Affichage aléatoire

Déf. Des données textuelles, visuelles ou sonores sont traitées par un logiciel. La génération sans insertion est un cas particulier d’affichage aléatoire.
Barr, Pippin: All's Well That Ends Well

All’s Well That Ends Well est un jeu vidéo qui brise avec l’esthétique pixélisée des créations précédentes de Pippin Barr. Fait de dessins noirs sur fond blanc, le jeu consiste à faire traverser un objet volant de l’extrémité gauche de l’interface à l’extrémité droite en tentant d’éviter les obstacles. Que l'objet déplacé soit un avion dans un nuage de missiles ou une figure LEGO dans un orage de crânes, l’issue est toujours la même: l’objet volant sera toujours atteint par un projectile avant d'arriver à destination. Il tombera alors au sol, dans les crevasses de la montagne, où s’accumuleront de multiples carcasses puisque chaque «mort» engendre la réapparition d'un nouvel objet volant identique au lieu même de la défaite du précédent. Si les deux premiers niveaux du jeu sont fixes d’une partie à l’autre, les suivants sont générés de manière aléatoire: avatars et obstacles changent de nature, formant les associations les plus farfelues, telles que cette fuite d’une chaise attaquée de toutes parts par des poires. Réflexion sur la mort et sur l’absurde de l’éternel recommencement, ce jeu interminable, comme le révèle son créateur, reflète «the idea (…) of repeated death and of memories of that death, like the corpses left behind in many other video games. But pushed to an extreme for a particular effect» [1].

[1] Extrait de la description du jeu sur le site de l'artiste. En ligne: http://www.pippinbarr.com/games/ (consulté le 17 juin 2013).

Barr, Pippin: 30 Flights of Loathing

30 Flights of Loathing est un jeu faisant partie de l’ensemble Mumble Indie Bungle, qui regroupe cinq autres jeux créés par Pippin Barr. Après avoir téléchargé le jeu (celui-ci est disponible en version PC et en version Mac), le joueur doit faire monter les marches d’un escalier sombre à son avatar. Pour ce faire, le joueur doit taper sur son clavier les lettres qui sont inscrites sous chaque marche. Formant un long monologue pessimiste et défaitiste, le parcours de l’avatar est – comme c’est le cas de plusieurs autres des œuvres de Pippin Barr – très répétitif. Non seulement le message dévoilé au fil du jeu est déprimant, mais si le joueur, par mégarde, fait une erreur, son avatar chute de l’escalier, descente vertigineuse qui peut être très longue, et doit recommencer à zéro. À chaque échec, le texte de l’escalier se modifie, suivant une logique d’affichage aléatoire. Si le joueur parvient au bout de cet escalier de la dépression, un ciel étoilé apparaît en haut de l’interface et un texte s’affiche à l’écran – «You climbed 30 flights of loathing in 04:44» – avant que le personnage plonge à nouveau, chute interminable, au bas des marches. Et le jeu est à recommencer, ad vitam eternam. Métaphore de la dépression et du cercle vicieux de la pensée pessimiste, 30 Flights of Loathing véhicule une réflexion, comme plusieurs autres œuvres de Pippin Barr telles que Let’s Play: Ancient Greek Punishment, sur l’absurdité de l’existence et la monotonie de la répétition inscrite au sein de notre quotidien.

Forster, Andrew: Index Marmonneur

Index marmonneur est une œuvre d’Andrew Forster faisant partie du projet RACHID & ROSETTE, exposition en ligne qui a pour thème la Pierre de Rosette. Mais plutôt que d’aborder directement le thème, Forster a choisi de jouer avec le concept de traduction et de s'intéresser tout particulièrement aux mutations de sens qu’elle entraîne.

Son œuvre est ainsi constituée de phrases apparaissant à l’écran lorsque l'internaute y clique avec sa souris. Aussi, cliquer sur un mot de l’une des phrases fait apparaître une autre phrase où l’on retrouve le même mot, mais à l’intérieur d’un contexte totalement différent. Plusieurs clics à un même endroit ou en des endroits différents font apparaîtrent diverses phrases tirées de la base de données de l'oeuvre.

