Écologie

Canyonlands: Edward Abbey In the Great American Desert est un projet développé par l’anthropologue et cinéaste Roderick Coover. Il s’agit d’un documentaire explorant la pensée et l’héritage d’Edward Abbey (1927-1989), un écologiste qui dédia sa vie à la préservation du Canyonlands National Park, en Utah. À travers une série d’entrevues avec des proches d’Abbey, de documents d’archives (lettres, cartes, photographies, etc.), de lectures de textes écrits par l’écologiste, de vignettes informatives et de graphiques statistiques de toutes sortes, l’internaute est ainsi invité à découvrir l’histoire du parc de Canyonlands des années 1950 jusqu’à aujourd’hui. Celle-ci est marquée par l’urbanisation de ses zones périphériques, par la construction sauvage de routes et de barrages, par la destruction de quelques-uns de ses plus beaux monuments naturels et par l’exploitation minière croissante de ses sols. Canyonlands témoigne des luttes qui ont été menées et perdues mais aussi des petites victoires, posant un regard lucide et impitoyable sur le mode de vie américain et sur ses conséquences sur l’environnement. Il s’agit d’une œuvre écologiste profondément idéologique, épousant de près la philosophie de résistance anarchiste d’Abbey.

Formellement, l’œuvre est constituée d’un long panorama divisé en 21 segments. Ce panorama, développé à partir de la métaphore de la carte, suggère les contours des canyons tant affectionnés par Abbey. Pour naviguer latéralement entre les différents segments, l’internaute n’a qu’à utiliser les deux flèches situées de part et d’autre de l’écran. Il est aussi possible de simplement passer par le menu placé sur la gauche, où chaque segment est identifié par un numéro renfermant un lien cliquable. Sur la carte servant d’interface de navigation, cinq types d’icones permettent d’activer des types de contenus différents: des documents produits par ou à propos d’Abbey, des vidéos basées sur les écrits d’Abbey, des entrevues avec des proches de l’écologiste, des vidéos d’archives et des textes secondaires. Les textes secondaires apparaissent dans des vignettes lorsque l’internaute survole du curseur de sa souris les icones qui leur sont associées; l’activation des autres types de contenus se fait quant à elle en cliquant sur les icones concernées. Les vidéos en cours de lecture apparaissent au centre de l’écran et aucun contrôle ne permet d’en interrompre le visionnement, d’avancer ou de reculer. En fait, une vidéo lancée ne pourra être interrompue avant terme que si l’internaute active un autre contenu audiovisuel ou passe à un autre segment du panorama. Une fonction de lecture automatique permet de visualiser dans l’ordre tous les contenus vidéo, sans avoir à les activer soi-même. Cette fonction est conçue pour offrir un premier survol d’environ 60 minutes de l’ensemble de l’œuvre. Toutefois, pour accéder aux contenus audio seulement (sans vidéo) et aux autres textes et pièces d’archives secondaires, l’internaute doit à tout prix désactiver la lecture automatique pour naviguer par lui-même dans le panorama.

Roderick Coover a pensé Canyonlands comme un documentaire cinématographique panoramique interactif, forme filmique qu’il a baptisée «cinemascape». Il s’agit en fait de sa deuxième expérimentation avec cette forme nouvelle, ayant produit Voyage Into the Unknown un an auparavant. Il est à noter que Roderick ne se détache toutefois pas encore tout à fait du documentaire classique dans sa conception de Canyonlands, ayant produit parallèlement une version filmique plus traditionnelle de son documentaire, destinée à être projetée en salles. Il n’en demeure pas moins que le développement du «cinemascape» représente une avenue intéressante pour penser l’avenir du documentaire interactif sur le Web, utilisant la métaphore de la carte pour questionner le processus de lecture. Comme l’affirme Coover à propos de son expérience du désert, au cœur de Canyonlands:

Walking in the desert constantly offers a set of choices and one needs to be aware of the signs in the moment, and paths usually aren't really visible. This makes his experience quite different from hiking along marked trails and wooded mountain tops. Walking becomes a creative experience and, in a way, it becomes a readerly process, too. [1]

