant et après le génocide perpétré là bas en 1994. À travers les arts et les études, Lisa cherche à comprendre «l’identité», la co-existence, le conflit et le besoin de paix. Elle a fait partie de l’équipe de paix en Iraq de janvier à avril 2003 et retournait comme membre du projet Solidarité Iraq en août 2003. Depuis septembre elle est rentrée. [...]Photographe, Eva Quintas expose depuis 1990 au Québec et à l'étranger. Elle s'initie à la création multimédia en 1997, réalisant divers projets de création web, une installation vidéo et une fiction sur cédérom avec l'auteur montréalais Michel Lefebvre. Sa pratique repose sur le traitement numérique de l'image et le travail en collaboration avec d'autres artistes. Son travail actuel s'intéresse aux identités et mythologies culturelles. Active dans le milieu culturel montréalais, elle est membre du collectif de photographes Fovea et codirige l'Agence TOPO, un organisme favorisant la convergence de la photographie et de la littérature avec le multimédia. [...]D’origine argentine, César Saëz vit et travaille à Montréal depuis plus d’une dizaine d’années. Il possède une Maîtrise en Études Interdisciplinaires de l’Université Concordia et a reçu des bourses pour la recherche et la création d’œuvres multidisciplinaires. L’installation en lieu dit public, l’intervention urbaine et la manoeuvre clandestine signalent sa démarche. À travers des actions à caractère éphémère, l’artiste propose toujours une enquête sociologique pouvant questionner et repenser la portée significative du site choisi. Il est intervenu dans diverses villes telles Port-au-Prince, Berlin, Hambourg, New York, Helsinki, Buenos Aires, Mexico, Paris, Montréal et ailleurs dans la province de Québec. [...]Zazalie Z. (Nathalie Dion) participe sportivement à la vie culturelle depuis 15 ans. Elle explore l’art vocal joue sur les cordes de l’expérimental, s’amuse avec les sons et les mots et présente sa poésie sonore au Festival international de la Littérature à Montréal rediffusé sur la chaîne culturelle de Radio-Canada (Décrocheurs d’étoiles), à la SAT pour l’événement AfricAmerica-Vues d’Afrique à Montréal, au Festival international Crane (France) puis au Mi Bar (Barcelone-Espagne). Elle se joint au collectif Metamkine de Grenoble en compagnie des musiciens Martin Tétreault et Jean-Pierre Gauthier pour le laboratoire sonore Projet CUBE présenté à la Fonderie Darling. Elle collabore en tant que chanteuse et performeuse dans les documentaires Chroniques de Palestine de Pierre Bastien et Décapence de Florent Veilleux. Zazalie trafique également l’image, la photographie, le son et la poésie puis transpose son travail dans un monde virtuel « Projet femmes écrivaines-Fictions interactives » présenté lors des soirées Htmlles au Studio XX. [...](Source: http://www.agencetopo.qc.ca/civilites/bios.html)
Oeuvres sélectionnées
Parmi les oeuvres du Répertoire Lire la suite
Extraits d'articles: 
«Civilités questionne, dénonce, provoque et chacun des artistes qui a pris part au projet s'est employé à faire naître en nous une réaction, un sentiment, une révolte face à l'état du monde. Alors que la couleur dominante de l'œuvre était jusqu'à présent le rouge, brûlant et sanglant, un espace vert et pacifique, un nouvel espace public, s'ouvre au sein du projet pour laisser place à la parole de l'utilisateur. Chacun est alors libre d'envoyer un texte, une image, un dessin, de faire entendre sa voix. Et c'est au sein de cet espace en particulier, dans cette ouverture, que s'exprime l'idée qu'il est finalement peut-être possible de cohabiter dans un espace public, de partager, de collaborer. L'espoir réside en chaque personne, individuellement, en sa capacité de réponse, de contestation, d'expression.»(Cécile Petit (07/2005) «Civilités», Le Magazine électronique du CIAC, no22. En ligne: http://www.ciac.ca/magazine/archives/no_32/site.htm).
Site d'hébergement: 
Agence TOPO
Auteure, auteur du site: 
Quintas, Eva; Asselin, Guy; Roux, Jean-Sébastien
Organisation à la base du projet: 
Agence TOPO
Auteure, auteur de l'entrée
Date d'accès à l'oeuvre: 
2009-11-18
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