École de la Montage Rouge; Commun; Capitaine Soldat: ROUGE AU CARRÉ

ROUGE AU CARRÉ est une oeuvre interactive créée par L’École de la Montagne Rouge et l’agence Commun, en collaboration avec Capitaine Soldat (un projet du musicien Jean-Sébastien Massicotte-Rousseau), à l'occasion du conflit étudiant de 2012. L’œuvre concerne l’éducation et l’augmentation des frais de scolarité. Elle explore ce débat qui est devenu un enjeu social majeur au Québec, pour ne pas dire une véritable crise, et qui a été extrêmement médiatisé par les journaux papiers et télévisés. L’œuvre hypermédiatique s’impose ici comme une expérience artistique dans un contexte de mobilisation sociale, comme une apologie intertextuelle de la prise de parole du peuple inspirée par les écrits de Jean-Jacques Rousseau. Les créateurs invitent les internautes à «Laissez [leur] souris prendre la parole» et leur offrent de participer à cette prise de parole sociale, mais cette fois-ci à travers une œuvre participative collaborative.

En trame de fond de l'expérience hypermédiatique, une narration à voix multiples reprend des extraits du Contrat social de Jean-Jacques Rousseau et également de la Lettre à D’Alembert. On invite le public à interagir avec 22 tableaux inspirés de la mobilisation sociale et mettant en scène des citations de Rousseau qui exploitent les raisons de la création de l’œuvre et qui réitèrent cette remise en question des valeurs sociales et politiques au Québec. À travers ses écrits datant de 250 ans, Rousseau continue à interpeller et  invite l‘internaute à une lecture parallèle du présent, à une informatisation de la culture.

Les nouvelles technologies informatiques permettent une utilisation variée de l’art visuel, amplement illustrée dans ROUGE AU CARRÉ où le lien entre image et texte est constant; l’œuvre est empreinte de la notion d’iconotextualité. Dans le tableau «Débats» par exemple, le texte interactif forme une fleur de lys, alliant texte et art visuel. Le texte et l’image ne font qu’un; le plastique, l’écrit et le verbal sont réunis ici de manière explicite et convergente, le texte et l’image allant souvent dans le même sens. Certains liens entre l’image et le texte ne sont toutefois pas évidents à comprendre; le texte et l’image ne semblent pas toujours liés, comme on peut le constater dans le tableau «Loi». Chaque tableau est titré et s’associe constamment au même contenu iconotextuel.

ROUGE AU CARRÉ propose chaque fois un nouveau parcours puisque l'internaute n’aura jamais le même premier choix, que ce soit en actualisant la page ou en revenant plus tard sur l’œuvre. Il n’est pas possible de revenir sur un tableau spécifique sauf en parcourant l’œuvre une seconde fois ou bien en cliquant sur le lien «Du contrat social», qui offre un résumé de chaque tableau, mais sans l’expérience interactive. Les  différents parcours ne changent pas le message de l’œuvre puisque chaque tableau est indépendant des autres. Dans tous les cas, les parcours se terminent toutefois par «Débats», tableau qui invite le lecteur à participer, à se questionner.

Guillocher, Charles; Vidal Andres, Joan: Comme si de rien n'était

Comme si de rien n’était est une œuvre hypermédiatique textuelle à propos d’un couple dans une situation d’intimité. L’originalité du texte de Guillocher et Vidal Andres est qu’il en existe deux versions: l'une où le couple est en amour et fait preuve de tendresse, l'autre où l’homme est un prédateur sexuel qui a kidnappé une femme pour la violer. Ce sont les choix de l’internaute qui dictent quelle version apparaît.