Bref, cette approche géographique, où l’internaute «marche» ou «parcourt» le documentaire peut-être davantage qu’il ne le «visionne» au sens classique du terme, offre un regard très différent sur la pratique du documentaire Web, souvent associée à l’école ONF (Code Barre, PIB, Qui nous sommes, etc.) faisant la part belle aux interfaces blogue et aux index classiques de types alphabétiques ou autres, ou à l’archive simple, façon La cité des mortes. Thème, contenu et forme s’entrecroisent, se mélangent, l’un devenant l’image de l’autre, et vice versa.

 

[1] Coover, Roderick (2010) «Roderick Coover, Larry McCaffery, Lance Newman and Hikmet Loe: A Dialogue about the Desert», Electronic Book Review. En ligne: http://www.electronicbookreview.com/thread/criticalecologies/ecoconnected (consulté le 27 juin 2012)

Dubois, Frédéric: Trou Story

Trou Story de Frédéric Dubois est la contrepartie Web interactive du documentaire Trou Story de Richard Desjardins et Robert Monderie, lancé en salles en novembre 2011, et en DVD en mai 2012. L'initiative Trou Story vise à dénoncer les abus des compagnies minières au Québec et les dommages environnementaux dont elles sont responsables. Le site Web contient plusieurs volets, dont le principal est un parcours interactif qui permet à l'internaute d'exploiter une mine virtuelle en suivant les six étapes du cycle minier: chaque étape présente une tâche à accomplir, un peu sous le mode du jeu vidéo, et propose un contenu informatif que l'internaute peut visualiser en cliquant sur un lien au bas de l'écran. Des extraits audio tirés du documentaire filmique de Desjardins et Monderie viennent enrichir le parcours. Le site Web de Trou Story contient aussi de l'information sur le film de Desjardins et Monderie (affiche à télécharger, bande-annonce, dossier de presse, etc.); une carte interactive des activités minières au Québec, utilisant la technologie Google Maps; un long texte informatif sur la situation minière québécoise; la liste des crédits complets pour le projet; et des informations destinées à la presse. Une version anglophone du site, intitulée The Hole Story, est hébergée au http://theholestory.nfb.ca/#/theholestory.

Mendes, Jeremy; Allison, Leanne: Bear 71

Bear 71 est un documentaire interactif produit par Jeremy Mendes et Leanne Allison, en collaboration avec le National Film Board of Canada (branche anglophone de l'Office national du film du Canada). Le documentaire est construit à partir d'images saisies par des caméras de surveillance installées dans le parc national de Banff, au coeur des Rocheuses canadiennes. En trame sonore, on entend une voix de femme narrer l'histoire de l'ourse 71, une femelle grizzly munie d'un radio-émetteur ayant permis de recueillir des informations sur ses déplacements de 2001 jusqu'à sa mort en 2009. Le récit à la première personne se comprend comme un dispositif narratif servant de support à un discours écologiste qui dénonce les intrusions humaines dans les territoires occupés par des ours et autres espèces animales partageant leur environnement: on prête à l'ourse la capacité d'analyser non seulement sa propre vie, mais les conditions plus larges (commerciales, industrielles, etc.) qui l'influencent et lui donnent forme.

L'internaute peut interrompre la narration à tout moment et se servir d'un menu caché dans le coin supérieur gauche de l'écran pour sauter d'un chapitre à l'autre. De plus, pendant l'écoute, l'internaute est invité à parcourir une carte virtuelle représentant les différentes zones du parc national de Banff. Sur cette carte en trois dimensions, on voit non seulement les montagnes, les lacs, les routes et les autres repères géographiques habituels, mais aussi les caméras de surveillance placées par les gardes forestiers et les mouvements des animaux en déplacement, munis de radio-émetteurs, représentés par des points en mouvement. En cliquant sur ces points, l'internaute fait apparaître des images de l'animal, différentes données statistiques sur son espèce et parfois même des petits détails amusants concernant un individu en particulier. Un point supplémentaire, représentant l'internaute lui-même, est associé à des images saisies par la webcam de l'utilisateur. Il est à noter qu'à certains moments clés de la narration, du texte apparaît dans la partie supérieure de l'écran. À d'autres moments encore, des films se déclanchent automatiquement, sans que l'internaute n'ait à les activer.

