Écran

Friedberg, Anne; Loyer, Erik: The Virtual Window Interactive

The Virtual Window Interactive est une œuvre qui accompagne le livre The Virtual Window: From Alberti to Microsoft d'Anne Friedberg. Elle reprend essentiellement le même thème que ce dernier, soit l'influence du cadre dans notre perception du monde.

L'œuvre s'ouvre en demandant à l'internaute de dessiner une ouverture sur un fond noir, en cliquant et déplaçant (click&drag) son curseur. Ce faisant, les différents ratios d'écran (16:9, 4:3, etc.) sont indiqués selon le rectangle tracé, qui laisse alors apparaître une silhouette regardant vers cette ouverture. Une fois cela fait, l'internaute a la possibilité de modifier ce qui est présenté en ouvrant le menu accessible grâce à la flèche située au bas de l'écran. Les différents choix proposent un parcours interactif suivant l'historique du cadre et de la fenêtre («aperture» en anglais) depuis le treizième siècle jusqu'en 2025, afin de nous présenter la manière dont ceux-ci fonctionnent, de la fenêtre anglaise au iPod en passant par la camera obscura. Il est également possible de changer la silhouette de l'observateur (homme, femme, enfant, chien) et même d'insérer l'adresse Internet d'une image.

Lorsque le menu est caché, une série de mots-clefs se déplacent dans l'espace, et un clic fait apparaître un bref commentaire sur les concepts abordés. Tout en haut, à gauche, le bouton «in depth» permet de passer à des explications et autres textes plus approfondis.

Up Against the Screen Mother Fuckers, Justin Katko

L'animation Up Against the Screen Mother Fuckers de Justin Katko est née d'une simulation ratée sur CAVE writing text editor. CAVE est un environnement virtuel de la grosseur d'une pièce ordinaire où un utilisateur peut s'immerger et manipuler différents éléments graphiques et/ou textuels projetés sur les murs. Lorsque Katko a essayé de visualiser son poème «Up Against the Screen Mother Fuckers» sur le simulateur CAVE writing text editor, une erreur s'est glissée dans le code et a donné lieu à un chaos de couleurs partant dans toutes les directions. L'artiste a décidé de conserver cette simulation ratée et de l'éditer en y ajoutant une trame sonore improvisée et une simple lecture du poème. Le poème appelle l'internaute à briser l'écran, à entrer dans une lutte anarchique contre les protocoles de l'image.

Hébergé par le site de l'artiste, «Formes libres flottant sur les ondes» est un hypertexte divisé en 29 tableaux, chacun abordant à sa façon la problématique de la nouvelle réalité informatique et de son rapport à l’homme. Des thèmes comme l’amour, le désir, la sexualité, l’autre, la solitude, le langage, les mots et la recherche de sagesse se retrouvent au travers de textes poétiques et d’animations iconographiques. À la fin de l’œuvre, l’internaute est interpellé  par des drôles de questions telles que «si je parle à mon écran, va-t-il me répondre? Si mon écran me parle, vais-je lui répondre? Si je vois l’autre dans mon écran, va-t-il me voir aussi? Si ma souris s’échappe, est-ce que lui courrai après? Si ma raison s’égare, est-ce que ma souris la rattrapera?» afin de le faire réfléchir à la situation actuelle.
Post–Audio_DVD est une compilation d’œuvres audiovisuelles rassemblées par l’artiste Gennaro De Pasquale. Préoccupé par la question de «la représentation du son à travers l’image, les objets et les installations, ainsi qu’au son comme matière, langage et œuvre artistique autonome», il met de l’avant une création où la musique accompagne la vidéo plutôt que l’inverse. Des sonorités électroniques, informatiques, cacophoniques, technologiques sont au rendez-vous et affectent à la longue, par leurs intensités, l’état psychique du spectateur.
Talan Memmott: Lexia to Perplexia

Lexia to Perpexia est une oeuvre morcelée qui aborde, par des images et du texte, la question de la communication rendue possible par le réseau Internet. L'internaute navigue dans une série de tableaux reprenant une esthétique électronique classique, rappelant les premiers ordinateurs: fond noir, texte vert ou bleu, etc. Souvent, les fragments de texte se superposent les uns aux autres ou se mélangent aux illustrations, rendant la lecture difficile et rappelant la surcharge d'informations circulant sur le Web. En filigrane, l'auteur aborde les problèmes de l'identité, de la conscience et de leur prolongation dans les communications générées par l'individu connecté sur le Web: dans ce monde assailli de flux, où se situent les limites du soi?

Cette oeuvre de l'artiste minimaliste Elout De Kok présente un écran embrouillé, comme celui d'une télévision réglée sur un poste vacant. Les mouvements de la souris de l'internaute sur la fenêtre influencent l'orientation et le comportement de l'image.

«Le paysage, au fond» est une oeuvre collaborative où l'artiste a demandé aux internautes d'envoyer une capture de leur fond d'écran (bureau). Une série de bouts de texte défile très rapidement et s'arrête pour présenter un fond d'écran. Lorsque l'internaute clique sur celui-ci, le texte réapparaît et ainsi de suite.
Fox, Joel: Thisisneen.com

Cette oeuvre met en relief l'interactivité du Neen Art, une forme d'art qui s'est développée avec l'Internet (voir afterneen.com). Des petits écrans noirs sont inertes jusqu'à ce que l'internaute les effleure à l'aide du capteur de position, suite à quoi ils s'éveillent et se déplacent.

Amorphoscapes est la vitrine artistique d’un projet de Stanza réalisé entre 1997 et 2007. Il fut d’abord diffusé dans plusieurs galeries d’art à travers le monde avant de se retrouver sur le Web. Le site présente vingt-huit œuvres numériques interactives et génératives liant l’univers artistique à celle scientifique. Les amorphoscapes de Stanza sont des paysages abstraits, à la fois visuels et sonores qui s'érigent sous les yeux de l'internaute.
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