En effet, lors de la lecture de l’œuvre, l’internaute a le choix de cliquer sur deux mots ou expressions dans le texte pour chaque nouveau fragment, ce qui permet de déterminer quelle version du paragraphe suivant (amour ou viol) s’affichera. Le texte se termine avec la phrase «Comme si de rien n’était», au moment où les deux personnages se rhabillent. Cliquer sur cette dernière ramène l’internaute au début du texte et lui permet de le relire en changeant ses choix.

April, Marie-Pier; Dumesnil-Poulin, Boris: Le graphique et le géographique

Le graphique et le géographique est une œuvre d’exploration de la ville de Montréal. Durant l’été 2012, Marie-Pier April et Boris Dumesnil-Poulin ont déambulé dans les rues de la ville avec en main un crayon, du papier et une boussole. Ils ont noté leurs pensées, des situations vues ou entendues et des commentaires personnels et ont dessiné les paysages urbains. Ils ont mis le résultat de leurs expériences urbaines en ligne et proposent à l’internaute de suivre leur parcours en mots et en dessins.

L’œuvre se divise en deux sections: «L’incapacité de dire l’Île» et «L’incapacité de faire le tour de l’Île». La première permet de déambuler dans la ville à l’aide de mots. Un simple champ textuel est affiché et l’internaute doit y entrer des termes reliés au paysage urbain (triplex, rue, boulevard, trottoir, parc, etc.). Des images associées au terme entré s’affichent, ainsi qu’une liste de lieux visités par les artistes. Par exemple, écrire «rue» fait apparaître la liste des différentes rues visitées (Peel, McGill, etc.). La seconde section présente le trajet subjectif emprunté par le duo d’artistes. En glissant sa souris sur le tracé, l'internaute voit textes et images se superposer, donnant ainsi à l'internaute l’illusion d’être en leur compagnie et d’écouter leurs pensées. Ces éléments ne sont pas fixés sur le tracé, mais s’affichent aléatoirement, pouvant ainsi créer une multitude de possibilités.

Johnston, David Jhave: etay

etay (anciennement intitulé Total Awareness Now) est un projet développé par David Jhave Johnston auquel ont participé près de vingt autres artistes: Silver Hearts, francoisLeKarybou, Svetlana et Andi Wallwhore, Nick Fox-Gieg, HARS, Dream Team, Elizabeth Whalley, Suzanne Hatt et Halil Sustam, Michael Alstad et Camille Turner, Jake Elliott et Ezara Hoffman, OVARIUM et Meredith Wrede. En janvier et février 2005, les participants étaient invités à habiter, chacun leur tour et pour une période de quelques jours, un appartement situé à Montréal. Cet appartement avait été préalablement équipé de quatre caméras permettant de filmer les activités des locataires ainsi que de plusieurs surfaces de projection, ordinateurs, capteurs, etc. Pendant leur séjour, les participants pouvaient manipuler et positionner les caméras et utiliser le matériel enregistré pour créer de courtes vidéos. De même, des images captées dans certaines zones de l'appartement étaient automatiquement remixées pour créer des vidéos projetées sur différentes surfaces de l'appartement lors de son occupation.

Le site Web du projet etay présente les archives des vidéos produites par les participants. Certaines impliquent des mises en scène sophistiquées et sont riches en accessoires, alors que d'autres touchent de plus près au quotidien et à l'ordinaire. L'internaute navigue à travers les vidéos du site grâce à une interface présentant deux sufaces de projection. Des menus au bas de ces surfaces permettent de sélectionner la vidéo désirée. Les surfaces de projection sont présentées sur des photographies prises à Montréal; l'internaute peut passer d'une photographie à l'autre en utilisant un menu situé dans le haut de l'écran. Il est aussi possible d'appeler des fenêtres supplémentaires en cliquant sur le signe «+» dans le coin supérieur gauche de l'interface. Ces fenêtres supplémentaires sont mobiles et l'internaute les contrôle à partir d'un menu apparaissant dans la partie supérieure de l'écran (format liste). Finalement, une trame sonore individuelle accompagne chacune des vidéos. Il est possible de régler le volume de ces trames sonores et d'en interrompre/reprendre la lecture grâce à des barres de contrôle individuelles.