Un menu au bas de la fenêtre de visionnement permet d'accéder à un texte de présentation écrit par les auteurs, de lire la version texte de la narration, de visiter le Tumblr du projet, de visionner la liste des crédits, de partager l'oeuvre sur différents réseaux sociaux et de contrôler le volume de la piste audio.

Tacha, Athena: The Human Body

The Human Body: An Invisible Ecosystem est une oeuvre sur CD-ROM de l'artiste Athena Tacha. Cette oeuvre, qui unit photographies du corps humain (gros plans anatomiques, internes et externes), microphotographies (images de micro-organismes réalisées au microscope) et articles encyclopédiques scientifiques, présente différentes parties de l'anatomie humaine par le biais des virus, bactéries, protozoaires, champignons, levures et autres acariens qui l'habitent. Le lecteur navigue dans les différentes sections à partir d'un menu où sont identifiées les parties du corps traitées ainsi que les grandes familles de micro-organismes répertoriées par l'artiste. En cliquant sur une des parties du corps, le lecteur fait apparaître une photo de celle-ci, entourée d'une liste de micro-organismes qui peuvent s'y loger. Les termes de cette liste sont cliquables; le lecteur peut s'en servir pour appeler tantôt des photographies des micro-organismes, tantôt des films réalisés au microscope, tantôt des définitions encyclopédiques. Ces dernières contiennent des hyperliens qui renvoient à des articles plus détaillés, aussi accessibles lorsque le lecteur clique sur le nom d'une des familles de micro-organismes dans le menu principal. Dans le coin inférieur droit, un petit panneau de contrôle permet de passer d'une section à l'autre, de revenir au menu principal ou d'accéder à l'aide à la navigation.

Joseph, Chris: NRG
NRG

NRG est un jeu à vocation éducative créé par Chris Joseph. Le joueur y incarne le nouveau président du World Energy Directorate, un organisme chargé de réguler le développement des énergies (nucléaire, thermale, hydroélectrique, etc.) pour l'ensemble de la planète. Au début du jeu, on informe le joueur de la situation énergétique en 2010: population mondiale, volume de CO2, consommation globale. Ensuite, pour chaque tranche de 10 ans, le joueur doit déterminer quelles seront les quatre sources d'énergie mises en valeur au niveau mondial. L'interface de sélection donne accès à du contenu éducatif (texte et vidéo) sur les formes d'énergie proposées. Lorsque le joueur a fait ses choix, il est redirigé vers une autre interface présentant les conséquences des politiques du World Energy Directorate. Il est à noter que plusieurs scénarios sont disponibles et que les mêmes choix n'ouvrent pas toujours sur les mêmes conséquences. Au terme de la partie, on présente au joueur le bilan de son mandat de 40 ans, sous la forme d'une entrée de journal intime qui l'invite à poser un regard plus réflexif sur ses propres pratiques énergétiques. Aussi, bien que le discours écologiste du créateur encourage l'adoption de stratégies minimisant la production mondiale de CO2, le joueur optant pour des énergies «sales» n'est pas pénalisé. En effet, aucun dispositif n'informe le joueur de sa situation de «gagnant» ou de «perdant»; sa propre conscience est le seul juge de sa réussite.

NRG a d'abord été conçu pour être montré en installation. L'installation NRG, présentée dans différents festivals, est alimentée par des dynamos fixés sur des bicyclettes, ce qui lui confère une empreinte écoénergétique nulle. Il est toutefois possible de télécharger une version .iso du jeu sur le Web, permettant d'en créer une version CD-ROM compatible Mac et PC.

