Défense d'afficher

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Le webdocumentaire «Défense d’afficher» propose aux internautes une rencontre virtuelle au sein de huit villes investies par les artistes du street art. En parcourant ces huit documentaires d’environ sept minutes chacun sur ce que le street art raconte des villes et du monde d'aujourd'hui, l’internaute visitera New York, Paris, Bogota, Sao Paulo, Turku, Athènes, Nairobi et Singapour, en plus de bénéficier de nombreux contenus additionnels (articles, interviews, biographie, musée virtuel, etc.). À savoir, cette visite virtuelle est générée aléatoirement; ainsi, l’ordre de succession des vidéos n’est pas le même pour tous et pour toutes. Le parcours est également sauvegardé à chaque connexion de l'internaute, ce qui permet de continuer le visionnement depuis sa dernière visite.

Lorsqu’il arrive sur la page de présentation du webdocumentaire, l’internaute doit cliquer sur l'hyperlien «démarrez» pour débuter son parcours. Les créateurs ont eu une attention à reconstituer un certain nombre d’éléments de l’univers de l’art urbain. Lors de l'introduction, l'internaute se trouve à bord d’un train, lieu où a débuté cette pratique du street art. Il perçoit et entend alors différents éléments sonores et visuels propres au monde urbain, tels le bruit du train, le scratch du vinyle, la bombe de peinture aérosol et les tags, qui ponctueront tout son parcours. Suite à l'introduction, l'internaute est guidé par une flèche qui le mène à la rencontre de différents artistes, villes et contextes politiques. Il a en outre la possibilité d’être maître de sa progression et de choisir quelle vidéo il souhaite visionner. Avant d'avoir accès à la vidéo, une flânerie urbaine dynamique simule sa déambulation à travers la ville, puis un arrêt sur image est imposé. L'internaute est face à un graffiti qui tient lieu d'introduction au travail artistique du graffiteur et à des informations supplémentaires, soit le nom de l’artiste ainsi que celui du réalisateur, le nom de la ville et la durée de la vidéo. Au fur et à mesure de ses visionnements, l’internaute gagne deux types de bonus. Le premier apparaît dans la barre de chargement de la vidéo par le symbole d’un rectangle; ce bonus peut être le témoignage d’un proche de l’artiste, l’entretien d’un autre graffiteur, un dossier d’archive d'un événement politique de la ville, etc. Le second bonus se gagne lorsque la lecture de la vidéo est terminée. Ce bonus est une vidéo qui sera archivée au sein d’un mur virtuel. Elle mettra alors en scène le graffiteur qui compose une œuvre spécialement pour les besoins du webdocumentaire.

Lorsque la vidéo de présentation du graffiteur, de sa ville et de son contexte politique se termine, trois choix s'offrent à l’internaute. Il peut «poursuivre son parcours»,  «revoir le film» ou «en savoir plus». «En savoir plus» permet à l’internaute de prendre connaissance de la biographie du street artiste et de visualiser les différentes œuvres  du graffiteur qui sont archivées sur une carte par un système de géolocalisation. Grâce à des articles répertoriés géographiquement sur une carte, l’internaute peut s’informer sur le contexte politique, culturel, et économique de la ville, ce qui vient compléter les propos de l’artiste. Ce webdocumentaire conserve une trace de la parole et du travail de ces street artistes tout en respectant l’esthétique du monde urbain et en sensibilisant l’internaute sur le contexte de la ville dans lequel s’exprime l’artiste.

Il est à noter que pour vivre le parcours manière fluide, il est important d'avoir une excellente connexion Internet.

Pour citer
Picard, Manon. 1 octobre 2014. « Défense d'afficher, par Garnier, Sidonie, François Le Gall, Jeanne Thibord, Greg Mignolini et Adrian Gandour ». Fiche dans le Répertoire des arts et littératures hypermédiatiques du Laboratoire NT2. En ligne sur le site du Laboratoire NT2. <http://nt2.uqam.ca/fr/repertoire/defense-dafficher>. Consulté le 19 octobre 2017.