Johnston, David Jhave: THOEMS

THOEMS (contraction de l'expression THOught-poEMS) est une oeuvre poétique de David Jhave Johnston qui allie texte, son et vidéo. À partir d'une banque de 19 vidéos, 6 poèmes et quelque 330 polices de texte, l'oeuvre génère aléatoirement des agencements visuels et sonores originaux: alors que des segments de vidéos défilent en arrière-plan, des strophes tirées des poèmes se promènent à l'écran. Chaque nouvelle strophe qui apparaît est inscrite à l'aide d'une police différente. En même temps, d'autres mots tirés des poèmes s'agitent dans tous les sens, comme portés par le courant. (Il est à noter que toutes les vidéos présentent des environnements liquides.) En trame sonore, on entend des bruits saisis à l'extérieur (bruits d'avions, ruisseau, trafic automobile, etc.) auxquels s'entremêlent parfois des voix humaines.

L'internaute peut contrôler plusieurs paramètres de visualisation à partir de menus situés au bas de la fenêtre principale. Il faut souvent glisser le curseur de la souris sur les zones occupés par ces menus pour les faires apparaître. Dans le coin inférieur gauche, un menu permet de choisir la vidéo en arrière-plan et d'activer/désactiver la fonction vidéo aléatoire. Au-dessus de ce menu, quatre contrôles servent à interrompre ou à reprendre la lecture des vidéos, des poèmes ou de la trame sonore. Grâce à ces contrôles, il est aussi possible de masquer les vidéos et/ou le texte. Une grille dans le coin inférieur droit sert quant à elle à sélectionner la police d'affichage des textes et d'activer/désactiver la fonction police aléatoire. Au-dessus de cette grille, vers la gauche, six petits carrés sont associés aux six poèmes contenus dans l'oeuvre. Il suffit de glisser le curseur de la souris sur un de ces carrés pour faire apparaître un poème dans son entièreté. Finalement, au centre de l'écran, deux carrés blancs permettent de passer d'un mode de visualisation pleine largeur à un mode de visualisation n'occupant que la moité de l'écran. Lorsque l'internaute sélectionne ce deuxième mode de visualisation, la liste des poèmes demeure accessible en tout temps sur la droite. (En mode pleine largeur, cette partie de l'écran est occupée par une image miroir de la vidéo en cours de lecture.) Finalement, en cliquant sur la vidéo en cours de lecture, l'internaute peut appeler une nouvelle strophe. S'il ne clique pas, chaque strophe est automatiquement remplacée par une autre au bout de quelques secondes.

Les poèmes de Jhave abordent des questions de biologie, d'identité, de neurologie, de philosophie et de sexualité. Les textes sont parfois opaques, cherchant à imiter les comportements du subconscient humain.

Johnston, David Jhave: Bathroom Sketches

Bathroom Sketches présente une collection d'expérimentations vidéo interactives de l'artiste David Jhave Johnston qui allient séquences vidéo aléatoires et textes poétiques. La très grande majorité des 28 pièces présentées sur Bathroom Sketches ont été réalisées à partir de matériel produit par l'artiste lors du tournage d'un film à propos de Dieu. Il s'agit d'expérimentations techniques et visuelles, de réflexions conçues en marge du projet et participant à son développement esthétique. Il est à noter que la principale particularité du film de Jhave est d'avoir été tourné entièrement dans sa salle de bain. (D'ailleurs, sur la page principale du projet, l'artiste décrit ses pièces comme une série de «moist experiences of minimalist literature».)