Laï, Tamara: a Terra sacrificada

a Terra sacrificada est un projet en deux phases auquel ont contribué près de 55 artistes d'une quinzaine de pays différents. Initié par Tamara Laï, le projet gravite autour d'un constat écologiste simple: la terre est malade.

Lors de la première phase, les artistes participants étaient invités à soumettre en ligne une contribution traitant de l'état actuel de la planète. Ces contributions, accessibles en cliquant sur les noms des participants dans la zone verte au centre de l'écran d'accueil, prennent des formes variées: vidéos, photos, poèmes, montages visuels, textes essayistiques, etc. Il y est question non seulement d'écologie, mais aussi de politique (américaine et israélienne), de nouvelles technologies et d'histoire coloniale - bref, de tout ce qui affecte la "santé" de la planète au sens large.

Lors de la deuxième phase, organisée en projet pédagogique, l'artiste a visité des écoles pour demander à des enfants de 6 à 12 ans ce à quoi ils souhaitaient que la terre ressemble quand ils seront grands. Ces témoignages ont été retranscrits et sont présentés accompagnés d'images sur le site de a Terra sacrificada.

Waterlife: Kevin McMahon

Waterlife est un imposant documentaire interactif réalisé par Kevin McMahon à propos des Grands Lacs. Il s'agit avant tout d'un documentaire écologiste, questionnant nos habitudes de vie et leur influence sur les réserves d'eau potable mondiales.

Le documentaire est divisé en plus de 100 segments. Pour passer d'un segment à l'autre, l'internaute peut utiliser une interface où chaque segment est représenté par une miniature intégrée à une mosaïque représentant les Grands Lacs. Il peut aussi se servir d'une barre de navigation au bas de l'écran, composée de petits traits bleus correspondant à chacun des extraits. De plus, une liste d'hyperliens thématiques est disponible dans le coin supérieur gauche. Il suffit que l'internaute passe le curseur de sa souris sur l'inscription "WATER IS >" pour qu'elle apparaisse. Plus simplement encore, deux flèches placées dans le coin inférieur droit permettent de parcourir linéairement le documentaire, segment après segment.

Chaque segment est composé d'une variété d'éléments différents: témoignages audio, films, hypertextes informatifs, photographies, schémas animés... Le plus souvent, pendant que des films défilent en arrière-plan et que des témoignages audio se font entendre, l'internaute est invité à parcourir à son rythme un ensemble de notes présentées sur des petites cartes ou des fiches. Il est aussi possible de masquer le texte pour mieux visualiser les extraits vidéo. Plusieurs éléments ludiques sont intégrés aux interfaces pour amuser l'internaute: trombones que l'on peut pousser d'un côté à l'autre de l'écran, blocs Post-It à feuilleter, etc.

La trame sonore de l'oeuvre est constituée de pièces de Sam Roberts, The Allman Brothers, Dropkick Murphys, Sufjan Stevens, Sigur Ros, Robbie Robertson, Daniel Lanois, Phillip Glass, Brian Eno et The Tragically Hip. L'internaute peut sauter d'un morceau à l'autre en cliquant sur le lien "MUSIC".

Finalement, une liste de liens complémentaires tout au bas de l'écran permet d'accéder à une sélection de ressources communautaires pour la protection des Grands Lacs, à un texte de présentation général du projet Waterlife, au témoignage du directeur et à l'horaire des projections publiques du documentaire, présenté à travers le Canada.

L'éprouvette; Loc Dao, The Vacuum

L'éprouvette est un film éducatif interactif mettant en vedette David Suzuki. Suzuki y présente un de ses arguments favoris pour expliquer les dangers de la surpopulation et de la surconsommation: l'argument de l'éprouvette. Comme les bactéries se reproduisent de façon exponentielle, une bactérie isolée mettra 59 minutes pour donner naissance à une colonie occupant 50% de l'éprouvette dans laquelle elle est placée - mais il ne faudra ensuite qu'une minute (la 59e) pour que le reste de l'éprouvette soit envahi... Pour Suzuki, nous sommes actuellement au seuil de cette 59e minute: bientôt, nous n'aurons plus ni espace, ni nourriture. À nous de choisir comment nous occuperons cette dernière minute.

