(Source: AFP dans Technaute.com)
Une maladie virtuelle, qui s'est accidentellement propagée dans le jeu vidéo en ligne le plus populaire, pourrait aider les chercheurs à prédire l'impact de véritables épidémies, selon une étude publiée mardi. Des jeux vidéo, tel World of Warcraft, lancé en 2004, pourraient bientôt devenir des espaces de test dans la lutte contre la grippe aviaire, le paludisme, ou un autre virus meurtrier encore inconnu, explique à l'AFP une des auteurs de l'étude, Nina Fefferman de l'Université Rutgers, dans le New Jersey.
Des discussions sont en cours avec Blizzard, le développeur de ce jeu, afin de voir comment de futures mises à jour du jeu pourraient venir en aide au monde scientifique, ajoute-t-elle.
«Alors que la technologie et la biologie deviennent de plus en plus partie intégrante de notre vie quotidienne, ce rapprochement entre des virus virtuels et des humains pourrait être très important», estime-t-elle.
L'improbable collaboration entre le monde médical et le jeu vidéo a débuté fin 2005, quand les développeurs de Blizzard, propriété du groupe français Vivendi, ont introduit dans leur jeu une maladie hautement contagieuse, appelée «Corrupted Blood», dans une nouvelle zone de leur univers virtuel.
World of Warcraft est un «jeu de rôle en ligne massivement multijoueurs», dans lequel des milliers d'avatars s'affrontent, forment des alliances ou dialoguent.
Au départ, la nouvelle maladie a fonctionné comme prévu: les personnages les plus forts subissaient les effets d'une simple mauvaise grippe, tandis que les plus faibles mouraient.