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Abrahams, Annie

Bram.org est le portail de l'artiste hypermédiatique Annie Abrahams, active sur le Web depuis 1997. Le portail permet d'accéder à un répertoire de toutes ses oeuvres classées par année ou période. Le site de cette pionnière de l'art sur le Web permet de mesurer l'évolution de sa carrière aussi bien au niveau technique que dans sa démarche artistique.

Une partie de la production artistique d'Annie Abrahams repose sur le principe de la création collaborative et participative. Par exemple, ses oeuvres Wishes/Voeux (1999-2000), SolitudeS (2004), Peurs (2007) et Violence (2008) sollicitaient les internautes sur plusieurs sujets ayant trait à des émotions intimes et personnelles, et les textes soumis par les internautes ont été employés de plusieurs manières, que ce soit à l'occasion de performances dans des galeries d'art et des festivals ou en étant compilés et reproduits à l'écran.

La démarche artistique d'Annie Abrahams aborde la question de l'identité à l'ère du numérique. Les fluctuations de son état émotionnel sont mises de l'avant dans certaines de ses oeuvres, dans une démarche d'extimité qui est commune à plusieurs artistes contemporains (notamment Ana Clara Voog). Les oeuvres d'Annie Abrahams doivent donc être considérées dans une logique de réseau identitaire où chaque nouvelle mise à nu par l'artiste s'inscrit dans un processus continu visant à former un portrait complexe et mouvant de l'artiste.

Le site d'Annie Abrahams lui permet également de recenser des archives de ses performances par le biais de textes et de vidéos documentant les événements auxquels elle a pris part. Ces archives peuvent également être consultées par catégorisations: collectif writing, performance, net art, video, curation, interviews, articles.

Citations: 
Souriez aux voisins le matin. I always liked to sing, but everybodytold me not to, anyway, I stopped smoking / J'ai toujours voulu chanter, mais on me disait de ne pas le faire, de toute façon, j'ai arrêté de fumer.
Bibliographie: 
Joyce, Lisa (2005) "Writing as a Woman: Annie Abrahams' e-writing", in Electronic Book Review; Writing (post) Feminism, en ligne: http://www.electronicbookreview.com/thread/writingpostfeminism/womblike (consulté le 9 septembre 2009)Gauguet, Bertrand (2000) "Entretien avec Annie Abrahams", in Archée, en ligne: http://archee.qc.ca/ar.php?page=imp&no=116 (consulté le 9 septembre 2009)Crispel, Aude (2007) "Breaking Solitude, d'Annie Abrahams, Clément Charmet et Panoplie.org (France), 2007-2008", in Magazine électronique du CIAC, numéro 29, en ligne: http://www.ciac.ca/magazine/archives/no_29/oeuvre2.htm (consulté le 9 septembre 2009)Rivoire, Annick (2008) "Annie Abrahams, Nicolas Frespech, l’un l’entretien de l’autre", in Poptronics, en ligne: http://www.poptronics.fr/Annie-Abrahams-Nicolas-Frespech-l (consulté le 9 septembre 2009)Fleckenstein, Kristie S (2007) "Who's Writing? Aristotelian Ethos and the Author Position in Digital Poetics", in Kairos, volume 11, numéro 3, en ligne: http://www.technorhetoric.net/11.3/topoi/fleckenstein/distributed.html (consulté le 9 septembre 2009)
Média
Année
Coordonnées de l'artiste: 
a@bram.org
Bio de l'artiste: 
Annie Abrahams, née fille de fermier dans un petit village des Pays-Bas. Quand elle rentre au collège, elle se tait pendant trois jours pour apprendre à ne plus s'exprimer en patois. À l'Université elle est frappée par la police pendant une manifestation. Après un doctorat de biologie, elle quitte son poste d'assistante chercheure quand ses collègues n'apprécient pas qu'elle lise Dostojevski le soir après son travail. Annie enseigne la biologie au lycée et obtient un diplôme aux Beaux-Arts. Avec deux années de bourse pour jeunes artistes en poche elle s'installe en France.L'ordinateur l'aide à gérer ses constructions, les mises en ordre possibles de ses tableaux chaotiques. Annie Abrahams montre pour la première fois des dessins d'ordinateur dans son exposition "Possibilités" à l'espace Forum à Nice en 1992. Quand en 1996 elle crée un espace relationnel pour une exposition à Nijmegen, Annie utilise l'internet pour être présente à distance. Depuis, elle crée des oeuvres conçues spécifiquement pour le Web et commence le site "Being Human" (low tech mood mutators / not immersive) où elle explore les modalités des communications interpersonnelles. Sylvie Parent écrivait sur ce travail: "L'oeuvre met ainsi en relief la volonté de communiquer, ses possibilités et ses limites. Elle jette un regard perspicace sur ce qui concerne chacun d'entre nous, ce qui fait de nous des êtres humains dans ce désir fondamental de se relier aux autres."Parce qu'Annie ne supporte pas les conséquences des Troubles Musculo Squelettiques dus à son travail sur ordinateur, elle passe en 2000 six semaines en psychiatrie. Aujourd'hui Annie Abrahams a appris à travailler avec moins de stress et une meilleure attitude devant l'ordinateur. Elle continue sa vie. Son travail a été montré dans de nombreux festivals et expositions internationaux multimédia et vidéo. (Skopje, Mexico City, Tallinn, Seoul, Atlanta, Montreal, Athens, Clermont Ferrand, Tokyo, Bristol, Seattle, Split, Rotterdam, San Fransisco etc.)(source: bram.org)
Extraits d'articles: 
Annie Abrahams's whimsical "wishes" resonates with the distributed quality of ethos through eunoia. Designed for the 1999-2000 issue of Riding the Meridian, "wishes" is part of Abraham's larger being human cyberpoem. The charming "wishes" site consists of a random array of demure boxes that flash into place when the site first loads. The boxes, outlined in narrow orange lines, encase plump pink circles which, in turn, surround pale round centers. The boxes are arrayed against a welcoming background. There is no threat of violence, dislocation, or alienation. Instead, the entire site with its cheerful sunshine yellow background solicits an engaging feeling of friendly mischief. Continuing this puckish quality are the boxes themselves. Each box is a link, connecting to images, sounds, words that express gentle wishes: a hand, a bird flying, the word "hope" outlined in stones on a sandy beach, the sound of applause, and so forth. One link opens to a dialogue box where the readers are invited to contribute their wishes as well, and the design of the site, with its tender ethos, sweetly persuades. In a pop-up box, linked to the small "info" at the bottom right of the site, Abrahams explains that readers can contribute wishes to another website connected to this project, and those wishes will be integrated into multimedia artwork that cycles back and forth between the web and the real world. While this version of "wishes" created for Riding the Meridian contains only "Annie's wishes," the promise, invitation, and pleasure of the digital poem lie in the readers becoming a part of its spirit. As the poet notes in her info pop up, she will "guard" the wishes the readers entrust to her, "shaping" them into HTML with the help of other web artists and "html lovers." Thus, "wishes" owes its aesthetic and ethical identity to an ecology of factors: artist, readers, word, image, scene, and machine.-Fleckenstein, Kristie S (2007) "Who's Writing? Aristotelian Ethos and the Author Position in Digital Poetics", in Kairos, volume 11, numéro 3, en ligne: http://www.technorhetoric.net/11.3/topoi/fleckenstein/distributed.html (consulté le 9 septembre 2009)
Auteure, auteur du site: 
Abrahams, Annie
Auteure, auteur de l'entrée
Date d'accès à l'oeuvre: 
2009-09-08