En accédant au projet, du texte demandant à l'internaute ce qu'il ferait s'il avait un peu plus de temps apparaît à l'écran. Un champ de saisie permet d'inscrire une réponse. Une fois que l'internaute soumet sa réponse, le film éducatif commence. Suzuki, sur fond noir, explique la théorie de l'éprouvette. Lorsque l'internaute place le curseur de sa souris sur Suzuki, un contrôle permettant d'agrandir ou de rétrécir l'image devient visible. En arrière-fond, au fur et à mesure que progresse le film, des bactéries se multiplient. Chacune de ces bactéries représente un tweet contenant la réponse saisie par l'internaute au début du film. L'internaute, petite bactérie se croyant unique, prend ainsi conscience de l'existence d'une multitude d'autres bactéries occupées à des activités similaires aux siennes... (Les tweets peuvent être lus en cliquant sur les bactéries.) La prolifération de ces bactéries suit également le récit de Suzuki; celles-ci se reproduisent donc à l'écran en suivant une courbe exponentielle. 

Au bas de l'écran, un menu donne accès à du contenu supplémentaire: documentation à propos de la théorie défendue dans L'éprouvette, présentation du documentaire complémentaire Force of Nature de Sturla Gunnarsson, guide d'enseignement pour l'utilisation de L'éprouvette à des fins pédagogiques, liste de films de l'ONF abordant des thématiques semblables... Un lien intitulé "Ce que d'autres font" ouvre aussi une interface montrant toutes les réponses des internautes précédents, classées en fonction de leur popularité. Le projet est disponible en français et en anglais.

L'éprouvette a notamment remporté le titre de la Meilleure campagne communautaire de l'année aux Prix des nouveaux médias canadiens de 2010. Le projet est disponible en ligne sur le site de l'ONF et sur iTunes App Store.

Écologie sonore

Produit dans le cadre des documentaires interactifs de l'ONF, Écologie Sonore explore le problème toujours grandissant de la pollution sonore en milieu urbain. La navigation dans le documentaire Web se fait à travers quatre paysages (la ville, la banlieue, la nature, l'ermitage) investis tant sur le plan visuel que sonore. Chacun de ces paysages présente des bruits lui étant propres – que ces bruits soient liés aux technologies humaines (les moteurs) ou d'origine naturelle (le chant des oiseaux) – et invite l'internaute à en apprendre davantage sur leur provenance, leur rôle, leur impact, ainsi qu'à partager ses expériences personnelles quant à ceux-ci. En effet, l'interactivité du documentaire se concentre surtout dans ces réponses et commentaires que les internautes peuvent laisser un peu partout dans le documentaire, après qu'ils aient été jugés acceptables par l'ONF.

Ecotonoha est un projet qui permet aux internautes, ainsi qu’aux utilisateurs de téléphones portables, de nourrir un arbre virtuel en envoyant des bribes de textes, chaque texte formant une feuille de l’arbre. Cette œuvre collaborative révèle aussi une démarche écologique contre le réchauffement de la planète: à tous les cents messages envoyés, un arbre est planté par l’entreprise NEC.
Documentation de l'oeuvre The Eighth Day. Lorsqu'elle est présentée, cette oeuvre prend la forme d'un environnement comprenant un écosystème fermé et peuplé de créatures transgéniques (poissons, souris et plantes). Ces créatures ont toutes été modifiées génétiquement par l'ajout de la Green Fluorescent Protein à leur code génétique, ce qui les rends fluorescents lorsqu'exposés à des rayons ultraviolets. L'oeuvre comprend également un biobot, un robot dont le « cerveau » est composé d'amibes transgéniques. Le biobot est lié au Web, ce qui permet aux internautes de voir l'écosytème de l'intérieur et de changer de point de vue en déplaçant le biobot.
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