Toutes les pièces sur Bathroom Sketches sont accompagnées d'un texte de présentation où l'artiste explique son cheminement. Les codes de chacune des pièces peuvent être téléchargés. Certaines des vidéos sont offertes en anglais et en français. Les modes d'interactivité varient d'une pièce à l'autre: parfois, l'internaute ne fait qu'activer la vidéo. Parfois, il est possible de cliquer ou d'utiliser les flèches du clavier pour contrôler le défilement du texte. Les extraits vidéo utilisés en arrière-plan se succèdent aussi souvent aléatoirement ou selon des rythmes variables, générant une nouvelle expérience visuelle à chaque activation.

Johnston, David Jhave: Zero Whack

Zero Whack est une oeuvre de David Jhave Johnston qui génère aléatoirement des couvertures de livres imaginaires à partir de plusieurs banques d'éléments textuels et d'images. Au total, huit banques sont utilisées: une banque de 139 titres de livres fictifs, une autre de 253 photos, une de 53 blurbs, une de 44 synopsis, une de 285 prénoms, une complémentaire de 1061 noms de famille, une de 1293 villes et, finalement, une dernière banque de 9954 maisons d'édition. Les titres et les synopsis ont d'abord été écrits par l'artiste, puis recherchés sur Google afin de s'assurer qu'ils ne retournaient aucun résultat. (En langage informatique, une recherche qui ne retourne aucun résultat est un «zero whack».) Les noms et prénoms sont empruntés à Wikipédia et aux amis de l'artiste. Les villes, utilisées pour identifier les lieux d'édition, sont des villes du Québec. Les photos ont été prises entre Berlin et Montréal en 2010. Les blurbs ont été écrits par l'artiste et «are inspired by excess catharsis everywhere» [1]. Finalement, les noms des maisons d'édition fictives sont des termes tirés de pourriels compilés par l'artiste. À chaque fois que l'internaute recharge la page de l'oeuvre ou clique sur la flèche située dans le coin supérieur gauche, une nouvelle couverture de livre fictif est générée en combinant des éléments de ces huit banques.

Il est possible de générer des couvertures de livres en français ou en anglais. Il est à noter que la version originellement travaillée par l'artiste est la version anglaise; la version française ne fait que reprendre les mêmes éléments, traités par l'outil de traduction en ligne Google Translate (ce qui donne d'ailleurs à la version française de Zero Whack un caractère loufoque certain).

 

[1] Extrait du texte de présentation de l'oeuvre, sur la page d'accueil.

Liszkiewicz, A. J. Patrick: M!ndsweeper

M!ndsweeper est une réinterprétation du jeu classique Minesweeper (Démineur) par l'artiste A. J. Patrick Liszkiewicz, membre du collectif Rust Ltd. Dans la version de Liszkiewicz, les clics du joueur sur les cases du jeu ne révèlent pas des chiffres, mais plutôt des lettres, dont la signification change à chaque nouvelle partie. Lorsque l'internaute clique sur une case «minée», un point d'exclamation apparaît, entouré d'une explosion minimaliste. Il s'agit à la fois d'une oeuvre de poésie concrète et d'un jeu, d'un hommage au Minesweeper et au dadaïsme. Lorsque l'internaute termine une partie, il peut en publier l'image en ligne ou l'imprimer pour la conserver comme un tableau.

Wylde, Nanette: Descriptors

Descriptors est une oeuvre de Nanette Wylde d'abord créée en 1999 pour une exposition à San José, en Californie. La version originale, programmée sur Director, permettait de générer aléatoirement des descriptions à partir d'une banque de 750 mots. La version disponible en ligne, réalisée en 2011, est entièrement reprogrammée en Flash et utilise une banque de 2800 mots et 9 structures descriptives différentes.

L'internaute ne peut interagir avec l'oeuvre. Les descriptions défilent sans fin, à des rythmes variables, sans qu'aucune intervention ne soit nécessaire. Les descriptions s'appliquent potentiellement toutes à des êtres humains et proposent des identités souvent loufoques, telles que «street artist & general laborer», «co-pilot & brain surgeon» ou «uptight plastic surgeon».

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